Il est difficile de parler de l'autisme avec sérénité. Lui consacrer un dossier de plus de 30 pages, en interrogeant l'ensemble des acteurs intéressés : parents, médecins, chercheurs, personnes autistes elles-mêmes, c'est prendre le risque d'être pris à partie par les uns ou les autres. On peut le comprendre, tant les dimensions - scientifiques, sociétales, émotionnelles - que ce sujet met en jeu sont complexes, tant les enfants concernés et leurs parents vivent des parcours insensés, tant les débats qu'il a suscités en France ont été enflammés, laissant des traces impossibles à effacer. Mais les journalistes ne sont pas des juges de paix auxquels il appartiendrait d'établir une vérité, unique et absolue, là où des spécialistes qui ont consacré leur vie entière à cette question avouent leur propre incertitude. Nous relevons malgré tout le défi de proposer ce dossier car la compréhension de l'autisme avance, la recherche progresse, l'accompagnement précoce se développe, la société s'adapte. Même s'il reste beaucoup à faire, c'est aussi et surtout cela que nous avons souhaité mettre en lumière.
Plus de 30 000 enfants vivent au sein d'une famille homoparentale, selon un récent rapport du HCFEA : un chiffre sans doute sous-estimé, et qui devrait augmenter avec la loi de bioéthique de 2021 autorisant la PMA aux couples de femmes. Ces familles, majoritairement féminines, sont plus urbaines, plus diplômées que les familles hétérosexuelles, même si leur profil évolue au fil du temps. Comment les couples de même sexe décident-ils de devenir parents ? A quels défis sont-ils confrontés ? Cette nouvelle configuration familiale marque-t-elle un bouleversement anthropologique majeur ? Comment accompagner ces familles, en tant que professionnel, en faisant abstraction de ses peurs et de ses représentations ? Comment les enfants vivent-ils cette situation ? Et comment notre droit s'adapte-t-il ? Ce dossier de L'école des parents tente de déconstruire, avec l'aide de psychologues, de juristes et d'anthropologues, les points de vue simplistes qui diabolisent ou banalisent à l'excès ces familles.
Présentation de l'éditeur Tibet, deux ans après l'indépendance... En pleine guerrecivile, Mhusha, possédée par un démon, part avec un voisinà la recherche d'un monastère lointain où est sensé vivreun mystérieux lama guérisseur...En chemin, ils rencontrent des démons de montagne, dessignes sacrés, des cartes ésotériques, des maîtres plus oumoins éclairés et sont aidés par les rêves et les nuages.
Venue à Hong Kong interpréter un rôle dans une série B, l'actrice japonaise Tomoyo y tombe amoureuse. Mais comme chacun sait, quand on tombe, ça fait mal. Une histoire à l'eau de rose ? Pas vraiment. A travers toute une galerie de personnages, l'auteur réalise une caricature facétieuse du monde actuel, entremêlant réalité, cinéma, fantasme, rêve et surnaturel.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.