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Thèses pour une ontologie trinitaire
Hemmerle Klaus ; Dupuis Michel
AD SOLEM
13,45 €
Épuisé
EAN :9791090819788
Faut-il une ontologie ? La question est posée par Klaus Hemmerle en direction de la philosophie comme de la théologie. La multiplicité des discours techniciens sur l'étant a réduit l'ontologie au rang d'un luxe ancien, oiseux ; il n'y a plus d'ontologie quand il n'y a que des ontologies régionales. Il demeure pourtant que le "rapport d'échange" entre ontologie (laïque, ou pré-chrétienne, ou autre) et christianisme n'a jamais instauré d'ontologie qui soit véridiquement ontologie, discours (savoir) sur l'être de l'étant, et totalement chrétienne. Il y a déficit dans les relations du christianisme et de la pensée occidentale. Jamais "la spécificité chrétienne n'a déterminé à neuf la pré-compréhension du sens de l'être, ni la situation de l'ontologie" . "Serait-il possible, par une analyse fine de ce qui à la fin de la modernité s'achève, d'une part, et par la réflexion sur la spécificité chrétienne de viser une autre disposition du savoir ? Tel est en tout cas le but d'une ontologie trinitaire" . Autrement dit, il s'agit de croire que celui qui est Trinité incite à penser l'ontologie divinement. Jean-Yves Lacoste Klaus Hemmerle (19251-1994), théologien et philosophe proche du mouvement des Focolari fondé par Chiara Lubich, a été évêque d'Aix-la-Chapelle.
Certains voient la vie en rose. L'auteur, lui, la voit en mots qui s'enchaînent dans sa tête sans répit. Cette obsession des mots est un véritable esclavage ! Ainsi, qu'une inconnue lui dise qu'elle vient de "faire une folie" ! Qu'elle s'est offert une paire de chaussures parce que son mari partage une semaine avec "son amie" ! Aussitôt l'auteur lui répond qu'elle devrait être heureuse ! Ne veut-on pas le bonheur des êtres qu'on aime, quand bien même on ne partagerait plus qu'un centième de leur vie ? Et voici que se déclinent en mots le titre de ce nouvel ouvrage : Tout sauf rien ! Et un nouvel aphorisme : "Presque rien, c'est toujours mieux que plus rien du tout ! " A l'ombre du temps, l'amour, la mort, l'humour, le sexe et ses fantasmes restent toujours présents. Même si l'humour grince moins. Et si la mort est à l'affût ! Taggadirt, le 24 mai 2018
Les poètes ont déjà tout si bien écrit qu'il n'y a que ceuxqui ne les ont pas vraiment lus qui se hasardent à tenter d'aligner leurspropres mots, pour essayer de dire, à leur tour, l'essentiel. A cetitre, tout écrit peut sembler vain. Qui le sait mieux que les écrivainseux-mêmes ! Surtout pour ceux qui, comme l'auteur, ont compris, depuis le premier jour, que "la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts" (Lamartine).
C'est une chose de posséder des ruches, c'en est une autre de maintenir des abeilles saines, voire de restaurer la santé d'une colonie malade. Cependant, ce défi est le quotidien de l'apiculteur. A cet égard, ce livre est un véritable outil multifonctionnel, un genre de couteau suisse, au même titre que le lève-cadre. Il s'adresse à toute personne qui élève des abeilles. [ouvrage, richement illustré, raconte comment l'abeille contracte, transmet et combat les principales maladies infectieuses. Il dissèque les processus pathogènes, guide l'apiculteur dans ses diagnostics et, surtout, éclaire l'homme de terrain sur des procédés préventifs et thérapeutiques envisageables. Joseph Hemmerlé décline tous les leviers de soin, sans tabous : il est question de vaccination, respiration, hydratation, sel, argile, sucre, nourrissement, phytothérapie, homéopathie et désinfection. Les informations fournies arment le soigneur d'abeilles en moyens prophylactiques et curatifs. Ce recueil n'est pas un manuel que l'on range dans sa bibliothèque ; c'est un vade-mecum qui livre toutes sortes de renseignements directement applicables au rucher pour prévenir ou corriger les troubles apiaires.
Résumé : Le miel a toujours trouvé sa place parmi les usages populaires et les thérapeutiques traditionnelles. Délaissé au début du XXe siècle au profit des médicaments de synthèse, le voilà pourtant qui se retrouve depuis quelques décennies sous les projecteurs de chercheurs qui étudient ses vertus oubliées. Dans une enquête documentée, appuyée d'expérimentations, Joseph Hemmerlé explore les propriétés des miels, dont l'intérêt va de l'usage culinaire à de potentielles applications médicales. Il examine en détail la composition complexe de ce fabuleux produit de la ruche et divulgue les modes d'action des différentes substances. Les points de vigilance (comme la carie dentaire ou le diabète) ou encore des aspects toxicologiques ne sont pas oubliés. Ce guide s'adresse aux apithérapeutes, aux naturopathes, aux pharmaciens, bien entendu aux apiculteurs et à tout consommateur de miel. Dans une approche originale, l'auteur offre un mode d'emploi pour catégoriser les différentes sortes de miels : schémas, diagrammes, tableaux et photos orientent le néophyte autant que l'utilisateur averti, de façon pratique et précise, vers le miel le plus approprié pour un effet recherché. Il lève le voile sur ce remède unique élaboré par les abeilles, et entend redonner une place de chois à ce véritable concentré de nature.
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.