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Livre des chants
Heine Heinrich
CERF
39,60 €
Épuisé
EAN :9782204063432
Le Livre des chants (1827) fit de Heine, à l'égal de Goethe et de Hölderlin, le poète allemand par excellence. Il contenait des vers si proches de la sensibilité populaire que d'innombrables fois mis en musique, repris dans toutes les anthologies, ils pouvaient comme la Lorelei être sur toutes les lèvres. Nourri du souvenir d'anciennes ballades, d'amours malheureuses, des effluves de la nuit dans le Harz et des vagues de la mer du Nord, ce recueil n'est pourtant qu'en apparence une ultime manifestation du romantisme. Le monde qu'il évoque est parcouru de déchirements. D'impitoyables réveils coupent les rêves. Les chants et les amours s'éteignent, cédant la place à de nouvelles utopies. Le preux chevalier est fils du rabbin de Saragosse, et l'imagerie nostalgique semble être sur le point de s'épuiser, comme pour laisser bientôt entendre la rumeur des fabriques, des guerres, des foules. S'inscrivant en faux contre les ambitions hymniques et les postures ésotériques, Heine privilégie la face lumineuse de la langue allemande dont la qualité poétique et musicale tiendrait à sa nature diaphane, à son aspiration paradoxale à la transparence. Il n'existait pas de traduction complète en vers de ce livre aussi léger qu'insondable, situé à la charnière de plusieurs mondes, de ce livre qui offre un accès essentiel au lyrisme allemand, et dont le public français n'a plus, depuis un siècle, engagé de véritable lecture.
Résumé : Dans des amours sans espoir pour des cousines fortunées, le poète puise une amertume et une ironie qui démythifient et parachèvent le romantisme allemand dans un chef-d'oeuvre de simplicité prosodique. Des rythmes souvent libres, nourris par les thèmes et les formes des chansons et des légendes populaires, évoquant les traditions helléniques aussi bien que germaniques, une langue non savante, sous-tendent la confidence d'un désarroi désabusé et la création d'un symbolisme psychologique et personnel. Ce recueil, paru en 1827, marque une date dans l'histoire de la littérature allemande et, s'il rencontra un grand succès, valut aussi à l'auteur une gloire ambivalente, comme si on lui tenait rigueur des ruptures qu'il accomplit. Ce premier volume reproduit d'une ancienne traduction les seuls poèmes avec leur texte original en regard.
Résumé : Une belle nuit de pleine lune, quelque part en Norvège, dans les années 1970. Un couple dort. Soudain, madame se réveille, se transforme en loup-garou, trucide son époux - puis se rendort paisiblement. Au matin, les jumeaux Iselin et Edvard découvrent avec consternation la scène de carnage conjugal. Ils comprennent alors qu'ils sont les héritiers d'une très ancienne malédiction lycanthropique, et décident de fuir. Ils trouveront refuge, l'une auprès de terroristes passablement niais, l'autre dans une communauté de hippies ahuris. Mais rien ne sert de courir : on ne renie pas sa propre bestialité - pas plus qu'on n'échappe à celle d'un monde où l'homme est littéralement devenu un loup pour l'homme. Fable anarcho-animalière ? Satire politique ? Thriller nihiliste ? Délire surréaliste ? Les Violences est un OLNI (objet littéraire non identifié) qui, sous des abords baroques, se lit comme une allégorie terriblement actuelle et lucide, réglant son compte, dans un éclat de rire sauvage, à toutes les utopies de notre siècle barbare.
Si, je suis constamment choqué. Lisez donc mes livres, c'est un amoncellement de millions de chocs. C'est un alignement non seulement de phrases, mais d'impressions de choc. Un livre doit être aussi un choc, un choc qui n'est pas visible de l'extérieur", profère Thomas Bernhard dans un entretien de 1986, auquel il donne pour titre: L'origine, c'est moi-même. Il délivre du même coup au lecteur de cet ensemble de récits, réunis ici autour des cinq livres autobiographiques, le trousseau de clés qui, de choc en choc, d'effroi en effroi, d'enfer en enfer, ouvre la boîte de Pandore de cet écrivain pourtant tout d'une pièce: l'imprécateur et l'ermite, le suicidaire passionné de vivre, le poitrinaire aux prises avec son souffle qui se veut chanteur d'opéra, le furioso que jamais ne quittent sa colère, sa véhémence.
Cherchons étudiant(e) pour donner des cours de soutien scolaire à quatre enfants (de huit à seize ans) tous les jours." Dans les années 1990, afin de financer ses études, la jeune Margot Vanderstraeten répond à une petite annonce. En se rendant à l'entretien d'embauche, elle ignore qu'elle s'apprête à entrer dans un monde à des années-lumière du sien : celui d'une famille juive orthodoxe de la ville d'Anvers. Dans Mazel tov ! , elle revient sur cette expérience et offre aux lecteurs une immersion unique dans cette communauté. Elle qui vivait à l'époque avec un Iranien, réfugié politique, s'est peu à peu vu accepter dans un environnement très religieux, respectueux de traditions séculaires. Mazel tov ! , c'est le récit du choc des cultures, le portrait d'une famille qui peine à concilier coutumes et modernité, mais a pourtant su nouer avec l'auteure des rapports privilégiés. Dans un contexte politique alors particulièrement tendu, marqué par la guerre du Golfe et les intifadas, Margot Vanderstraeten nous parle de respect, de curiosité, d'humour, et interroge avec brio le thème, plus brûlant que jamais, du vivre-ensemble.
Résumé : Une femme quitte la chambre où son amant continue à dormir et descend à la cuisine. Elle commence à préparer un gâteau, au milieu de la nuit, et ses pensées s'évadent, la ramènent à sa rencontre avec Ton, quelques années plus tôt, et à cette attraction immédiate entre eux. Les images d'une sortie en patins à glace sur les canaux gelés lui reviennent en mémoire, sans doute le moment qui avait scellé leur histoire d'amour ; elle repense aussi à sa décision de s'installer à la campagne avec lui, dans cette maison où elle vit encore à présent. Car Ton, malgré de brillantes études de droit, croit qu'il sera plus heureux en reprenant la pépinière de ses parents. Deux ans plus tard, il se suicide dans une des serres... La narratrice décide de rester, devient l'institutrice du village. Elle se met à rencontrer d'autres hommes, grâce à des petites annonces. Elle les fait venir chez elle, mais après avoir fait l'amour, elle ne parvient pas à dormir avec eux... Au premier regard est le récit d'une épiphanie, ou d'une acceptation. La voix d'une femme qui assume sa sexualité, et qui essaie de faire la paix avec son passé, afin de faire cohabiter le souvenir d'un grand amour et le besoin d'avancer. Le charme du livre de Margriet de Moor tient à cette alliance entre sensualité et réflexion, ainsi qu'à une langue musicale d'une grande beauté qui explore les méandres de l'âme humaine avec une clairvoyance rare.