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L'architecture grecque. Tome 1, Les principes de la construction
Hellmann Marie-Christine
PICARD
84,20 €
Épuisé
EAN :9782708406063
Si l'architecture grecque est aisément assimilée, dans l'esprit du public cultivé, au Parthénon et en général à une haute colonne cannelée, terminée par un couronnement évasé, il semble qu'elle soit mal distinguée de l'architecture romaine, tant s'impose l'image des constructions romaines parfois bien conservées en France, et tant sont présentes les interprétations des modèles antiques, offertes par les architectes de la Renaissance et par ceux qui adhérèrent au courant néo-classique du XIXe siècle. Certes, chacun se représente sans-difficulté les grandes lignes d'un temple grec, mais à l'évidence, les étapes de sa construction, ses caractéristiques, ses multiples variations, sa polychromie, toutes ces questions ne sortent guère du cercle étroit de quelques spécialistes. Pourtant, nos connaissances ont beaucoup évolué depuis que des architectes-archéologues ont entrepris, à partir de la fin du XIXe siècle, d'écrire des manuels d'architecture grecque. C'est cette actualité toujours renaissante, à la lumière de fouilles récentes et de sources écrites, qui est proposée dans ce tome I. Il rassemble les principes de la construction grecque : après avoir examiné la formation et les méthodes de travail des architectes (d'après l'étymologie grecque, ce sont des " maures-charpentiers "), comment et avec quels financements les artisans construisaient, nous ferons monter un édifice depuis ses fondations jusqu'à la charpente et aux tuiles ; sans oublier l'indispensable décor, sculpté ou peint. L'analyse de la signification des " ordres " grecs et du " canon " dorique était aussi nécessaire. Une fois ces principes admis, il sera alors possible, dans les tomes qui suivront, d'exposer le développement et la diffusion des différents types de bâtiments. Car la Grèce antique - ce volume le montre déjà -, ce ne sont pas seulement des temples, ce sont aussi des tombes voûtées, des enceintes avec des portes en arc brisé, ainsi que des murs et des plafonds peints en trompe-l'?il architectural dans de riches demeures organisées autour d'une cour péristyle.
Si le premier volume d'un manuel d'architecture grecque devait nécessairement commencer par détailler les "principes de la construction", il paraissait tout aussi logique de présenter ensuite, dans un deuxième volume, les bâtiments universellement considérés comme les plus représentatifs de l'art grec, depuis sa redécouverte au XVIIIème siècle en Italie du Sud : il s'agit des temples et de tout ce qui leur ressemble plus ou moins sur une ou plusieurs faces, aussi bien les propylées que les autels à bordures en fronton ou les grands monuments funéraires entourés d'une colonnade. La première partie de ce livre est donc consacrée aux différents types de temples grecs, depuis la naissance de l'architecture monumentale jusqu'à l'esquisse de ses prolongements romains. En s'efforçant de montrer comment la diversité régionale n'occulte pas totalement une certaine unité d'esprit, l'étude des temples est suivie de l'analyse des autels puis de celle, plus large, des sanctuaires : sont envisagées tour à tour leur localisation, leur organisation et les multiples sortes de constructions que l'on rencontre dans ces zones bien délimitées, pour respecter la séparation, essentielle, entre le sacré et le profane, le pur et l'impur. La seconde partie, plus courte, traite des monuments funéraires : non pas les simples fosses, mais bien les constructions élaborées, où apparaissent en général des emprunts à des éléments de l'architecture religieuse. Les interprétations en sont variées, par exemple dans des façades de tombes rupestres, dans des temples-tombeaux ou encore des tombes "macédoniennes". Comme la première, cette partie s'intéresse aussi à la structuration de l'espace, cette fois dans les nécropoles, et dans les deux cas une place est faite à l'étude des installations hydrauliques, indispensables dans les cimetières grecs, presque autant que dans les sanctuaires.
Le siècle carolingien a été court. L'ordre politique et social se disloqua et sombra après 880. Ce naufrage ne peut abolir le projet de société que les clercs avaient élaboré. Dans ce schéma, la religion cimentait toute la construction sociale. Par le baptême reçu dans les premiers mois de la vie, l'enfant devient simultanément fils de l'Église et sujet de l'Empire. Tous apprennent le Notre Père et le Credo, symboles d'adhésion à la foi officielle. Les uns ont reçu la tonsure monastique ou cléricale et renoncé au mariage et au monde. Les laïcs se marient, mais désormais ils doivent choisir leur femme en dehors de leur parenté et la garder quoi qu'il arrive. Les nobles, qui ont reçu une éducation militaire et religieuse plus soignée, comme l'a décrite la princesse Dhuoda, conduisent les affaires du monde et font la guerre. Ces grands échappent à l'autorité de leur curé, qui s'exerce sans partage sur les paysans de sa paroisse. Pour eux, la dîme; messe et repos obligatoires, le dimanche; communion aux grandes fêtes après des jours de jeûne et de pénitence. L'évêque, le comte et les missi surveillent la pratique. Les récalcitrants sont soumis à la pénitence publique ou excommuniés. Cet aspect totalitaire et coercitif s'avère le plus déplaisant de la chrétienté carolingienne. Mais les germes d'évolution apparaissent. Le développement du culte des saints et des reliques, des pèlerinages, les premières étapes de la piété mariale, constituent autant d'amorces qui s'épanouiront plus tard. Encore fragiles, mais riches de promesses, les balbutiements d'une spiritualité du mariage, les progrès de la confession, la pratique de la communion plus fréquente, autant de germes d'une piété laïque plus personnelle et plus autonome. La chrétienté carolingienne est bien la mère encore rude de la chrétienté médiévale, qui deviendra plus humaine et plus raffinée. Charlemagne apparaît dans la mémoire des hommes l'idéal du prince catholique et son empire, le modèle de la société chrétienne. Il faut attendre saint Louis, pour que les hommes conçoivent un roi plus chrétien et une société plus évangélique.
Résumé : L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
MARI: ville phare du Proche-Orient aux débuts de l'époque urbaine. C'est le premier exemple au monde qui donne l'image à la fois d'une ville nouvelle fondée à l'aube du IIIe millénaire et de ses métamorphoses au cours des douze siècles de son existence; le premier exemple d'une cité qui, pour exister dans un milieu désertique et remplir sa fonction - le contrôle d'un important trafic commercial entre les montagnes du Taurus et la plaine babylonienne -, doit entièrement aménager la région pour assurer sa survie et permettre les échanges par voie d'eau. Née vers 2900, elle s'installe, pour se protéger des inondations, derrière une digue circulaire qui commande le système défensif et toute l'organisation urbaine; elle développe rapidement des activités manufacturières qui lui assurent une position-clé dans l'essor de la métallurgie du cuivre et du bronze. Si l'histoire de ses démêlés avec les autres puissances orientales n'est qu'entrevue au milieu du IIIe millénaire (à l'époque d'Ebla) et assez bien connue pour les quarante dernières années de son histoire seulement, l'exploration archéologique, quant à elle, a mis en évidence l'existence de trois villes successives, fondées ou reconstruites après un abandon ou un désastre militaire, toutes trois représentatives d'une période caractéristique: l'essor et l'expansion de l'urbanisation au début du III millénaire, le premier empire mésopotamien connu au XXIVe siècle et le monde des cités rivales du début du IIe millénaire. C'est la modification des équilibres économiques et la montée en puissance de Babylone sous la conduite de Hammurabi qui entraîna au XVIIIe siècle la ruine définitive de la cité. Les palais et les temples, les maisons et les ateliers, les remparts et les rues ont révélé l'univers d'une des plus anciennes cités d'Orient dans toute sa complexité et sa diversité; mais c'est surtout l'homme oriental qui, réapparaissant sous de multiples facettes - artisan, artiste, architecte, urbaniste, entrepreneur, commerçant, soldat, croyant... -, exprime la maîtrise de son emprise sur le monde.