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Interprétation de la Deuxième considération intempestive de Nietzsche
Heidegger Martin ; Boutot Alain
GALLIMARD
35,50 €
Épuisé
EAN :9782070123162
L'homme, écrit Nietzsche dans la Deuxième considération intempestive, dit"Je me souviens"et il envie l'animal qui oublie aussitôt et voit chaque instant mourir véritablement, retomber dans la brume et dans la nuit, et s'éteindre à jamais." Qui est au fond l'homme dont parle ici Nietzsche et en quoi il se différencie de l'animal, telle est la question qui sous-tend l'explication que tente ici Heidegger avec son prédécesseur. Peut-on simplement considérer l'homme comme l'"animal non encore fixé", ce qui ne fait au fond que reprendre la vieille définition d'origine aristotélicienne de l'homme comme "animal rationnel"? Ou faut-il le penser au contraire comme Dasein, comme le seul être qui, dans son être, entend l'être, ce qui revient à le situer à une distance infinie de l'animal, à l'en séparer par un gouffre abyssal? Tenu pendant le semestre d'hiver 1938-1939 à l'université de Fribourg-en-Brisgau, ce séminaire propose, à travers la question de la différenciation de l'homme et de l'animal, une interprétation renouvelée de la Deuxième considération intempestive de Nietzsche: "De l'utilité et des inconvénients de l'histoire pour la vie." Il met en lumière les présupposés métaphysiques du "biologisme" nietzschéen. A ce titre, ce séminaire, qui vient s'inscrire dans la série des grands cours que Heidegger a professés sur Nietzsche à partir du milieu des années 1930, depuis La volonté de puissance en tant qu'art jusqu'au Nihilisme européen, représente un moment essentiel du dialogue que Heidegger n'a cessé de poursuivre avec celui dont, à ses yeux, la pensée achève et accomplit l'histoire de l'oubli de l'être.
Quatrième de couverture Kant et le problème de la métaphysique n'est pas une excursion de Heidegger hors de ses propres recherches. Heidegger s'attache consciemment à un kantisme possible, devant lequel Kant lui-même aurait reculé après la première édition de la Critique de la raison pure. Il s'agit donc d'une lecture de Kant par Heidegger, d'une reprise ou «répétition» qui dépasse ce qu'elle conserve.
Une prise de position à l'égard de la pensée nietzschéenne" - soit une "explication" avec Nietzsche -, telle est la définition que Heidegger lui-même donne du présent ouvrage. Celui-ci réunit les leçons de 1936 à 1940, à l'Université de Fribourg-en-Brisgau, ainsi que les digressions à partir du texte des leçons, développées entre 1940 et 1946. Publié en deux tomes - la fin du premier coïncidant avec celle précipitée du semestre de 1940 -, l'ouvrage pourrait aisément être pris, sinon pour deux ouvrages distincts, du moins pour deux parties offrant respectivement une approche différente de la pensée de Nietzsche et du même coup uni tournant de la pensée heidegggérienne. La première partie (soit les leçons de 1936 à 1940) constitue spécifiquement une exégèse des énoncés nietzschéens et s'assigne pour tâche essentielle de démontrer, à l'encontre de toutes les interprétations des commentateurs jusqu'alors, que la notion de Volonté de jouissance et la pensée de l'Eternel Retour du Même forment une totalité indissoluble et non pas une incohérence. Nietzsche n'est le philosophe de la Volonté de puissance que parce qu'il est le Docteur de l'Eternel Retour. Penser à fond l'Eternel Retour c'est d'abord aller jusqu'à l'extrême nihilisme - selon Nietzsche, l'unique voie pour le surmonter. Mais que veut dire surmonter le nihilisme? Est-ce seulement possible? La réponse sera donnée dans la seconde partie, à partir de quoi la pensée de Nietzsche n'est plus seulement repensée selon ses données propres - mais dans un contexte à la fois actuel et plus lointain: à savoir dans quel sens nous en sommes à la fin de la pensée des Temps modernes et en quoi tout ce qui a précédé veut que nous assistions à la fin de la métaphysique occidentale. Celui qui la porte à son achèvement est précisément l'antimétaphysicien Nietzsche. Penser à fond le nihilisme - penser à fond l'absence de fondement de la vérité de l'Etre -, voilà seul qui peut fonder l'essence humaine. Si le nihilisme est insurmontable, parce qu'il répond au retrait de l'Etre, en revanche surmonter la métaphysique reste désormais la seule voie de la pensée: penser l'Etre en dehors de la métaphysique de l'étant, c'est réapprendre à penser.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.