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La ville qui vient
Hénaff Marcel
L'HERNE
9,60 €
Épuisé
EAN :9782851976857
Les premières villes, nous disent les archéologues, sont apparues voici plus de dix millénaires dans le sillage de la révolution agricole. Pourquoi les sociétés humaines ont-elles alors opté pour ce mode d'habitat dense et techniquement complexe qui présupposait du travail exploité ? On peut tenter de répondre en montrant que toute ville se forme en intégrant trois dimensions : celle du monument, celle de la machine et celle du réseau. Qu'en est-t-il aujourd'hui de ce devenir-ville de l'humanité ? Est-ce encore la ville qui croît avec l'archipel planétaire des lieux urbains ? Que reste-t-il de la cité comme forme de l'espace public à l'âge du monde virtuel ? Que veut dire pour nous habiter sur la terre avec nos semblables dans ces ensembles construits qui sont d'abord des lieux d'expériences singulières, et qui, entre public et privé, accueillent la vie commune, dont la rue depuis toujours exprime les formes originales et la diversité. " M.H.
Résumé : Violence dans la raison : la formule semble contradictoire. Elle renvoie pourtant à la thèse centrale de l'ouvrage fondateur de la Théorie Critique, La Dialectique de la Raison de Max Horkheimer et Theodor Adorno, publié en 1947. Entre la figure d'Ulysse chez Homère et celle de Juliette chez Sade, ces deux auteurs tracent la généalogie d'une raison dominatrice dont le pouvoir destructeur éclate dans le capitalisme industriel, les guerres du XXe siècle et les camps d'extermination. Vision tragique et négative de la rationalité dont Habermas critique les présupposés historiques et le caractère autoréfutant. Pourtant l'oeuvre de Sade - qu'il laisse de côté - contient un message complexe et radical qu'il faut évaluer. Au-delà de la violence dans l'histoire se pose la question de la cruauté, celle de ses formes extrêmes propres à l'animal humain. Sommes-nous l'espèce cruelle ? Le problème doit être replacé dans le cadre de l'évolution. Il appartient peut-être à un de ses ratés : au décalage grandissant, et de plus en plus mortel, qui se dessine entre une agressivité nécessaire à la vie et des moyens cognitifs et techniques en soi admirables mais dont la croissance exponentielle ne cesse de faire de nous une espèce dangereuse. Et pour cela même une espèce en danger.
Qu?est-ce qui définit l?ethnologie parmi les autres sciences de l?homme? Pourquoi la parentéconstitue-t-elle une part si importante de son champ d?étude et comment Lévi-Strauss en a-t-ilrenouvelé l?approche en partant de la question de la prohibition de l?inceste? Qu?est-ce que letotémisme? Qu?est-ce qu?un mythe? Enfin, qu?est-ce qui différencie nos sociétés dites historiquesde celles que l?on a longtemps qualifiées de primitives? On trouvera également ici une présentation critique des principaux ouvrages et articles de Lévi-Strauss (1908-2009), ainsi qu?une bibliographie choisie et mise à jour de ses oeuvres et des études qui lui ont été consacrées.
Claude Lévi-Strauss nous ouvre les yeux et les oreilles. Il sait comme personne mettre en évidence des agencements intelligents, tels que les systèmes de parenté, ou des ensembles symboliques comme les formes plastiques, les rites, les décors, les lieux habités. Autant de dispositifs qui - selon des modalités variées - "font sens'. Les mythes eux-mêmes sont d'abord des systèmes de pensée permettant d'organiser les êtres et d'ordonner le monde; les éléments des récits s'y répondent en des transformations réglées comme une phrase musicale se traduit en variations. Le mythologue n'est alors que l'intermédiaire de cette opération plus large de mise en relation; il n'est pas celui qui dit le sens; il est celui qui le fait circuler; il en est le passeur. Biographie de l'auteur Marcel Hénaff, philosophe et anthropologue, enseigne à l'université de Californie, à San Diego. Il a notamment publié Claude Lévi-Strauss et l'anthropologie structurale, Le Prix de la vérité: le don, l'argent, la philosophie et La ville qui vient."
Henaff Céline ; Henaff Christian ; Millery Patrice
Résumé : Au CE2, le calcul mental doit faire l'objet d'un enseignement quotidien et progressif. Les enjeux principaux du Calcul Mental au CE2 sont : la mémorisation de répertoires, nécessaire à une mise en oeuvre efficace des procédures de calcul ; l'acquisition de procédures élémentaires de calcul, permettant de disposer d'un choix entre plusieurs stratégies pour un même calcul. Outil "clé en main", l'ouvrage organise et coordonne ces deux apprentissages. La progression, les objectifs et le déroulement de toutes les séances (sous la forme d'un cahier journal) sont présentés. Un outil méthodologique et pratique, très simple à utiliser et efficace pour les élèves pour qui calculer devient facile.
Ce petit écrit entend rassembler, pour ainsi dire de manière dogmatique, les thèses de la psychanalyse sous la forme la plus ramassée et dans la version la plus définitive. Bien entendu, sa visée n'est pas d'exiger la croyance ni de susciter la conviction. Les assertions de la psychanalyse reposent sur un nombre incalculable d'observations et d'expériences, et seul celui qui répète ces observations sur lui-même et sur d'autres est engagé sur la voie menant à un jugement personnel.
L'anarchisme, au moins tel que je le comprends, est une tendance de la pensée et de l'action humaines qui cherche à identifier les structures d'autorité et de domination, à les appeler à se justifier, et dès qu'elles s'en montrent incapables, à travailler à les surmonter. Loin d'avoir "échoué", il se porte très bien. Il est à la source de beaucoup de progrès - très réels - des siècles passés, y compris depuis les années 1960-1970. Des formes d'oppression et d'injustice qui étaient à peine reconnues, et encore moins combattues, dans un passé récent, ne sont plus considérées aujourd'hui comme tolérables. C'est une réussite, pas un échec. N. C.
Il a été un personnage si extraordinaire et si unique en son genre, que c'est avec beaucoup de raison que La Bruyère a dit de lui dans ses Caractères qu'il n'était pas permis de rêver comme il a vécu. A qui l'a vu de près, même dans sa vieillesse, ce mot semble avoir encore plus de justesse. C'est ce qui m'engage à m'étendre sur lui." Saint-Simon
Le train ralentit et s'arrêta dans un grincement de douleur. Pendant un moment, on n'entendit plus rien que le crachotement de la mitraillette. C'est alors que, d'une voix forte el pleine d'angoisse, je m'exclamai : "Des bandits !" "Bandidos !" hurla la fille. "Bandidos !" répéta sa mère, et ce mot terrible se répercuta de wagon en wagon. S'ensuivit un mouvement de panique bouffonne. Tous les passagers de notre compartiment se jetèrent au sol, dans un méli-mélo de bras et de jambes. Seule la mère garda son sang-froid. Elle se leva et, méticuleusement, entreprit de placer ses trésors en lieu sûr. Elle enfouit une bague dans son chignon et, faisant fi de la pudeur, releva ses jupes pour dissimuler dans ses culottes un peigne perlé. Les charmantes demoiselles du compartiment voisin faisaient entendre des pépiements de détresse. Dans le couloir, les officiers s'affairaient, aboyant des ordres et se bousculant les uns les autres...