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La formation en psychologie. Filiation bâtarde, transmission troublée
MERCADER PATRICIA
PU LYON
22,00 €
Épuisé
EAN :9782729707538
Le propos de cet ouvrage est de théoriser d'abord en psychologues la formation universitaire en psychologie ; il est écrit par des enseignants qui traitent chacun à sa manière de ce qui, dans notre pratique, a pu faire énigme pour eux. La première partie du livre examine comment s'est construite la psychologie, sous deux angles complémentaires : une discipline universitaire relativement récente, à la filiation complexe, et un ensemble de pratiques professionnelles qui s'individualise et s'officialise progressivement. Ensuite, nous présentons et discutons certains dispositifs de formation des psychologues à Lyon. Ceci posé, l'accent est porté sur les relations imaginaires entre l'étudiant et l'enseignant et sur la dimension de renoncement ou de crise qu'implique toute acquisition de savoir nouveau (renoncement aux savoirs antérieurs, ou mise en crise de ces savoirs antérieurs), puis sur les relations entre le sujet en formation et la théorie elle-même. Enfin, nous proposons une mise en perspective de la psychologie, comme discipline et comme pratique, avec les demandes sociales qui ont présidé à son émergence et à son développement. Et c'est au nom de la différence que nous avons convié, pour terminer, des collègues d'ailleurs, autres disciplines, autres systèmes de référence, à nous lire et à nous répondre. La thèse essentielle qui traverse l'ouvrage est la suivante : dès lors qu'on admet que la formation en psychologie est un processus de transformation, il devient impossible de s'en tenir à un modèle d'enseignement classique, fondé sur la seule transmission d'un savoir nécessairement idéalisé, mais surtout livresque. D'une façon ou d'une autre, tous les dispositifs de formation à la psychologie doivent prendre en compte le modèle de la recherche, qui s'articule au contraire autour de l'énigme, de l'obstacle, de la perte, c'est-à-dire autour d'un non-savoir primordial (au double sens d'originaire et d'essentiel). Corrélativement, il doivent aussi s'ancrer sur des pratiques, dont la découverte et/ou l'analyse sont un pivot essentiel et de la formation et de la recherche. En travaillant sur la charnière entre engagement dans une pratique, d'une part, production et appropriation de connaissances, d'autre part, nous espérons avoir fait avancer une " épistémologie de la recherche et de la formation impliquées ".
Qu'on ne s'y trompe pas, devenir centenaire l'indiffère. Le titre de son livre ne se veut ni un défi à la faucheuse, ni un pari sur le calendrier. Marthe Mercadier, l'une des actrices les plus populaires de France, souhaite seulement, à l'heure de souffler ses quatre-vingt-trois bougies, nous plonger dans un bain de jouvence et, proposant l'avenir pour rime à ses souvenirs, nous aider à faire au temps qui passe l'humour plutôt que la guerre. Figure emblématique d'un troisième âge dont le deuxième souffle aspire encore à tout, y compris au septième ciel; armée à la fois d'une fantaisie hors normes, d'une irrésistible faconde et d'une énergie débordante, cette battante virevoltante a surmonté mille épreuves au cours d'une vie consacrée à la fois au plaisir du public et à d'incessants combats contre toutes formes d'injustices. Porte-drapeau d'un féminisme et d'une féminité réconciliés et inusables, l'ex-chouchoute de Mistinguett court encore tous les jours avec ses gambettes de rêve et conduit sa Harley la tête dans le guidon. Chaque jour, Marthe met ses proches comme ses amis et ses animaux en état d'ivresse. L'ivresse de partager, l'ivresse de vivre, l'ivresse de jubiler. Ce livre n'est pas seulement le miroir de ses mémoires. Il est d'abord une recette pour garder l'espoir.
Résumé : Unanimement méprisé mais largement lu dans toute sorte de publications, le fait divers passionnel méritait une analyse. Il fournit une image sans aucun doute caricaturale, mais tout à fait éclairante, des représentations sociales actuelles de la famille, du couple, et de la hiérarchie entre les sexes, dans leur complexité même et à travers des exemples d'autant plus parlants qu'ils sont extrêmes. Il est symptomatique de ce qui apparaît comme normal ou déviant, valorisé ou stigmatisé, dans la vie d'un couple ou dans le développement des relations amoureuses. En filigrane, ces textes montrent surtout l'articulation difficile des modèles contradictoires qui traversent notre société : on y voit l'affrontement entre un modèle égalitaire de relations entre hommes et femmes, et un modèle inégalitaire, plus archaïque, projeté sur des " exclus " (marginaux, étrangers). S'ils s'accordent pour prôner le couple égalitaire, on y trouve néanmoins de nombreux indices latents de la profonde actualité du modèle inégalitaire, qui continue à faire référence. On peut même dire qu'il est le seul à connaître une définition en termes positifs. Et pourtant, leur succès ne se dément pas... Ces textes séduisent leurs lecteurs et lectrices justement dans la mesure où nous sommes tous pris, de façon profonde, dans ce conflit de modèles. Et le mépris dans lequel ils sont tenus témoigne sans doute de notre attachement honteux à l'inégalité et à la violence qui l'accompagne toujours, alors même que l'accès à l'égalité des sexes exige au plus haut point le renoncement à la satisfaction immédiate du désir, à la jouissance du rapport de forces, au nom d'une reconnaissance de l'altérité, c'est-à-dire de l'humanité de l'autre, à la fois semblable et différent.
Prenant part au débat actuel sur le statut de la science, cet essai issu de la pratique d'une enseignante-chercheuse se veut une réflexion accessible sur un sujet ardu : qu'est-ce que la recherche scientifique ? Pour illustrer son raisonnement, l'auteure s'appuie sur des exemples aussi variés que la théorie de la relativité d'Einstein, les études de Freud, la peinture de Pierre Soulages, les recherches en neurologie de Jean-Pierre Changeux ou la littérature policière de Fred Vargas. La scientificité peut être vue comme un critère rigide de démarcation entre la science et des formes de théorisation réputées irrationnelles, comme le mythe, la croyance, l'idéologie. C'est l'objet d'une épistémologie dite normative : comment la science doit fonctionner. La science est aussi une pratique sociale et institutionnelle, et ne peut s'entendre sans référence à ses conditions de production. Ceci relève d'une épistémologie descriptive : comment la science fonctionne. Pourquoi le nier, la créativité personnelle occupe également une place importante dans le travail scientifique, qui peut à la fois être analysé comme une passion d'un point de vue psychanalytique et comme un artisanat, voire un art, , à la lumière de l'histoire et de la sociologie des sciences. A chaque étape de cette réflexion, Patricia Mercader cherche à répondre à deux questions fondamentales : quelle pourrait être la spécificité d'une épistémologie de la psychologie ? Qu'est-ce que la psychologie peut apporter à la connaissance des processus de théorisation et de production de savoir ?
Prendre en compte l'impact émotionnel suscité par le corps malade est essentiel pour le travail infirmier. Cette 2e édition comporte des mises à jour, un index et une postface qui situe le caractère pionnier de ce classique de la littérature infirmière. Le travail émotionnel appartient à la face cachée du travail infirmier. Implicite, non reconnu, ce travail est pourtant indispensable au bon déroulement des soins. L'auteur étudie l'impact émotionnel du corps malade sur le soignant à partir de données d'observation, d'entretiens auprès de soignants (infirmières et aides-soignantes) et de malades, et à l'appui de témoignages comme d'analyses sociologiques. Dans le corps à corps soignant-soigné, les perceptions sensorielles s'articulent à des processus cognitifs déclenchant simultanément chez le soignant jugement clinique et émotions à tonalité variable pouvant atteindre l'insoutenable. Cet impact émotionnel prend tout son sens à la lumière des théories anthropologiques : le malade est dans une position d'entre-deux, jugé tabou. Le corps malade sous ses différentes facettes représente un danger de contamination symbolique. C'est pour se protéger de ce risque, qui peut se manifester sous la forme d'un mimétisme symptomatologique, et pour respecter les normes d'expression émotionnelle instituées au sein de l'hôpital comme au sein de la société que les soignants déploient des mesures de prévention qui consistent pour l'essentiel en une mise à distance du malade. C'est notamment en opérant par le biais du rite une séparation franche entre les deux mondes, celui des malades et celui des soignants, que ces derniers se protègent de l'impact du corps malade. La 2e édition révisée de ce classique de la littérature infirmière comporte un index qui facilitera les recherches des étudiants infirmiers et aides-soignants comme des formateurs. La prise en compte du travail émotionnel des soignants, auquel cet ouvrage contribue, est un facteur clé de l'humanisation des soins à l'hôpital.
Il y a 10 ans, le 23 janvier 2002, Pierre Bourdieu disparaissait.Intellectuel engagé, il portait une attention passionnée aumonde, non seulement comme objet d'étude mais aussi commechamp d'intervention citoyenne. Fondateur d'une théoriesociologique, adossée à des enquêtes de terrain qui ont faitdate (sur l'Algérie, sur l'école, sur la précarité, etc.) et fait delui le sociologue le plus cité et discuté au monde, il fut aussiun acteur infatigable des luttes contre le néo-libéralisme etcontre les formes les plus brutales de la mondialisation. De cescombats, dans lesquels il investissait l'exigence critique dusociologue, il a tiré des livres décisifs comme La Misère dumonde, des textes d'intervention incisifs (Sur la télévision,Contre-feux, etc.) et une collection d'ouvrages militants(Raisons d'agir) créée au lendemain du mouvement social dedécembre 1995. La présente initiation à la sociologie deBourdieu est le fruit de la collaboration d'un sociologue(Patrirk Champagne) et d'un historien (Olivier Christin), deuxchercheurs qui ont longtemps travaillé avec lui et avec le soucid'investir sur leurs terrains respectifs (la crise de l'agricultureet le journalisme pour l'un; l'histoire religieuse pour l'autre)quelques-uns des concepts et des outils critiques de son travailsociologique. Ils ont ici choisi d'en présenter les troisprincipaux: les concepts d'habitus, de capital et de champ, enplace dès les recherches de Bourdieu en Algérie (1958-1961),mais sans cesse repris et développés au fur et à mesure de sesenquêtes. De la théorie à l'enquête, de l'investigation àl'abstraction, la praxis de l'oeuvre définit une philosophierefondant les sciences sociales.