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Chronique du Cadger's Club
Hémon Louis
PART COMMUNE
6,50 €
Épuisé
EAN :9782844183583
La boxe s'inscrit pour la première fois aux Jeux Olympiques de Londres en 1901. Louis Hémon la connait pour l'avoir pratiquée. Mieux certainement que Lord Byron qui s'y prêtait parfois, moins intensément sans doute que Jack London et Arthur Cravan, ses contemporains, n'hésitant pas à mettre les gants pour de vrai. Suffisamment en tout cas pour raconter au plus près les corps-à-corps, les feintes et les esquives, les crochets et les uppercuts. Un quartier pauvre de l'East End, une salle enfumée, pauvrement éclairée, la foule vociférant et interpellant les combattants, c'est là le rendez-vous des membres du Cadger's Club. Ceux qui ont quelque don pour ce noble art y vendent leurs poings pour quelques shillings et survivre ainsi à la misère. D'autres rêvent de lumière et de gloire. Cette courte nouvelle de Louis Hémon annonce son roman, " Battling Malone, pugiliste ".
Fille de pionniers qui travaillent à réduire l'immensité de la forêt canadienne, Maria Chapdelaine a les rêves de ses dix-huit ans: suivre François Paradis, un trappeur dont elle est devenue amoureuse et qui a promis de l'épouser à son retour, le printemps venu. Mais, à la veille de Noël, brûlant de retrouver sa bien-aimée, François quitte le Grand Nord et s'engage sur des chemins que l'hiver a pourtant coupés...Epopée du Canada français, le grand roman de Louis Hémon, écrit en 1913, n'a pas seulement fait date dans la conscience collective québécoise; par le souffle de son récit et les élans poétiques de son style, il a tenu en haleine des générations de lecteurs, en France et dans le monde entier.
Lorsque, au détour d'une rue illuinée du West End, Monsieur Ripois retrousse d'un geste la pointe de sa moustache, c'est signe que la chasse commence. Jolies ou laides, cossues ou misérables, toutes les femmes risquent de devenir la proie de ce Bel Ami d'exportation, qui laissera vite tomber le masque du séducteur pour révéler le visage véritable du goujat. Roman des moeurs londoniennes dont le héros est un Français sûr de son charme, Monsieur Ripois, qui prend place parmi les chefs-d'oeuvre littéraires du début du siècle, aura aussi fourni, au cinéma, un de ses meilleurs rôles à Gérard Philipe.
Découvert au cours d'une rixe par un riche gentleman, amateur de boxe, un jeune voyou de l'East End londonien, Pat Malone, devient un champion. Son amour pour une jeune aristocrate ouvre sa défense : c'est le drame.
J'aurais pu t'aimer d'une façon plus agréable pour toi. - Me prendre à ta surface et y rester. - C'est longtemps [ce] que tu as voulu. Eh bien non. J'ai été au fond. - Je n'ai pas admiré ce que tu montrais, ce que tout le monde pouvait voir, ce qui ébahissait le public. J'ai été au-delà et j'y ai découvert des trésors. Un homme que tu aurais séduit et dominé ne savourerait pas comme moi ton c?ur aimant jusqu'en ses plus petits angles. " À Louise Colet, 6 juillet 1852.
Maître du théâtre symboliste, Maurice Maeterlinck (1862-1949), prix Nobel de littérature en 1911, fut aussi un passionnant auteur naturaliste. Célèbre pour ses ouvrages sur les abeilles, les fourmis ou les termites, son Intelligence des fleurs (1907) est inexplicablement moins connu. Passionné de botanique et grand amateur de jardinage réalisant ses propres boutures, Maeterlinck entraîne le lecteur à la découverte de la vie secrète des plantes et des fleurs, dont il révèle les trésors d'intelligence et d'ingéniosité faisant appel aux lois de la mécanique, de la balistique et de l'aérodynamique. Pour lui, la fleur est non seulement l'organe de la reproduction, mais aussi celui de la vie et de la beauté. En refermant ce livre, on ne peut plus porter le même regard sur la nature qui nous entoure, qu'elle soit sauvage ou cultivée. Traité de sagesse, de simplicité, de bonheur, rehaussé d'encres et d'aquarelles inédites de Cécile A. Holdban, L'intelligence des fleurs est un hymne à la beauté du monde et de la nature, dont il est peut-être temps de refaire l'apprentissage, en acceptant d'y retrouver l'humble place qui est la nôtre. Candide disait qu'il fallait cultiver son jardin. Maeterlinck nous invite à l'observer avec une patience émerveillée.
De leur rencontre en 1846 dans l'atelier du sculpteur James Pradier, jusqu'à leur rupture violente en 1854, Gustave Flaubert et Louise Colet échangèrent d'innombrables lettres. Quoi que l'une des plus belles correspondances amoureuses de la littérature, cet ensemble n'a inexplicablement jamais fait l'objet d'une publication isolée. Ces lettres accompagnent par ailleurs la germination de Madame Bovary. Flaubert, qui est encore un tout jeune homme de 25 ans quand il rencontre la belle et brillante Louise Colet, d'une dizaine d'années son aînée, y apparaît tour à tour tendre, malicieux, tourmenté par les " affres de la création " ou savoureusement paillard. Lire ces lettres, c'est découvrir la vraie nature humaine et littéraire de Flaubert, l'extraordinaire liberté de son génie et son tempérament passionné. C'est surtout s'initier à ce qui constitue sans doute l'un de ses chefs-d'?uvre : sa correspondance !
C'est Sous-Offs, paru en 1889, qui a fait connaître Lucien Descaves : un scandale a éclaté à la parution de ce roman franchement antimilitariste, qui a valu au jeune auteur et à son éditeur un procès retentissant pour injures contre l'armée. Descaves y dresse le portrait satirique et sans concession de la vie d'une caserne à Dieppe. Une galerie de sous-officiers s'offre à nous, médiocres, souvent ridicules, donnant de l'univers militaire une image à la fois dérisoire et étriquée. Par son naturalisme - qui n'exclut pas une écriture artiste - ce roman nous plonge, grâce à l'évidente jubilation de son auteur, dans un certain pan de la société française de cette fin de XlXème siècle. Proche de certaines idées qu'on qualifierait aujourd'hui de libertaires, Lucien Descaves, par la généreuse virulence de sa plume, devrait trouver aujourd'hui un écho chez nos contemporains.