
Maladies mentales et sociétés. XIXe-XXIe siècle
Les sciences humaines et la psychiatrie ont longtemps donné des maladies mentales une image de radicale altérité. Celles-ci ont pourtant joué un rôle constitutif dans les sociétés européennes contemporaines, à la fois expression d'une série de vulnérabilités médicales et sociales et représentation associée au génie et au crime, part honteuse de la famille bourgeoise et révélateur des désordres et des grands bouleversements sociaux. Cet ouvrage est à la fois une introduction à l'histoire des rapports de nos sociétés aux maladies mentales au cours des XIXe et XXe siècles et une synthèse des acquis historiographiques des quarante dernières années sur cette question, de l'histoire sociale et culturelle aux science and technology studies , en passant par l'histoire d'en bas et l'histoire matérielle. Organisé autour de quatre dimensions - espaces, savoirs, pratiques et expériences -, il montre comment les maladies mentales et leur traitement social ont été à la fois un reflet et un moteur de certaines des transformations de nos sociétés.
| SKU: | 9782348045028 |
| wmi_id_distributeur: | 21661000 |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782348045028 |
|---|---|
| Titre | Maladies mentales et sociétés. XIXe-XXIe siècle |
| Auteur | Henckes Nicolas ; Majerus Benoît |
| Editeur | LA DECOUVERTE |
| Largeur | 122 |
| Poids | 144 |
| Date de parution | 20220519 |
| Nombre de pages | 123,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Regards sur l'actualité N° 354, Octobre 2009 : Psychiatrie et santé mentale
Henckes Nicolas ; Velpry Livia ; Moreau Delphine ;ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,80 € -

Sciences Sociales et Santé Volume 33 N° 1, Mars 2015
Henckes Nicolas ; Pierret JanineUn forum interdisciplinaire. Sciences Sociales et Santé est une revue trimestrielle de langue française qui a pour ambition d'établir un dialogue entre les disciplines des sciences humaines, sociales et médicales. Elle publie des travaux récents de recherche qui s'appuient sur des données empiriques originales, ainsi que des articles qui proposent des perspectives nouvelles à partir de synthèses de travaux existants. Sciences Sociales et Santé propose ainsi une réflexion globale sur les nouveaux enjeux majeurs de la santé : éthique médicale, analyse des politiques de santé, sida, relation avec le patient, approches des soins, biomédecine... L'interdisciplinarité et le dialogue sont au coeur de la politique éditoriale. Chaque article est étayé d'un commentaire rédigé par un spécialiste d'une autre discipline ; la revue devient une source de partage des connaissances et d'enrichissement culturel. Sciences Sociales et Santé est une revue indépendante qui ne vit que des abonnements. Elle est soutenue par l'Institut des Sciences Humaines et Sociales du CNRS.ÉPUISÉVOIR PRODUIT27,00 € -

L'oeuf
Henkes Kevin ; Renan GaëlSur un thème qui lui est cher, celui de l'attente, mais aussi de la différence, K. Henkes narre une histoire toute simple, en très peu de mots magnifiquement servis par ses aquarelles rehaussées à l'encre brune. L'histoire d'un petit crocodile incongru, d'abord triste, solitaire et misérable, mais qui va, au fil des pages, se faire trois amis profitant avec lui de l'eau et du soleil. Un soleil qui, en se couchant, prendra la forme d'un nouvel oeuf, prélude, qui sait, à une nouvelle surprise dans la vie de chacun.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,00 € -

Juliette s'inquiète
Henkes Kevin ; Duval ElisabethSujet: Juliette est une petite souris que tout inquiète: du goûter d'anniversaire à la fissure dans le mur du salon, en passant, bien sûr, par la rentrée de l'école...Commentaire: Le thème de ce livre aborde un sujet que connaissent tous les parents. Toutes les questions, des plus classiques aux plus saugrenues, sont ici exprimées, et les enfants, inquiets ou sereins, se trouveront tous des ressemblances avec Juliette. Un album qu'ils auront plaisir à lire et à regarder - les illustrations traduisent parfaitement les émotions du texte - et auquel les parents auront sans doute souvent recours, pour aborder avec humour et tendresse les inquiétudes de leurs enfants. -- www.choisirunlivre.comÉPUISÉVOIR PRODUIT5,50 €
Du même éditeur
-
L'oeil sécuritaire. Mythes et réalités de la vidéosurveillance
Lemaire ElodieDepuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -
Penser et agir avec la nature. Une enquête philosophique
Larrère Catherine ; Larrère RaphaëlQue signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 € -
Comment l'empire romain s'est effondré. Le climat, les maladies et la chute de Rome
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol BenoîtComment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -
A la recherche des phéniciens
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; BonnQui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 €
De la même catégorie
-
Les contes d'un psychiatre ordinaire
Lelord FrançoisVous vous interrogez sur ces troubles mystérieux qui ont pour nom dépression, anxiété, boulimie, obsession, autisme et même schizophrénie. Vous vous demandez comment on peut les soigner. La psychiatrie vous inquiète ou vous fascine. Et si le meilleur moyen d'en savoir plus était de pénétrer dans le cabinet d'un psychiatre ? C'est ce que vous propose François Lelord. Vous rencontrerez ainsi la violoncelliste recluse, l'homme pressé, le fils rebelle, la jeune femme aux gants, le petit prince qui saignait, tous ces patients que la psychiatrie moderne a aidés et parfois guéris.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 € -
L'éclipse du symptôme. L'observation clinique en psychiatrie 1800-1950
Demazeux SteevesQu'appelle-t-on "symptôme" en psychiatrie ? Et de quel talent d'observateur faut-il créditer le clinicien qui essaie de regrouper les symptômes en syndromes, voire en maladies mentales ? Steeves Demazeux, après son enquête sur les classifications contemporaines (Qu'est-ce que le DSM ? , Ithaque, 2013), continue ici sa remontée dans le temps, en examinant l'émergence de la clinique psychiatrique, de ses origines chez Pinel à la crise qui la secoue au tournant des années 1950. A cette fin, il fouille le sol de la relation clinique, en amont du diagnostic, quand, au plus proche du patient, le psychiatre se met en quête des "signes" de la maladie. Les aliénistes ont longtemps cherché à constituer une "sémiologie" de la folie aussi respectable que celle des autres branches de la médecine. Très vite, cependant, ils ont hésité. Fallait-il voir dans ces signes et ces symptômes les éléments formels d'un tableau, les indices d'un trouble sous-jacent qui en serait la cause, ou les lettres d'un texte dont le sens nous échappe ? Une sémiologie psychiatrique n'est-elle pas au fond une chimère ? La psychanalyse n'a-t-elle pas hérité de ses impasses ? Et si c'était à des auteurs méconnus, voire méprisés, "numéristes" et modestes statisticiens d'asile, qu'il fallait enfin accorder la palme de l'objectivité ? L'histoire et la philosophie des sciences croisent ici des personnages inattendus, et pourtant tous nécessaires : Edgar Poe et Jacques Lacan, Carlo Ginzburg et Michel Foucault, les habitants de Manhattan, un photographe victorien spécialisé dans les gouttelettes, et plusieurs neurologues le marteau à la main. Au terme de ce parcours, Steeves Demazeux propose une refondation vigoureuse de notre épistémologie de la psychiatrie, qui doit changer et d'objet et de butÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -
Pour des usagers de la psychiatrie acteurs de leur propre vie. Rétablissement, inclusion sociale, em
Greacen Tim ; Jouët EmmanuellePar le rétablissement, l'inclusion sociale et l'empowerment, une personne vivant avec un trouble psychique devient actrice de sa propre vie, citoyenne à part entière, experte de son expérience. La notion de rétablissement rappelle que, même pour des pathologies lourdes comme la schizophrénie, les psychoses, la majorité des personnes peuvent se rétablir et mener une vie comme tout un chacun. L'inclusion sociale ajoute l'idée que, si la moitié du travail vers le rétablissement est l'affaire de l'usager, l'autre moitié du travail est à faire par la société elle-même. De même qu'on aménage la ville pour que la personne en fauteuil roulant puisse s'inclure dans la société, on doit aménager les esprits et l'organisation de la vie de tous les jours pour supprimer tout mécanisme d'exclusion sociale, toute stigmatisation, toute discrimination contre la personne handicapée psychique. Enfin, l'empowerment consiste à mettre à la disposition de la personne les moyens pour acquérir les savoirs, savoir-faire et pouvoirs nécessaires - notamment par l'accès à la formation tout au long de la vie - pour apprendre à vivre avec sa maladie et jouer un vrai rôle dans la société. Cette nouvelle édition témoigne des nombreuses avancées de ces dernières années pour faire vivre ce nouveau paradigme, défini par ces trois notions, à travers de multiples expériences concrètes menées dans divers pays.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -
Retrouver le sens du soin en psychiatrie. Quelques malades bien difficiles
Sanlaville DominiqueLa gestion comptable à l'hôpital a favorisé la gestion par les molécules, par les neurosciences et par l'imagerie médicale dont on ne peut certes pas nier les avancées. Mais lorsque ce progrès s'accompagne d'une disparition de l'essentiel, c'est-à-dire de cette indispensable relation humaine sans laquelle le soin ne peut pas exister, alors la psychiatrie, " déboussolée ", risque de voir ses soignants adopter des attitudes aussi insensées que celles de leurs patients et devenir des ennemis au lieu d'être des alliés. Le malaise actuel des services en est malheureusement la traduction. Un écrit simple qui cherche, à travers une présentation de cas de malades bien difficiles, à susciter l'émotion et la réflexion chez le lecteur et surtout, à reparler de l'attachement et de l'empathie nécessaires pour entendre la souffrante des autres, les regarder, les ressentir, écouter leur histoire et comprendre pourquoi ils sont tombés malades. L'être humain ne se réduit pas seulement à ce que l'on en voit, et lorsqu'il est malade, à ses seuls symptômes. Il n'est pas qu'une pathologie. Il a une intériorité, un vécu, une famille et des liens sociaux. Il est toujours en puissance de s'accomplir, de surmonter, de se dépasser, toujours en devenir. Le soin, c'est un tissage de liens, des forces qui s'ajoutent, et une confiance réciproque qui permet au malade d'être l'acteur de son traitement et de mobiliser en lui les forces capables de le faire aller mieux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,90 €








