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LA COURONNE. TRADUCTION EN FRANCAIS MODERNE.
HEINRICH VON DEM TUR
CHAMPION
56,00 €
Épuisé
EAN :9782745319012
Vers 1220-1230, Heinrich von dem Türlin écrit, peut-être pour la maison princière bavaroise des Andechs-Meran, et dans la tradition littéraire de la littérature arthurienne postclassique, un roman qu?il a lui-même comparé à une couronne, d?où le titre qui lui a été donné par les critiques. Ce roman, « patchwork » de motifs, d?éléments et d?épisodes de romans arthuriens classiques, mêlés à des inventions de Heinrich, « couronne » du roman arthurien, est « le » roman de Gawein. D?une façon comparable à celle d?Ulrich von Zatzikhoven dans son Lanzelet et à celle de Wirnt von Gravenberg dans le Wigalois, le narrateur propose ici une multitude d?aventures où fourmillent de dangereux adversaires pratiquant souvent la magie et d?aimables dames ayant grand besoin de secours. Tout comme Lanzelet et Wigalois, et à l?opposé d?Erec et d?Yvain (dans les romans de Chrétien de Troyes et dans les adaptations de Hartmann von Aue), le héros ne connaît pas de crise. Il remporte une série d?épreuves qualifiantes qui lui permettront d?accomplir une série d?actes rédempteurs, qui atteignent leur sommet dans le château du Graal, monde qui reste cependant inférieur au monde arthurien où Gawein revient à la fin de l?o euvre. Le roman de Heinrich von dem Türlin est un texte plein de rebondissements et de faits inhabituels et étonnants (viol, suicide, et même une longue étreinte dans une barque, entre autres exemples). Alors que le Pleier imite les romans arthuriens classiques, Heinrich von dem Türlin va encore plus loin qu?Ulrich von Zatzikoven dans l?innovation: il utilise la tradition littéraire du roman arthurien classique, non pour la reproduire telle quelle, mais pour la modifier, y ajouter variations et corrections, voire la parodier.
Heinrich von Kleist (1777-1811) ne fut pas seulement un brillant dramaturge et nouvelliste, à qui l'on doit, notamment, Penthésilée et la Marquise d'O. Il fut aussi cette intelligence fulgurante qui sut saisir la nature du lien intrinsèque entre l'esprit et la parole. Bien avant que Freud dessine le vaste soubassement de l'inconscient, Kleist perçoit que l'élaboration d'une idée puise en une part sombre de l'esprit et que sa formulation ne se fait que dans la clarification par la parole, avec un interlocuteur. Ainsi, l'activité conceptuelle n'est autre que celle de la création. Une vision éminemment moderne
Ce volume contient les quatre dernières pièces de Kleist, écrites entre 1806 et 1811, année de sa mort: Penthésilée, Käthchen de Heilbronn, La Bataille d?Hermann et Le Prince von Homburg. Aucune comédie, mais quatre drames ambitieux qui sont des références dans le répertoire théâtral - références souvent purement mythiques tant sont rares les gens de théâtre qui osent les aborder. Kleist reste un dramaturge qui fascine et fait peur en même temps. L'ambivalence avec laquelle on accueille ces dernières ?uvres s'explique sans doute par le fait que les grandes pièces de Kleist sont moins des drames que des poèmes épiques: elles donnent trop au théâtre. Elles encombrent la scène d'armées de chevaliers, de cohortes romaines, d'escadrons d'éléphants, de meutes de chiens, comme elles encombrent la bouche des acteurs contraints à l'expérience périlleuse de cette langue baroque qui monte, s'élève, plane, s'effondre, se distend, se ramasse pour s'élever encore, comme Penthésilée, reine des Amazones au ceinturon de diamants, gravissant à cheval une falaise abrupte pour essayer de capturer Achille. Le théâtre de Kleist est un théâtre de la violence et de l'effroi. Un théâtre qui exige de la hardiesse et ne peut trouver sa place peut-être qu'en dehors du théâtre.
Les nouvelles de Kleist sont d'une violence extrême. Quelles que soient les époques et les lieux où elles sont situées, toujours on se bat : pour faire reconnaître son droit, son innocence, son amour... Le monde de Kleist est un monde en guerre : combat de l'individu contre la loi, qu'elle soit administrative ou judiciaire (Michael Kohlhaas), sociale (La Marquise d'O...), religieuse (Le Tremblement de terre au Chili), ou simplement la loi du plus fort (L'enfant trouvé). Dans cette guerre ouverte, Kleist se révèle être un stratège des sentiments. Les mouvements du coeur motivent les actions et les réactions, les attaques et les replis. L'incroyable complexité syntaxique donne à ces textes leur allure si particulière faite de brusques accélérations succédant à de lentes spirales, plongeant le lecteur au plus profond de sa propre inquiétude. Les corps suivent au rythme des pulsations d'un coeur qui "cogne si fort dans la poitrine qu'on pourrait l'entendre" ; rougissement et pâleur, pleurs, évanouissements, révolte. Entre braise et glace, les huit nouvelles de Kleist nous découvrent le sadisme inhérent à l'univers inextricablement pétri d'ambiguïté et de doute, où l'homme, tiraillé entre les contraires et ses propres contradictions, se débat, seul devant l'horizon toujours fuyant de sa propre liberté, instrument et objet d'un destin qu'il ignore.
Darwin Charles ; Tort Patrick ; Bernard Christiane
Patrick Tortavec la collaboration deClaude RouquetteUN VOILIER NOMMÉ DÉSIRUn coeur à marée hauteAu cours de la première quinzaine du mois d'août 1831, tandis que le jeune Charles Darwin, âgé d'un peu plus de 22 ans, fraîchement diplômé de Cambridge et converti à la géologie par son cher et respecté maître et ami John Stevens Henslow (1796-1861), se livrait à des études de terrain dans le nord du pays de Galles en compagnie d'un autre professeur de la même université, Adam Sedgwick (1785-1873) - ou bien l'avait déjà quitté pour rejoindre des camarades à Barmouth -, une lettre, écrite par un certain George Peacock (1791-1858), proche de ce dernier et mathématicien influent, parvint à Henslow. L'offre qu'elle contenait devait jouer dans la vie et la carrière de Darwin un rôle absolument décisif:George Peacock à J.S. Henslow [samedi 6 ou samedi 13 août 1831]Mon cher HenslowLe Capitaine Fitz Roy est sur le point de partir pour effectuer les relevés de la côte méridionale de la Terre de Feu, visiter ensuite de nombreuses îles de la Mer du Sud & revenir par l'Archipel indien: le vaisseau est équipé expressément à des fins scientifiques, combinées avec le relevé [,]: il fournira donc une occasion rare pour un naturaliste et ce serait un grand malheur si elle devait être perdue:On m'a proposé de recommander une personne appropriée pour partir à titre de naturaliste avec cette expédition; elle sera traitée avec tous les égards; le Capitaine est un jeune homme aux manières très avenantes (un neveu du duc de Grafton), d'un grand zèle dans sa profession et dont on parle avec une très haute estime; si Léonard Jenyns pouvait partir, quels trésors il pourrait rapporter avec lui à son retour, étant donné que le navire serait mis à sa disposition chaque fois que ses recherches le rendrait nécessaire ou souhaitable; faute d'un naturaliste aussi accompli, est-il une personne que vous pourriez recommander fortement: une personne d'une qualité telle qu'elle ferait honneur à notre recommandationRéfléchissez-y: ce serait une perte grave pour la cause de la science naturelle si cette belle occasion était perdue Le navire appareille vers la fin de septembre].Pauvre Ramsay! Quelle perte pour nous tous et particulièrement pour vousÉcrivez-moi immédiatement et dites-moi ce que l'on peut faire Croyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre | George Peacock.7, Suffolk Street | Pall Mall East[P.S.]Mon cher HenslowJ'ai écrit cette lettre samedi, mais c'était trop tard pour la Poste: Quelle magnifique occasion ce serait de former des collections pour nos musées: écrivez-moi immédiatement et veillez à ce que cette occasion ne soit pas perdueCroyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre |Geo Peacock 7, Suffolk St. |Lundi