Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Médi(t)ations marchandes
Heilbrunn Benoît
BORD DE L EAU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782356875655
Ce livre est d'abord une réflexion sur la question de la manipulation marchande à travers l'importance de la main, au sens artisanal comme au sens de "prendre la main" sur le client. La construction du marché s'enracine en effet dans la substitution progressive d'un système de médiation humaine (le vendeur) par des médiations symboliques : la marque, le packaging, la publicité. C'est un marché dont la violence symbolique s'organise autour de phénomènes tels l'addiction, l'hostilité, l'emprise. Sont éprouvées ici un certain nombre de notions philosophiques en les confrontant aux réalités marchandes et à l'emprise des dispositifs de marketing sur les consciences et les corps. Quel est le pouvoir métaphorique des marques ? Quelle capacité ont-elles à proposer une vision du monde et de la société ? Le design conduit-il à produire des objets ayant véritablement du sens ? Quelle signification donner au luxe dans une société sécularisée ? Au-delà d'une mise au jour de la sémiurgie marchande dont procède le marketing, il s'agit également de remettre à l'honneur l'artisanat, le savoir-faire et, de façon générale, les médiations humaines. Partant d'une réflexion sur la puissance de la main chez Hermès, le livre se clôt sur l'expertise et la dextérité propres à la maison Pierre Hermé Paris. Il défend l'idée que la fonction des marques consiste à proposer des objets signifiants de diverses natures - produits, expériences, discours, etc. - n'ayant de valeur qu'à mesure qu'ils articulent judicieusement des médiations humaines et des médiations symboliques.
Résumé : Les marques sont des outils stratégiques de création de valeur pour les entreprises. Elles sont également devenues incontournables dans notre vie quotidienne : chacun en croise en moyenne plus de 3 000 par jour et connaît de l'ordre de 5 000 noms de marque. Loin de se réduire à un nom ou un logo, les marques sont aujourd'hui de puissantes machines idéologiques censées influencer nos façons de penser, de parler et d'agir. Cet ouvrage présente les fonctions et les sources de valeur des marques pour l'ensemble des acteurs du marché (industriels, distributeurs, consommateurs) et propose une réflexion sur les façons dont elles sont devenues des " pourvoyeuses de sens " dans nos sociétés occidentales.
Présentation de l'éditeur Issue de l'univers sportif, la performance a progressivement envahi le monde de l'entreprise et irrigue désormais l'ensemble de la vie sociale. Le culte de la performance semble ainsi acceptée comme une évidence, une sorte de cale de pensée et d'actions d'une société qui assigne sans cesse l'individu à " performer " pour devenir soi-même. L'objectif de cet ouvrage est de confronter des points de vue d'horizons très divers pour proposer une réflexion sur ce qui est bel et bien devenu une idéologie. Il s'agira donc ici non pas de diaboliser la performance, mais davantage de la mettre à l'épreuve en la considérant sous différents angles. La performance est tout d'abord analysée sous un angle socio-historique en montrant comment s'est façonné ce modèle et comment il structure l'ensemble des sphères de la vie sociale : sport, art, entreprise, sexualité, vie personnelle,... Cette mise en perspective permet ensuite de dégager les enjeux et dégâts causés par l'immixtion constante de la performance dans l'ensemble de nos activités. Celle-ci, en effet, ne manque pas de questionner sur notre rapport au temps, aux autres, et à nous-mêmes. Enfin, notre conception occidentale de la performance doit être confrontée à d'autres pensées, tout comme à des notions telles que la surprise ou l'autorité.
Véritable totem des temps modernes, le logo a pour mission essentielle de figurer l'identité d'une organisation ou d'une marque. Il joue donc un rôle fédérateur central dans la communication tant interne qu'externe des entreprises, et contribue largement à la profusion des symboles au sein de la vie sociale. Tout en proposant une réflexion sur la fonction de ces signes dans la société contemporaine, l'auteur met en évidence les enjeux parfois déterminants qui sont liés à la création d'un logo ainsi qu'à la gestion d'un système d'identité visuelle. Biographie de l'auteur Benoît Heilbrunn est professeur de marketing à l'ESCP-EAP.
Comment consommer de manière plus responsable ? Quels sont les effets de la consommation sur l'environnement ? Comment connaître la provenance et la composition des produits que nous consommons ? Les changements doivent-ils être amorcés par les consommateurs ou des politiques publiques ? Autant de questions délicates qui ponctuent le débat sur la (sur)consommation depuis plusieurs années, et auxquelles Benoît Heilbrunn répond d'une manière simple, pédagogique et impartiale, en se fondant sur des données incontestables.
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.
Résumé : Pour le bien des animaux, celui de la planète et pour préserver notre santé, il faudrait de toute urgence renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et, en clôturant dix mille ans de vie commune avec les vaches et les brebis, librement consentir à une agriculture sans élevage. Après des décennies de silence médiatique et politique sur la violence industrielle contre les animaux, pourquoi cette soudaine prise de conscience ? C'est en reprenant le fil de l'industrialisation de l'élevage depuis le XIXe siècle et ses liens historiques avec la "cause animale" que l'on peut comprendre la situation actuelle et le développement des start-up de la "viande propre", amie des animaux et des milliardaires. La science et l'industrie, aujourd'hui comme hier, concoctent pour nous "un monde meilleur". Sommes-nous bien sûrs qu'il correspond à nos désirs ?
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.