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Diogène et les cyniques ou la liberté dans la vie simple
Helmer Etienne
CLANDESTIN
8,00 €
Épuisé
EAN :9782369350194
Présentation de l'éditeur Du cynisme antique, on a souvent à l esprit le goût pour les conduites provocantes et l existence frugale. Il y a pourtant une pensée politique cynique ; Diogène, le plus célèbre d entre eux, imagina même, à l instar de Platon, une République aux institutions radicales nous invitant à mesurer l écart qui nous sépare de la nature et de nous-mêmes et à repenser les conditions de la liberté et du bonheur au sein de nos sociétés. Par sa visée profondément éthique, explique Étienne Helmer, le cynisme dévoile le mépris de la dignité humaine et le refus de l égalité propres à nos institutions, nos modes de vie et nos économies tournés vers la croissance sans mesure. Il nous enjoint à identifier dans la configuration des cités actuelles tout ce qui nous déshumanise et nous empêche d être vraiment « des hommes ».
La richesse contre nature n'est pas plus utile que l'eau versée dans un vase plein". Pour Epicure (342-270 avant J. -C.), philosophe bien connu de l'Antiquité, si le plaisir est "le souverain bien" , ce n'est que par la maîtrise et la limitation raisonnable des désirs que chacun pourra vivre "tel un dieu parmi les hommes" . Cette idée préfigure la notion d'abondance frugale, chère au courant de la décroissance. En mettant l'accent sur les aspects économiques de la pensée épicurienne, Etienne Helmer montre, sans céder aux anachronismes, que notre société tournée vers la croissance sans mesure aurait beaucoup à apprendre de cette philosophie antique. Un petit livre inspirant pour celles et ceux qui veulent sortir de l'économie capitaliste au profit de l'économie du bonheur.
Étienne Helmer enseigne la philosophie à l Université de Porto Rico. Ses travaux portent principalement sur la philosophie politique et la pensée économique antiques. Il a publié notamment La part du bronze. Platon et l économie (Paris, Vrin, 2010), ainsi qu une traduction et un commentaire du livre II de la République de Platon (Paris, Ellipses, 2006). Épicure (342-270 avant J.-C.) philosophe grec, fondateur en -306 de l épicurisme, l une des principales écoles philosophiques de l Antiquité. Sa pensée embrasse des domaines aussi divers que la physique, l éthique et l épistémologie. Parmi ses disciples dans l Antiquité grecque et romaine figurent Apollodore, Philodème, Lucrèce ou Ovide.
Peut-on avoir des raisons de croire qu'une vie fidèle à la justice vaille la peine d'être vécue quand triomphent au quotidien la perfidie et l'égoïsme ? Comment croire que la politique puisse être autre chose qu'un instrument au service des intérêts et des appétits de chacun ? Le livre II de la République relève ce défi, en nous montrant comment doit être fondée une cité pour que l'expérience ne soit pas notre ultime critère de jugement en politique. Mais la leçon est à la fois amère et douce : nous sommes par nature des animaux économiques aux appétits démesurés, et non des animaux politiques ; mais il nous est possible de le devenir. Ou du moins de croire que nous le pouvons.
Comment bâtir une cité juste ? En mettant en lumière tout ce que requiert cet improbable projet, Platon fait apparaître les contradictions insoupçonnées dont l'animal humain est pétri dans son rapport à la politique. Dans La Cité et son ombre, Allan Bloom guide le lecteur dans les méandres du plus célèbre dialogue de Platon, La République, et l'éclaire sur les problèmes philosophiques soulevés par Socrate et ses interlocuteurs. En nous invitant à relire ce texte à la lumière de ses propres interrogations sur le sens du dialogue, Allan Bloom ne propose pas un commentaire fermé sur lui-même. Bien au contraire : il jette sur les problèmes de notre modernité la lumière lointaine dont nous éclaire toujours, parfois à notre insu, l'un des fondateurs de la pensée occidentale. Car Allan Bloom, ancien élève de Leo Strauss, sait bien que, dans le contexte politique international contemporain, l'espoir de sortir du chaos est suspendu à la clarification des visions du monde qui s'y affrontent confusément. En éclairant la cité de Platon, Allan Bloom fait sortir de l'ombre les questions majeures de notre temps.
Savorgnan de Brazza Pierre ; Coquery-Vidrovitch Ca
Biographie de l'auteur Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905), étrangement oublié en France, est une légende - parfois instrumentalisée par le pouvoir - au Congo. Explorateur français d'origine italienne, il aborde la région dès 1874. Au cours de ses quatre principales missions, il découvre les sources du fleuve Ogooué, jette les bases de l'administration du Congo français entre 1885 et 1898, s'oppose à l'introduction du système de concessions privées, avant de devenir, en 1905, le détracteur horrifié du régime colonial de l'AEF. Catherine Coquery-Vidrovitch est la seule historienne française à avoir pris connaissance du rapport Brazza, qu'elle a découvert dans le cadre de sa thèse d'Etat, en 1966. Professeure émérite de l'université Paris-Diderot, ses travaux sur l'Afrique portent sur la politique de colonisation et les notions d'impérialisme et de capitalisme sur ce continent. Elle est notamment l'auteure de Le Congo au temps des grandes compagnies concessionnaires, 1898-1930, Ehess, 2001, et de Enjeux politiques de l'histoire coloniale, Agone, 2009.
Reynolds Mack ; Tersac Jacques de ; Bellec Dominiq
La différence qu'il y a entre une réforme et une révolution, Bill ? Les uns veulent replâtrer la libre entreprise pour qu'elle devienne plus efficace. Les autres veulent en voir la fin et ériger un nouveau système socio- économique. Ceux-ci sont nos ennemis. Aussi longtemps que nos beaux parleurs ne s'intéressent qu'aux réformes, ils ne constituent pas un vrai danger. C'est quand ils commencent à parler révolution que notre service doit agir." Paul Kosloff est l'un des meilleurs agents secrets au service des Etats-Unis. Sa réputation et son efficacité sont aussi grandes que sa soif d'en découdre avec le Grand Ennemi communiste. La Guerre froide bat son plein mais la perception du jeu a changé : désormais, il est évident que le capitalisme à l'américaine et l'économie centralisée à la soviétique ont beaucoup en commun. Aussi, doit-on calmer les ardeurs du fameux Kosloff... On lui confie alors une mission d'importance nationale : infiltrer un groupe de radicaux gauchisants prêts à tout pour abattre le modèle américain ! Dans les faits, l'espion à l'esprit borné va se confronter à une vision du monde qui va ébranler ses convictions... et bien plus si affinités. Les Gaspilleurs (The Throwaway Age) - publiée en 1967 dans la revue Worlds of Tomorrow - offre quelques pages d'une lucidité confondante sur les impasses du modèle de société productiviste et consumériste qui l'a emporté à cette époque, et sur les valeurs idéologiques, politiques et éthiques à bout de souffle qu'il véhicule.
Une histoire critique du nucléaire pour regarder en face la figure de la mort la plus terrible que l'humanité ait inventée ! L'auteur nous propose une plongée passionnante dans la fabrication de la première bombe atomique, avec de nombreuses données inédites (dont le Rapport traduit et commenté de la Diète japonaise sur Fukushima). Tandis que Tchernobyl et Fukushima nous ont rappelé avec force à quel point le nucléaire est un danger pour toute vie sur Terre, la réflexion philosophique sur le nucléaire ? militaire et " civil " ? reste totalement en deçà des enjeux réels. Ce livre nous invite à comprendre enfin que le nucléaire n'est pas un choix technologique, mais un choix idéologique et capitalistique ; et qu'il est plus que temps d'historiciser une question qui organise depuis soixante-dix ans le rapport au vivant de la société capitaliste.