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La Sagesse d'une Psychologue
Hennezel Marie de
EDITIONS DU 81
13,70 €
Épuisé
EAN :9782915543247
Je me passionne pour l'être humain, "cette créature qui marche délicatement sur une corde raide". De quelle façon survit-on au désespoir d'être séparé de l'Un par sa naissance, comble-t-on le vide entre les grands rendez-vous de l'enfance, de la vieillesse et de la mort? Comment supporte-t-on de ne pas être tout sur cette terre? Au chevet des grands malades, ou des mourants, sur les lieux des catastrophes, on nous demande de contenir l'angoisse avec nos bras, avec nos mots. Parfois on vient à nous pour un travail de mise en ordre, de déblayage des obstacles au désir. On nous demande d'être le témoin, l'ange gardien, de cette descente dans les profondeurs pas toujours rassurantes de l'être. C'est cela qui nous est commun, à nous les "psy", quel que soit le domaine dans lequel nous intervenons, quelles que soient nos méthodes, nos théories, cette volonté d'aider nos semblables à se tenir debout, dans l'équilibre entre force et vulnérabilité. C'est le c?ur de notre métier.
Résumé : Rêves, ange gardien, présence d'un proche décédé... voyage chez ceux qui côtoient l'invisible. Qui n'a pas déjà eu ce sentiment d'être guidé par une force invisible ? Avez-vous alors hésité à en parler, par crainte de ne pas être compris, d'être jugé... ou pire ? Sachez que vous n'êtes pas seul à avoir vécu cette expérience. En s'appuyant sur de nombreux témoignages, des récits édifiants et sa propre réflexion de psychanalyste, Marie de Hennezel dévoile l'universalité du lien que nous entretenons avec l'invisible. Un lien intime, parfois poétique et qui prend bien des formes. Intuitions, rêves prémonitoires, synchronicités, dialogue avec un ange gardien ou une présence protectrice... les chemins vers la prescience d'un ailleurs, d'une possible proximité avec l'au-delà, sont innombrables. Au cours de cette exploration unique, il est clairement apparu à Marie de Hennezel que le sentiment de pouvoir compter sur d'autres forces que la sienne est partagé, fondamental... et naturel.
Résumé : La persistance d'une vie amoureuse érotique, quand on avance en âge, demande une évolution de la sexualité. La qualité de la relation compte évidemment beaucoup. Prendre son temps, en laisser à l'autre, explorer une sexualité plus sensuelle, plus ludique, où l'émotion et l'intimité occupent une large place. Savoir prendre le plaisir tel qu'il est, tel qu'il vient, et ne pas se focaliser sur ce qu'il devrait être... Voilà ce qui caractérise cette sexualité moins pulsionnelle mais plus érotique. Qui n'est pas moins satisfaisante, loin de là. Marie de Hennezel aborde dans ce livre la question encore taboue de la sexualité des seniors. Observant une juste mesure entre pudeur et impudeur, elle sonde le mystère et la profondeur de la vie amoureuse dans ce nouveau chapitre de la vie. Au fil de ses rencontres, de ses lectures, de sa propre réflexion, et même de ses incursions sur des terres lointaines, comme celles du tantrisme ou des arts d'aimer de l'Orient, elle invite le lecteur à un voyage au coeur d'un territoire méconnu.
Résumé : " La difficulté que les gens ont à mourir vient de ce qu'ils attendent un véritable geste d'accueil. Si quelqu'un est bien accueilli dans la vie, il pourra la quitter plus facilement. Parce qu'il y a dans la difficulté à mourir, dans la difficulté à se détacher de la vie, quelque chose que l'on cherche et que l'on n'a pas trouvé. Certains le trouvent, juste avant de mourir, quand ils sont bien accompagnés, mais beaucoup partent sans avoir fait cette expérience primordiale de l'accueil. "
Psychologue, psychothérapeute, puis chargée de mission pour la diffusion de la culture palliative au ministère de la Santé, Marie de Hennezel est l'auteur de deux rapports ministériels sur l'accompagnement des personnes en fin de vie. Elle a publié, chez Robert Laffont, La Mort intime, L'Art de mourir, Nous ne nous sommes pas dit au revoir et Le Souci de l'autre (prix Livres et Droits de l'homme de la ville de Nancy).
Et si la pratique d'un métier était aussi un parcours initiatique, un chemin vers la connaissance de soi et du monde ? La sagesse du chirurgien est faite de modération, de prudence, mais aussi parfois de rapidité. Elle ne s'acquiert qu'avec le temps et l'expérience. Elle est plus singulière et peut être moins naturelle quand il s'agit de la conduite managériale d'un groupe de chirurgiens et de para médicaux. La juste répartition des tâches, les précautions prises pour ne favoriser aucun, la reconnaissance des mérites des uns et les mesures correctrices à apporter à d'autres, font du statut de manager dans un service de chirurgie un métier à part entière. Il demande une écoute et des qualités particulières pour mettre là où il "fera" le mieux, celui qui y sera le plus heureux. On peut imaginer que la réflexion qui y préside soit très proche de celle de l'artiste pour la construction d'une oeuvre d'art, surtout si l'on se réfère à la phrase du peintre nabi Maurice Denis : "Se rappeler qu'un tableau, avant d'être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées".
Résumé : Le froid de la rivière agrippe ses genoux. Elle distingue à présent l'arche du pont qui enjambe des nappes de brume glacée et le peigne qui retenait ses cheveux a glissé, il s'est perdu quelque part en route, elle traversera ainsi, la tignasse dénouée d'une folle, d'une amoureuse. Sa robe s'accroche à un taillis d'acacias. L'ubac tente une dernière fois de la retenir mais il n'a plus aucune chance d'y parvenir car le pont est là, il a tenu. Elle y pause un instant dans le passage étroit qui s'arc-boute entre les deux rives. C'est le seul lien, il a été construit il y a bien longtemps, avant la haine.
Biographie de l'auteur Jean Girel est né en 1947 en Savoie. A l'âge de 14 ans il se forme auprès d'un potier dans l'Isère. Il étudie les arts plastiques et devient peintre et Professeur de dessin. Il revient ensuite à sa vocation initiale. Son atelier est installé en Bourgogne. Plusieurs de ses pièces sont exposées Au Musée National de céramique de Sèvres. En 2000, il a été nommé Maître d'Art par le ministère de la Culture. Il a notamment écrit La sagesse du Potier, éditions Jean-Claude Béhar, 2004.
Dans le jardin de mon enfance nous devions enfumer, pulvériser, brûler la nature rebelle, désastreusement inventive. Dans leur délire créatif les firmes de l'industrie chimique avaient mis au point un bazooka à poudre. Qui n'a jamais bazooké de sa vie ignore les dangers de la machine. Grimpé sur une échelle, j'actionnais le piston à hauteur de visage. Le poison pénétra dans le sang. Evanouissement, coma léger, étendu je méditais sur l'efficacité de produits capables de détruire en même temps le jardin et le jardinier. Chaque espèce déclarée nuisible génère des trésors d'inventions meurtrières. Le jardinier baigne dans une paranoïa activement entretenue par les vendeurs de poisons. Tout ce qui ne procède pas de son "projet" doit être effacé du paysage. Les animaux gênent. Lorsque j'ai pu acquérir un terrain la question s'est posée : est-il possible en ce lieu, suffisamment abandonné pour accueillir une sauvagine, de combiner un jardin à la nature elle-même ? Etablir un territoire de partage ? J'avais décidé qu'une part du jardin reviendrait aux animaux habitués à s'en nourrir. Cela revenait à céder également une part d'espace. Sans le vouloir à ce point, le désirant tout de même, de façon lente et imprécise j'ai fait un jardin pour les animaux.