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Une métacritique de la Critique de la raison pure
Herder Johann Gottfried ; Espagne Michel
PUF
28,01 €
Épuisé
EAN :9782130833758
Si la Critique de la raison pure est le livre séminal de le philosophie classique allemande, la Métacritique que publie en 1799 son élève Herder, ami de Goethe et pasteur à Weimar, représente la polémique la plus acerbe conduite par un contemporain contre l'oeuvre du maitre. Cet ouvrage, qui s'inspire à la fois de Leibniz et de philosophes britanniques, annonce certains aspects de la pensée de Hegel et vise avant tout à démontrer que les concepts ne se construisent jamais à priori mais résultent d'une interaction entre le sujet et les objets du monde. Herder, qui avait inspiré plusieurs mouvements littéraires allemands, du Sturm und Drang aux oeuvres de Jean Paul Richter, continue à situer son raisonnement entièrement du côté de la sensibilité. L'école critique ignore en outre, à ses yeux, l'importance du langage. Celui-ci n'est pas défini comme un outil de la pensée mais comme la pensée elle-même, née d'une interaction avec le monde, inscrite dans la profondeur des mots dont il explore volontiers l'étymologie. Singulièrement négligée en France, la Métacritique de Herder esquisse une alternative au kantisme qui conduira à divers avatars de l'anthropologie et de la philosophie du langage en Allemagne.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Si je pouvais faire en sorte que tout le monde eût de nouvelles raisons pour aimer ses devoirs, son prince, sa patrie, ses lois ; qu'on pût mieux sentir son bonheur dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque poste où l'on se trouve ; je me croirais le plus heureux des mortels. Si je pouvais faire en sorte que ceux qui commandent augmentassent leurs connaissances sur ce qu'ils doivent prescrire, et que ceux qui obéissent trouvassent un nouveau plaisir à obéir, je me croirais le plus heureux des mortels, si je pouvais faire que les hommes pussent se guérir de leurs préjugés. J'appelle ici préjugés, non pas ce qui fait qu'on ignore de certaines choses, mais ce qui fait qu'on s'ignore soi-même. C'est en cherchant à instruire les hommes, que l'on peut pratiquer cette vertu générale qui comprend l'amour de tous. L'homme, cet être flexible, se pliant dans la société aux pensées et aux impressions des autres, est également capable de connaître sa propre nature lorsqu'on la lui montre, et d'en perdre jusqu'au sentiment lorsqu'on la lui dérobe.
Dans un célèbre article de 1784 où Kant répondait à la question: « Qu'est-ce que ?les Lumières?? », il se pencha sur ce que fut en Allemagne le « siècle des Lumières ». Ce mouvement manifestait, selon lui, la volonté de l'homme de quitter son « enfance intellectuelle » pour conquérir la liberté dans l'usage de la raison ? ce qu'il résuma par la formule empruntée au poète latin Horace Sapere aude, « Ose penser par toi-même ».
TOME I. Des premiers Écrits à la « Critique de la raison pure » : Les Premiers écrits (1747-1762) - Les Écrits de 1763 - Des observations sur le beau et le sublime à l'étude des rêves d'un visionnaire (1764-1766) - La Position du problème critique (1767-1780) - La Critique de la raison pure (1781-1787). Édition publiée sous la direction de Ferdinand Alquié avec la collaboration de Claude Berry, Jean Ferrari, Bernard Lortholary, François Marty, Jacques Rivelaygue et Sylvain Zac, 1840 pages, rel. peau, 105 x 170 mm.
Du Contrat social - Écrits politiques. Édition publiée sous la direction de Bernard Gagnebin et Marcel Raymond avec la collaboration de François Bouchardy, Jean-Daniel Candaux, Robert Derathé, Jean Fabre, Jean Starobinski et Sven Stelling-Michaud.