J'ai quelque chose à dire de limpide" : Jacques Phytilis, à la mémoire de qui le présent volume est dédié, faisait volontiers sienne l'affirmation de ce vers d'Odysséas Elytis. Ses écrits, issus d'une réflexion parfois tourmentée, empruntent parfois aux thèmes traditionnels qu'il abordait devant ses étudiants. Mais, peut-être à cause de ses origines helléniques, ce sont la poésie et l'iconographie qui passionnaient l'aède qui sommeillait en lui. Conscient des limites de la connaissance, il "reléguait" à l'écriture poétique les domaines de sa pensée qui ne pouvaient trouver place dans les formes de l'écriture scientifique traditionnelle. Même si les confins ne sont jamais étanches, la production écrite de Jacques Phytilis se divise en deux grandes catégories : la poésie et l'écriture littéraire en général d'un côté, les essais et l'écriture scientifique de l'autre ; sans doute, l'adjectif "scientifique" est-il utilisé faute de mieux, lui-même l'ayant, au moins à deux reprises, récusé. Des liens de la poésie et du droit à ceux entre l'Antiquité et nous, de l'iconographie judiciaire à l'anthropologie juridique, de l'Orient plus ou moins lointain aux diverses facettes du sacré, voici, parmi les thèmes qui avaient retenu la curiosité de Jacques Phytilis, ceux auxquels ses collègues français et hellènes et amis ici réunis ont souhaité consacrer leurs réflexions. Ce bouquet d'articles s'ouvre avec un florilège d'axes de réflexions autour de thèmes qui lui étaient chers : la spécificité du droit et la particularité du droit romain, les jeux du pouvoir et de l'État, les écritures et les mémoires du temps, l'apport du raisonnement anthropologique, l'espace culturel méditerranéen et le monde grec. Il se clôt sur le texte inédit d'une conférence de Jacques Phytilis : "Couple, Images et Droit : regards iconoclastes".
Résumé : Le singulier métier d'écrivain a longtemps semblé réservé aux hommes. Comme tous les espaces de pouvoir, réel ou symbolique, le champ littéraire est largement dominé par des figures masculines. La littérature occidentale apparaît ainsi comme le fait de grands hommes de lettres, eux-mêmes mis en scène, édités et relayés dans la presse par des hommes, dans un monde de valeurs masculines. Cependant, à toutes les époques, depuis l'Antiquité, des femmes ont écrit. Qui sont-elles ? Quels obstacles ont-elles dû franchir pour écrire et publier ? Peut-on reconnaître des lignes de force qui les uniraient ? Enjeux pédagogiques : - Une analyse des identités féminines à travers l'écriture et le contexte socio-historique - Un questionnement sur la pertinence de définir ou non une écriture spécifiquement féminine. Thèmes du programme en lien avec ce titre : 2de - Genres et formes de l'argumentation 1re - Le personnage de roman du XVIIe s. à nos jours ? Ecriture poétique et quête de sens ? La question de l'Homme dans les genres de l'argumentation du XVIe siècle à nos jours. Interview exclusive : Nathacha Appanah, romancière. Téléchargez gratuitement le livret pédagogique exclusivement réservé aux enseignants sur http ://www.nathan.fr/carresclassiques/enseignants
Helmig Alexandra ; Docampo Valeria ; Sandron Emman
Une véritable ode aux souvenirs et au fait de les cultiver. Cet album vous fera s'en doute réfléchir à notre vie bien remplie et parfois sans répits. Dès 4 ans.
Un père part à la recherche d'un enfant naturel qu'il a naguère abandonné ou perdu de vue; ou c'est l'enfant qui se met en quête d'un père de substitution; ailleurs, c'est son histoire d'enfant adultérin qu'un ami conte au narrateur; ailleurs encore, un homme élève sans le savoir un enfant qui n'est pas de lui... Publiés dans la presse entre 1877 et 1887, ces douze contes, que leur auteur, souvent, n'a intégrés à aucun recueil, en dépit de leur brièveté nous racontent des vies. Pour chacune, le retour sur le passé est amer, mais Maupassant se refuse à tout jugement: il lui suffit de rendre l'histoire transparente au lecteur.
Le singulier métier d'écrivain a longtemps paru réservé aux hommes. Comme tous les espaces de pouvoir, réel ou symbolique, le champ littéraire est largement dominé par des figures masculines. Cependant, à toutes les époques, depuis l'Antiquité, des femmes ont écrit. Qui sont-elles ? Quels obstacles ont-elles dû surmonter pour écrire et publier ? Peut-on reconnaître des lignes de force qui les uniraient ? Des repères pour les élèves : une introduction thématique, des jalons historiques et sociaux. Des outils complets : des questionnaires problématisés sur chaque partie ; deux sujets de BAC ; des approches thématiques : - lecture transversale : comment se libérer des stéréotypes sur les femmes ? ; - question d'actualité : Les prix littéraires sont-ils sexistes ? . Interview exclusive de Nathacha Appanah. Analyse d'images : un dossier iconographique en couleurs ouvrant sur la représentation des femmes dans l'art.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.