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Concept fondamentaux
Heidegger Martin
GALLIMARD
22,00 €
Épuisé
EAN :9782070703180
Ce cours fut professé en 1941, à la suite de plusieurs semestres consacrés à la pensée de Nietzsche, et édité à titre posthume en 1981. Il se situe sur le chemin frayé pour la première fois en 1927 par Etre et Temps, et en reprend à sa façon la question: celle du sens de l'être. C'est vers cette question que le lecteur est couvi à s'acheminer, "sans qu'aucune connaissance préliminaire particulière" soit requise, "ni scientifique ni philosophique", pour accompagner l'auteur dans sa démarche. Cette démarche n'est autre que phénoménologique. C'est pourquoi il convient d'abord d'adopter l'attitude qui en rend l'accomplissement possible. L'"Introduction" met en évidence que dès, la lecture du titre nous avons passé outre sar écouter ce qu'il dit. L'exercice phénoménologique commence en même temps que le cours - à la lecture de son titre. La "Première partie" aborde la question du "est" dont Husserl, au début du siècle, avait tenté l'élucidation dans la Sixième de ses Recherches logiques - à ses yeux "la plus importante en ce qui regarde la phénoménologie" - et incite méditer la distinction entre être et étant, "encore plus essentiellement originaire que celle de la droite et de la gauche". A la différence de Husserl, cependant, Heidegger ne voit nullement dans la phénoménologie le reniement de la pensée antérieure, mais au contraire la redécouverte de l'élan qui avait été celui de la pensée grecque. C'est pourquoi toute la "Seconde partie" est consacrée à l'interprétation, c'est-à-dire à l'écoute du "dire initial de l'être dans la parole d'Anaximandre", non par amour de l'Antiquité, mais par souci du commencement de l'histoire occidentale. "Et cela veut dire de son avenir".
Résumé : Le présent cours, professé en 1927, comparé au livre de 1929 (Kant et le problème de la métaphysique), apparaît comme une élaboration de l'interprétation de Kant conduite sous la forme d'une analyse détaillée et minutieuse des textes. On trouvera ici notamment des précisions capitales sur l'Esthétique ainsi qu'une exégèse complète de l'Analytique des concepts.
Quatrième de couverture Kant et le problème de la métaphysique n'est pas une excursion de Heidegger hors de ses propres recherches. Heidegger s'attache consciemment à un kantisme possible, devant lequel Kant lui-même aurait reculé après la première édition de la Critique de la raison pure. Il s'agit donc d'une lecture de Kant par Heidegger, d'une reprise ou «répétition» qui dépasse ce qu'elle conserve.
Une prise de position à l'égard de la pensée nietzschéenne" - soit une "explication" avec Nietzsche -, telle est la définition que Heidegger lui-même donne du présent ouvrage. Celui-ci réunit les leçons de 1936 à 1940, à l'Université de Fribourg-en-Brisgau, ainsi que les digressions à partir du texte des leçons, développées entre 1940 et 1946. Publié en deux tomes - la fin du premier coïncidant avec celle précipitée du semestre de 1940 -, l'ouvrage pourrait aisément être pris, sinon pour deux ouvrages distincts, du moins pour deux parties offrant respectivement une approche différente de la pensée de Nietzsche et du même coup uni tournant de la pensée heidegggérienne. La première partie (soit les leçons de 1936 à 1940) constitue spécifiquement une exégèse des énoncés nietzschéens et s'assigne pour tâche essentielle de démontrer, à l'encontre de toutes les interprétations des commentateurs jusqu'alors, que la notion de Volonté de jouissance et la pensée de l'Eternel Retour du Même forment une totalité indissoluble et non pas une incohérence. Nietzsche n'est le philosophe de la Volonté de puissance que parce qu'il est le Docteur de l'Eternel Retour. Penser à fond l'Eternel Retour c'est d'abord aller jusqu'à l'extrême nihilisme - selon Nietzsche, l'unique voie pour le surmonter. Mais que veut dire surmonter le nihilisme? Est-ce seulement possible? La réponse sera donnée dans la seconde partie, à partir de quoi la pensée de Nietzsche n'est plus seulement repensée selon ses données propres - mais dans un contexte à la fois actuel et plus lointain: à savoir dans quel sens nous en sommes à la fin de la pensée des Temps modernes et en quoi tout ce qui a précédé veut que nous assistions à la fin de la métaphysique occidentale. Celui qui la porte à son achèvement est précisément l'antimétaphysicien Nietzsche. Penser à fond le nihilisme - penser à fond l'absence de fondement de la vérité de l'Etre -, voilà seul qui peut fonder l'essence humaine. Si le nihilisme est insurmontable, parce qu'il répond au retrait de l'Etre, en revanche surmonter la métaphysique reste désormais la seule voie de la pensée: penser l'Etre en dehors de la métaphysique de l'étant, c'est réapprendre à penser.
Ce cours, professé en 1935, est un jalon important entre Etre et Temps et l'oeuvre ultérieure de Heidegger.Son originalité consiste à présenter la métaphysique à partir des corrélatifs traditionnels de l'être : devenir, apparence, pensée, valeur. Le tiers du volume est consacré à l'opposition de l'être et du penser, décisive pour le destin de l'Occident. Nous voyons en effet comment celui-ci est lié à la naissance de la métaphysique et à son déclin, déjà présent en germe dans le "grand commencement" grec.Des interprétations d'Héraclite, de Parménide et même de Sophocle nous montrent la pensée originelle comme une violence productrice qui fait paraître l'être (la physis) dans le recueillement du logos, et la fin du cours évoque, chez Platon déjà, la séparation qui s'opère entre l'être et ses corrélats et finira par réduire l'être à l'étant et la pensée au point de vue.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.