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Résistez. Poèmes pour la liberté : Char, Aragon, Eluard et tous les autres (1940-1945)
Henky Danièle
SEGHERS
7,50 €
Épuisé
EAN :9782232123948
La figure du résistant est aujourd?hui entrée dans la légende et fascine plus que jamais. C?est un héros contemporain, aux valeurs positives, qui défend à l?échelle individuelle les libertés collectives. Au prix de sa propre vie, parfois. Les poètes français, célèbres ou anonymes, ont pris part à la lutte contre l?occupant de 1940 à 1945 et leurs textes sont un témoignage vibrant de ce que signifie prendre le maquis, écrire sous un nom d?emprunt, participer à un réseau clandestin, publier des tracts, se livrer à des opérations de sabotage, subir un interrogatoire ou être déporté. On pense au texte mythique de Louis Aragon, "Ballade de celui qui chanta dans les supplices", aux Feuillets d?Hypnos de René Char qui ancre, sous forme de journal, l?espérance dans l?action ou, de Robert Desnos, "ce coeur qui haïssait la guerre et qui crie Révolte contre Hitler et mort à ses partisans !". Mais il ne faut pas oublier ceux qui furent fauchés en pleine jeunesse, comme Roger Bernard ou Marianne Cohn, deux poètes qui ont laissé des textes empreints de toute la fougue et de toute la ferveur de leur jeunesse. Avec ses mots d?ordre et de ralliement, ses destins grandioses ou brisés, la poésie engagée se veut directe et poignante, humaniste et épique. Cette mémoire, encore brûlante, doit être transmise. Or, il est urgent de la présenter aux enfants du XXIe siècle sous un angle nouveau, plus proche d?eux et de leurs préoccupations immédiates. Tout comme le résistant Stéphane Hessel l?a fait dans son bréviaire "Indignez-vous", Danièle Henky a souhaité développer des parallèles entre les combats d?hier et ceux d?aujourd?hui. A partir de la figure du résistant et en déclinant les nouvelles formes que peut prendre l?héroïsme, elle envisage la nécessité pour chacun de s?investir personnellement dans l?avenir commun et pour le progrès humain.
Au XXe siècle, la société occidentale s'est progressivement laïcisée et sa culture semble aujourd'hui affranchie de l'influence du christianisme. Pourtant dès qu'on examine avec acuité les productions artistiques actuelles, on y rencontre de nombreux vestiges de la spiritualité chrétienne. Ainsi en littérature, par le biais de thématiques ou de personnages emblématiques, les marques de la tradition judéo-chrétienne sont aisément décelables. L'analyse de nombreuses productions francophones destinées à la jeunesse, qu'il s'agisse d'abécédaires, d'albums, de romans, ou encore de films a permis aux auteurs critiques de cet ouvrage collectif d'observer dans l'intrigue, par l'intermédiaire du comportement des héros ou de la mise en place du cadre spatio temporel, les différentes manifestations de cette culture judéo chrétienne et les effets produits sur le lecteur. Réunissant littéraires et théologiens, ce travail s'est avéré fécond et novateur en ce sens qu'il ouvre un chemin encore peu emprunté dans le champ de la critique contemporaine.
Au milieu des volées d'étincelles et du vacarme des marteaux-pilons, qui se cache derrière l'époustouflante Marguerite de Wendel ? Au début du XIXe siècle, c'est dans un quasi-dénuement que s'éteint cette aristocrate lorraine après avoir donné naissance à une dynastie de grands producteurs d'acier à travers le monde... Surnommée "la dame du fer", cette capitaine d'industrie très attachante dirigea en effet les plus importantes forges de France à une époque particulièrement troublée. Devenue veuve, elle resta seule face à la folie révolutionnaire qui l'emprisonna, fit mourir son fils, guillotina son petit-fils, et détruisit cet empire qu'elle s'efforcera ensuite de reconstruire. Dans cet ouvrage captivant, digne des plus belles sagas historiques, le lecteur suivra le destin bouleversant de cette femme d'exception qui sut s'imposer avec courage et générosité dans un univers hostile. Il côtoiera aussi les compagnes de Marguerite — épouses, mères, courtisanes, femmes du peuple ou domestiques — dans un siècle passablement tourmenté qui n'est pas sans rappeler le nôtre. Un portrait intime et inédit absolument passionnant !
La Bible fut un réservoir d'histoires à destination des enfants dès le Moyen Age en Occident. Aujourd'hui, on puise toujours dans la Genèse ou dans le Nouveau Testament, actualisant des textes fondateurs, afin de les intégrer dans des livres pour la jeunesse. Parodiée, commentée, réinterprétée, la Bible continue de s'offrir comme une sorte de grand vivier de mythes littéraires auquel l'écrivain, qu'il soit croyant ou non, ne se prive pas de recourir. L'étude des écarts entre le texte originel et sa récriture, pratiquée ici essentiellement à partir d'un corpus d'ouvrages francophones, témoigne des mouvements qui affectent la culture du temps et permet de pointer la manière de faire des auteurs, les effets produits sur l'ouvrage réalisé comme sur le mythe lui-même. Elle révèle aussi la dynamique du mythe biblique à l'oeuvre dans les textes destinés aux jeunes et esquisse, parallèlement, une réflexion sur l'évolution de la jeunesse entre héritage et questionnements dans un contexte culturel en constante évolution.
Résumé : Le premier livre officiel des Beatles depuis Anthology, et sans doute le dernier... Ultime célébration et testament sublime. Janvier 1969. Lorsque les Beatles se réunissent pour enregistrer leur nouvel album, Get Back, ils sont dans une période de transition et de doute : George Harrison rentre de New York où il a travaillé main dans la main avec Bob Dylan, Paul McCartney est dans son histoire d'amour naissante avec Linda Eastman, John Lennon est inséparable de Yoko Ono, sa partenaire à la ville comme à la scène. L'enregistrement de " L'Album blanc ", en 1968, a divisé le groupe, et la disparition de leur mentor à tous, " M. Epstein ", a laissé un grand vide. Pourtant, c'est dans cette atmosphère étrange, tandis qu'ils repartent à la source de leur art, que les Beatles vont composer quelques-unes des leurs plus belles chansons, cultes dès leur sortie. Pendant un mois, Michael Lindsay-Hogg enregistre les sessions studio des Beatles, de Twickenham à Savile Row, en vue d'une émission spéciale en mondovision et d'un live, qui sera le mythique concert sur le toit, au sommet de l'immeuble d'Apple Corps. Le montage qui a été fait de ses prises de vues dans le documentaire Let it be, sorti après la scission du groupe en avril 1970, mettait volontairement l'accent sur l'aspect dépressif, chaotique, du processus créatif. Or, c'est justement ce que ce livre et le documentaire qui l'accompagne vient nuancer, sinon de contredire, comme l'écrit Peter Jackson dans sa préface : " La véritable essence des séances de Get Back est contenue dans ces pages : il suffit de compter le nombre de fois où la mention "rires' est indiquée entre parenthèses. " Hanif Kureishi, renchérit : " Le résultat de toutes ces blagues, de ce travail incessant et de ces disputes, c'est un final fabuleux. La séance live sur le toit de l'immeuble qui se déroule à la fin du mois de janvier 1969, et en février de la même année, les Beatles qui se mettent allègrement à travailler à ce chef-d'oeuvre qui se révélera être Abbey Road. " Grâce à ces archives enfin restaurées et révélées au grand public, tous les fans des Fab Four ont le privilège d'entrer en studio pour assister aux premiers brouillons, aux erreurs, à la dérive de chacun et aux digressions de tous, à l'ennui, à l'excitation, au brouillage joyeux et aux percées soudaines... D'assister au crépuscule superbe de leurs idoles.
Le cinéaste Bertrand Blier est aussi un écrivain, ironique, tendre, insolite. Depuis 1972 (Les Valseuses), il a publié plusieurs livres. Trois d'entre eux ont connu un immense succès. Dans ce nouveau récit, il raconte une enfance à la fois réelle et réinventée, celle d'un futur cinéaste, un fils d'acteur... " fragile des bronches ". Jean-Michel Céleste est fils d'acteur. Sa mère, Gisèle, est malheureuse, elle est trompée par son mari, toujours en tournée, elle a même essayé de se jeter par la fenêtre, rattrapée in extremis. Souvent couchée, elle dépérit, le neurologue lui rend régulièrement visite. Jean-Michel, à quinze ans, grandit sans enthousiasme, malade un jour sur deux, des quintes de toux à n'en plus finir. Il aime écouter sa mère jouer du Chopin... Le médecin recommande qu'ils aillent passer quelques temps à la montagne, tous les deux, car à sa mère aussi le grand air devrait faire le plus grand bien. Ils prennent le train (encore à vapeur, dans les années 50), gare de Lyon direction Le Fayet. A la montagne, le taxi serpente à travers la forêt et les dépose devant l'établissement qui accueille Jean-Michel. Il voit avec une certaine tristesse sa mère partir ; puis découvre son chalet, et rencontre le directeur, un homme plus que sévère, injuste. Heureusement, il y a là une jolie fille, dans un second chalet, Nicole. Et heureusement, il peut retrouver sa mère, sur les pistes. Et déjeuner avec elle à l'hôtel Arbois Bettex. De la terrasse, les jours de beau temps, on peut voir le Mont-Blanc. Quand on y trouve une place... Un jour, un homme leur propose de s'assoir à sa table. Dès le début Jean-Michel sait qu'il va détester ce type de cinquante ans, trop bronzé, avec trop de dents, un type annonciateur de malheurs... De fait, une relation naît entre cet homme et sa mère. Et Jean-Michel voit des choses qu'il n'aurait pas dû voir... Il décide alors d'appeler son père à la rescousse... L'acteur débarque à la gare avec sa valise, comme un cowboy. Avec une certaine inquiétude, Jean-Michel s'interroge sur l'issue de l'affrontement, il ne peut imaginer que lui et son père finiront bientôt à Nice, aux studios de la Victorine, en compagnie d'un géant du cinéma, et que sa vie sera marquée à tout jamais par cette rencontre... Rentrée littéraire Seghers 2021.
En 1964, Jean Clouzet écrivit ce qui fut le tout premier livre sur Jacques Brel. L'auteur était cardiologue le jour, critique de jazz la nuit et passionné de musique à toute heure. L'artiste et le " toubib ", comme le surnommait le " Grand Jacques ", étaient liés par une curiosité et une estime mutuelles. De cette rencontre est né un ouvrage de référence, réédité pendant plus de vingt ans. Pour cette nouvelle édition, Angela Clouzet, journaliste et fille de l'auteur, a recueilli les témoignages des musiciens de Brel - Gérard Jouannet, François Rauber ou encore Jean Corti -, qui reviennent sur leur collaboration musicale et leur amitié pour " Jacques ". Avec un regard tendre et pertinent, celui d'une autre génération, elle évoque les grands thèmes bréliens ainsi que ses adieux à la scène. Enfin, trois jeunes auteurs-compositeurs-interprètes, Yann Tiersen, Dominique A et Christian Olivier, chanteur des Têtes Raides, réunis lors d'une interview croisée, analysent la place et l'influence de Brel dans leur parcours musical.
Résumé : Le 22 octobre 2021, Brassens aurait eu 100 ans : un siècle de liberté, d'humour et de générosité, ça se fête. Brassens n'est pas seulement l'une des figures les plus influentes, les plus mythiques de la chanson française, il est l'un des membres de notre famille : c'est notre tonton Georges. Plusieurs générations d'auteurs, de compositeurs et d'interprètes ont grandi à l'ombre de sa moustache et de sa pipe. Tous savent que, derrière le personnage à la voix rocailleuse, derrière la pompe de sa guitare et la verdeur de son verbe, il est une intarissable source d'inspiration. Certains gardent en tête ce qu'ils doivent à son irrévérence, à son combat joyeux contre les conventions ; certains restent charmés par le poète de Sète, éternel amoureux des femmes ; certains célèbrent le copain d'abord, le bon vivant resté simple, fidèle, malgré les trompettes de la renommée. Tous sont prêts aujourd'hui à lui rendre hommage, en mots et en images. C'est le projet de cet album Brassens a 100 ans : donner la parole aux enfants et aux petits-enfants de Georges et faire vivre, encore, à travers leur voix, leur regard, ce géant de la chanson.