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LES ORBITES DES PLANETES
HEGEL
VRIN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782711601738
Pendant une pause de la tourmente napoléonienne, un jeune philosophe de 30 ans demande à enseigner dans la prestigieuse Université de Iena, administrée par Goethe et récemment illustrée par les cours de Fichte. Il présente une thèse latine sur la liberté des planètes et l'harmonie du cosmos, où il critique assez minutieusement la mécanique et l'astronomie du vieux Newton, désormais dépassées par la nouvelle physique des " forces vives " et des " totalités organiques " (la " Philosophie de la Nature " réactivée par Goethe, Baader et Schelling). Cet opuscule très peu connu, et traduit ici en français pour la première fois, contient déjà certaines idées séduisantes, par exemple sur l'unité indissoluble entre force et matière (dans la ligne de Leibniz), ou sur le remplissement réglé de l'Univers (c'est l'héritage de Kepler et des anciens Grecs), idées que le philosophe développera dans son système ultérieur. Malheureusement sa critique de Newton comporte des contresens injustifiables et désolants, qu'il répétera toute sa vie. En fin de compte, Hegel n'a pas compris ce qu'avait apporté Newton. Ce constat éveille bien des interrogations : comment la philosophie du XVIIIe siècle a-t-elle accueilli la mécanique nouvelle ? (Dans son importante préface, D. Dubarle apporte sur ce point des précisions inédites, notamment à propos de Kant). La " science " dont Hegel se réclame, et sa descendance après lui (Marx entre autres), a-t-elle rien à voir avec celle de Newton ?
Résumé : " Quelle que fut la puissance avec laquelle Hegel concentrait par la pensée le monde phénoménal, il lui était impossible cependant dans le cours d'un semestre de dominer entièrement l'inépuisable matière de l'histoire. [... ] Son premier exposé de l'hiver 1822-23 avait principalement pour fin l'évolution du concept de philosophie et voulait montrer comment celui-ci constitue en fait le fond de l'histoire [... ]. La Chine et l'Inde n'étaient que des exemples pour montrer de quelle manière on comprend philosophiquement un caractère national [... ]. Mais, c'est avec prédilection qu'il s'arrêtait aux Grecs pour lesquels il conservait toujours un enthousiasme juvénil ; et après avoir brièvement considéré le monde romain, il cherchait enfin à ramasser en un petit nombre de leçons le moyen-âge et les temps modernes, car [... ] là où dans le monde chrétien, la pensée ne demeure plus cachée dans la foule des phénomènes, mais s'annonce elle-même et se révèle dans l'histoire, la philosophie peut concentrer son exposé, n'ayant qu'à indiquer l'idée motrice. [... ] Chez Hegel, chacune de ses leçons constituait un acte nouveau de la pensée, chacune n'exprime par suite que la forme philosophique qui animait l'esprit à ce moment. "
Quand nous parlons ici de droit, nous n'entendons pas seulement le droit civil, comme on le fait d'ordinaire, mais la moralité, la vie éthique et l'histoire universelle qui, elles aussi, rentrent dans sa sphère, parce que le concept unit les pensées selon la vérité. [... ] Cette réalité, en tant qu'existence empirique du libre vouloir, est le droit, qu'il ne faut pas prendre seulement dans le sens limité du droit juridique, mais dans un sens plus général, englobant l'existence empirique de toutes les déterminations de la liberté. [... ] Le droit est la liberté en général en tant qu'Idée. [... ] Mais chaque niveau du développement de l'Idée de la liberté a son droit propre, parce que ce niveau représente l'existence empirique de la liberté dans une de ses déterminations. [... ] La moralité, la vie éthique, l'intérêt de l'Etat sont chacun d'eux un droit spécifique, parce que chacune de ces figures est une détermination et une manifestation de l'existence empirique de la liberté. "