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Leçons sur le droit naturel et la science de l'Etat (Heidelberg, semestre d'hiver 1817-1818)
Hegel Georg-Wilhelm-Friedrich
VRIN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782711615834
Au cours du semestre d'hiver 1817-1818, à l'université de Heidelberg, Hegel prononça une série de leçons intitulées " Droit Naturel et Science de l'État " (sous-titre des Principes de la philosophie du droit publiés trois ans plus tard), dont on peut considérer à bon droit qu'elles constituent la première philosophie du droit. Ces leçons nous sont parvenues sous la forme du manuscrit d'un auditeur, Peter Wannenmann, étudiant en droit, qui rédigea une transcription fidèle et exhaustive de l'enseignement oral de Hegel. Le présent ouvrage offre une traduction complète du manuscrit Wannenmann, lequel, outre les leçons de Heidelberg, donne aussi à lire les remarques de l'introduction au cours tenu à Berlin en 1818-1819. La traduction est accompagnée d'une présentation et d'un appareil critique établissant la portée philologique et philosophique du manuscrit au sein du corpus de la philosophie du droit hégélienne. Par leur ampleur insoupçonnée, les innombrables passages qui annoncent le livre et en complètent la lecture, les nombreux autres passages qui s'en écartent tout aussi significativement et renouvellent son interprétation, les leçons de Heidelberg " sur le droit naturel et la science de l'État " forment un document indispensable pour l'étude de l'évolution et du contenu de la philosophie juridique, morale, et politique de Hegel.
Le premier tome de la correspondance de Hegel groupe des lettres qui s'échelonnent de 1785 à 1812, c'est-à-dire jusqu'à la première année de son mariage et à la publication du premier tome de la Logique, dont une lettre nous apprend que la doctrine de l'être fut rédigée pendant les six premiers mois de la vie conjugale. La Phénoménologie avait déjà paru et il commence à être connu du public cultivé. Dans cette correspondance qui, pour mériter son nom, nous fournit le plus souvent les réponses des destinataires, nous apprenons à mieux discerner le visage de Hegel dont certains aspects n'étaient guère connus: Hegel quittant une première chaire de philosophie à Iéna pour devenir journaliste à la Gazette de Bamberg à la recherche de nouvelles et de reporters, Hegel directeur du gymnase de Nuremberg, soucieux de pédagogie, accablé de soucis administratifs et pécuniaires. Ce philosophe en qui l'on a tendance à ne voir qu'un pur intellectuel, entièrement dominé par sa cérébralité, apparaît comme un homme capable de sentiments tendres et d'attachement à ses amis, parmi lesquels on retrouve ses anciens condisciples Schelling et Hölderlin, comme un amoureux envoyant des poèmes à sa fiancée, Marie Von Tucher.
Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770 - 1831), a dit Alain, est "l'Aristote des temps modernes, le plus profond des penseurs et celui de tous qui a pesé le plus sur les destinées européennes". Les Principes de la philosophie du droit ont été publiés en 1821 à Berlin. Hegel "a voulu réconcilier, écrit Jean Hyppolite, la subjectivité chrétienne infinie avec l'idéal de la cité antique, selon lequel l'Etat est pour le citoyen le but final de son monde. Il a voulu maintenir au sein de l'Etat le libéralisme bourgeois tout en affirmant que l'Etat était au-dessus de la société civile... Ces oppositions, celle du christianisme et de l'Etat terrestre, celle de l'homme privé et du citoyen, du monde économique et de l'Etat politique, sont encore nos oppositions".
Ce troisième et dernier volume de la Correspondance de Hegel s'étend de l'année 1823 jusqu'à sa mort survenue en 1831. Durant ces années où Hegel consacre presque toute son activité à son enseignement à l'Université de Berlin, commence à se former une école hégélienne étroitement attachée à sa doctrine et, malgré les attaques hargneuses de ses adversaires, Hegel apparaît comme le maître incontesté de la philosophie allemande.Au premier rang de ses admirateurs, il convient de citer Victor Cousin, auquel le lie une étroite amitié dont leur correspondance apporte le témoignage, et qui s'efforce de faire connaître en France la philosophie hégélienne. La dédicace à Hegel de la traduction du Gorgias de Platon par Cousin, que nous publions en annexe avec d'autres documents, exprime avec chaleur cette amitié et cette admiration.On lira avec un intérêt particulier les lettres adressées par Hegel à sa femme lors de son voyage à Paris ("cette capitale du monde civilisé") en septembre 1827, et dans lesquelles s'exprime, en même temps que sa reconnaissance pour l'accueil amical de Cousin, son intérêt vif pour les formes les plus diverses de la culture française, qu'il s'agisse du musée du Louvre, d'une illustre tragédienne du théâtre Français ou d'un pèlerinage à Montmorency en mémoire de Jean-Jacques Rousseau.
La Logique et la Métaphysique de Iéna se présentent comme un «fragment», c'est-à-dire non seulement comme un texte relativement lacunaire, mais surtout comme un élément du Système, dans lequel pourtant le Système se trouve présenté tout entier. Cette ?uvre, écrite durant les dernières années du séjour à Iéna, au moment où s'élaborait le projet de la Phénoménologie de l'Esprit, répond au dessein spéculatif formulé par Hegel dès la période de Francfort.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Maintenant, tu demanderas : qu'est donc le détachement, pour qu'il cache en lui pareille puissance ? Le vrai détachement signifie que l'esprit se tient impassible dans tout ce qui lui arrive, que ce soit agréable ou douloureux, un honneur ou une honte, comme une large montagne se tient impassible sous un vent léger." Une méditation lumineuse, une parole vivante conviant à l'apaisement et à la contemplation.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Quarante-six articles sur Hegel jalonnent les soixante-dix-neuf années d'existence de La Pensée (1939-2018). Ce chiffre doit être doublé si on prend en compte les textes qui font à Hegel une large place, des textes sur l'histoire, la dialectique, l'aliénation, le "renversement" marxien, mais aussi la colonisation, l'art... En présentant ce Pense [R] Hegel, nous apportons un double témoignage, celui d'une histoire intellectuelle de notre revue et celui de ses rapports complexes au marxisme et à sa (réputée) source, ainsi qu'à Hegel lui-même. Yves Vargas
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Bienenstock Myriam
L'histoire mondiale est le progrès dans la conscience de la liberté ": cette leçon magistrale, quintessence de La Philosophie de l'histoire - le livre le plus lu, peut-être aussi le plus discuté de Hegel - sous-tend toute son oeuvre. Hegel donnait régulièrement des cours sur la philosophie de l'histoire, mais ne publia pas ses manuscrits lui-même. La nouvelle traduction française présentée ici tranche avec les anciennes éditions de l'ouvrage, qui dépendaient de compilations de notes d'origines diverses, faites après la mort de Hegel. Elle a été établie en tenant compte des recherches éditoriales les plus récentes et se fonde sur des manuscrits de Hegel et sur la copie de l'un de ses cours. Dans un Dossier complémentaire figurent également des extraits d'autres travaux de Hegel sur l'histoire, ainsi qu'un choix de textes rédigés par plusieurs auteurs, contemporains de Hegel mais aussi postérieurs à lui, héritiers ou au contraire adversaires. Cet ensemble fait de ce volume un exceptionnel instrument de travail sur la philosophie de l'histoire, discipline qui suscite aujourd'hui un net regain d'intérêt, à la mesure de nos questionnements sur l'histoire et sur la politique."