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1. Les positions métaphysiques fondamentales de la pensée occidentale ; 2. Pour s'exercer à la pensé
Heidegger Martin ; Boutot Alain
GALLIMARD
35,00 €
Épuisé
EAN :9782073019059
Ce volume réunit les notes et les protocoles de deux "séminaires" que Heidegger a tenus durant les semestres d'hiver 1937-1938 et 1941-1942 à l'université de Fribourg-en-Brisgau. Dans le premier de ces séminaires, Heidegger explore la manière dont la question directrice de la métaphysique : "qu'est-ce que l'étant ? ", a été traitée par différents penseurs de la tradition occidentale, et dégage leur position métaphysique fondamentale où s'exprime leur thèse sur l'être. Il montre que toute l'histoire de la métaphysique peut être placée sous un seul et même titre : "être et pensée", et qu'elle se confond à ce point de vue avec l'histoire de l'idéalisme et du platonisme, dans laquelle l'être comme tel demeure manquant. Le second séminaire est centré sur la question de la vérité envisagée à partir de deux figures majeures de la pensée occidentale, Héraclite et Nietzsche. Heidegger y revient longuement sur la conception traditionnelle de la vérité comme accord de la représentation et de la chose et rappelle qu'elle repose sur une vérité plus originaire à peine entrevue par les Grecs qui a été occultée à l'époque moderne par la relation sujet-objet. A travers la série des questions abordées, ce séminaire veut être d'abord et avant tout un "apprentissage" à la pensée philosophique elle-même, et nous livre à ce titre un aperçu inédit sur la pédagogie heideggérienne.
Ce cours, professé en 1935, est un jalon important entre Etre et Temps et l'oeuvre ultérieure de Heidegger.Son originalité consiste à présenter la métaphysique à partir des corrélatifs traditionnels de l'être : devenir, apparence, pensée, valeur. Le tiers du volume est consacré à l'opposition de l'être et du penser, décisive pour le destin de l'Occident. Nous voyons en effet comment celui-ci est lié à la naissance de la métaphysique et à son déclin, déjà présent en germe dans le "grand commencement" grec.Des interprétations d'Héraclite, de Parménide et même de Sophocle nous montrent la pensée originelle comme une violence productrice qui fait paraître l'être (la physis) dans le recueillement du logos, et la fin du cours évoque, chez Platon déjà, la séparation qui s'opère entre l'être et ses corrélats et finira par réduire l'être à l'étant et la pensée au point de vue.
Cette oeuvre de Martin Heidegger constitue l'étape ultime d'un long itinéraire de pensée. Commencé en 1916 (Doctrine des catégories et de la signification), il s'est révélé de plus en plus distinctement, au cours des années et des oeuvres, comme orienté vers la relation qu'entretiennent, depuis leur origine, être et parole.Six textes jalonnent cet acheminement : La parole, La parole dans le poème, D'un entretien de la parole, Le déploiement de la parole, Le mot, Le chemin vers la parole (quatre conférences, un essai et un dialogue). Le titre nomme une insigne expérience de la parole. Comprenons d'abord : l'expérience que fait la pensée face à la parole. "Faire une expérience, dit le livre, c'est atteindre quelque chose en passant par un chemin." Ce qui est atteint dans cet acheminement de la pensée à la parole, c'est une vue de la parole. En cette vue, la parole ne se distingue plus de son déploiement, de la manière dont elle vient à être. Acheminement vers la parole, dès lors, ne signifie plus l'itinéraire emprunté par la pensée pour venir en face de la parole, mais, à proprement parler, le "mouvement" dont la parole est l'aboutissement.Tout le livre culmine dans la tentative de dire la nature de ce "mouvement", autrement dit : comment s'appelle cela, qui chaque fois et toujours s'achemine vers la parole.
Une prise de position à l'égard de la pensée nietzschéenne" - soit une "explication" avec Nietzsche -, telle est la définition que Heidegger lui-même donne du présent ouvrage. Celui-ci réunit les leçons de 1936 à 1940, à l'Université de Fribourg-en-Brisgau, ainsi que les digressions à partir du texte des leçons, développées entre 1940 et 1946. Publié en deux tomes - la fin du premier coïncidant avec celle précipitée du semestre de 1940 -, l'ouvrage pourrait aisément être pris, sinon pour deux ouvrages distincts, du moins pour deux parties offrant respectivement une approche différente de la pensée de Nietzsche et du même coup uni tournant de la pensée heidegggérienne. La première partie (soit les leçons de 1936 à 1940) constitue spécifiquement une exégèse des énoncés nietzschéens et s'assigne pour tâche essentielle de démontrer, à l'encontre de toutes les interprétations des commentateurs jusqu'alors, que la notion de Volonté de jouissance et la pensée de l'Eternel Retour du Même forment une totalité indissoluble et non pas une incohérence. Nietzsche n'est le philosophe de la Volonté de puissance que parce qu'il est le Docteur de l'Eternel Retour. Penser à fond l'Eternel Retour c'est d'abord aller jusqu'à l'extrême nihilisme - selon Nietzsche, l'unique voie pour le surmonter. Mais que veut dire surmonter le nihilisme? Est-ce seulement possible? La réponse sera donnée dans la seconde partie, à partir de quoi la pensée de Nietzsche n'est plus seulement repensée selon ses données propres - mais dans un contexte à la fois actuel et plus lointain: à savoir dans quel sens nous en sommes à la fin de la pensée des Temps modernes et en quoi tout ce qui a précédé veut que nous assistions à la fin de la métaphysique occidentale. Celui qui la porte à son achèvement est précisément l'antimétaphysicien Nietzsche. Penser à fond le nihilisme - penser à fond l'absence de fondement de la vérité de l'Etre -, voilà seul qui peut fonder l'essence humaine. Si le nihilisme est insurmontable, parce qu'il répond au retrait de l'Etre, en revanche surmonter la métaphysique reste désormais la seule voie de la pensée: penser l'Etre en dehors de la métaphysique de l'étant, c'est réapprendre à penser.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.