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Système de la vie éthique
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Taminiaux Jacques
PAYOT
27,50 €
Épuisé
EAN :9782228884709
Le Système de la vie éthique (1802-1803), traduit pour la première fois en français, est l'un des premiers grands écrits de philosophie politique de Hegel : il s'agit d'un texte de jeunesse fondamental en ce que Hegel y opère le passage d'une approche globale et articulée de la praxis humaine à la construction véritable d'un système de l'éthicité. S'y découvre, en outre, l'annonce des grands thèmes de la Philosophie du droit (1821). Le Système décrit l'édification de la vie éthique à partir de ses déterminations les plus immédiates jusqu'à la perfection de son idée, entendue comme Identité des modes d'être opposés. C'est dans une irrésistible tendance à l'unification que le texte trouve son principe de fonctionnement. Si Hegel fait du peuple le site de la vie éthique absolue, là où l'universel est la vie même de la multiplicité des individus empiriques, le système qu'il propose n'est rien moins que progressiste ; ce qui remet en question le jacobinisme du jeune Hegel. Pour Jacques Taminiaux, le Système de la vie éthique, "premier traité dialectique de philosophie sociale et politique", est l'occasion, dans une distance prise à l'égard des réponses de Lukacs, Marcuse et Habermas, d'une interrogation radicale : La dialectique permet-elle de penser le politique ? - Le discours hégélien n'est-il pas tributaire d'une ontothéologie fondatrice et, plus encore, d'une pensée de l'identité ? - La prétention à la totalité n'est-elle pas la domination la plus profonde ? - Le fantasme de la satisfaction absolue n'est-il pas le point aveugle de la pensée dialectique du politique ? - Pourquoi la pensée dialectique, merveilleux instrument de repérage des contradictions, ne parvient-elle à les repérer qu'en prétendant détenir l'ultime secret de leur abolition ?
En juillet 1796, Hegel, alors âgé de vingt-cinq ans, part en randonnée dans les Alpes bernoises en compagnie de trois précepteurs saxons. C'est sa première (et dernière) expérience de la haute montagne. A travers la manière dont le jeune Hegel découvre les Alpes, il ne s'agit pas pour nous de déceler seulement un regard individuel, mais surtout de faire ressortir la tradition qui façonne le regard, l'oriente et l'anime. Car une vue sur les montagnes n'est jamais vierge, si ingénue qu'elle puisse paraître. Cette vision est toute pénétrée d'une compréhension qui s'est élaborée au cours du XVIIIe siècle, à travers l'appréhension de la nature par l'art.
Le deuxième tome de la Correspondance de Hegel nous montre le philosophe s'élevant jusqu'au faîte de sa renommée et conquérant l'estime des meilleurs esprits de son temps - en particulier celle de Goethe, avec lequel il entretient une correspondance assez active, et qui est heureux de le compter parmi les plus fervents adeptes de sa théorie des couleurs. Cette ascension est d'abord marquée par la nomination de Hegel à la chaire de philosophie de Heidelberg - autrefois refusée par Spinoza -, où il enseigne de 1816 à 1818 et où il a l'occasion d'exposer pour la première fois ex cathedra l'ensemble de sa doctrine, résumée dans son Encyclopédie des sciences philosophiques (1817). En 1818, il est appelé à occuper à Berlin la chaire demeurée vacante depuis la mort de Fichte, et cette nomination marque le couronnement de sa carrière. Devenu désormais prussien d'esprit et de coeur (comme ses lettres en font foi), il voit dans la monarchie prussienne le régime le plus conforme aux conceptions politiques qu'il a exposées dans ses Fondements de la philosophie du droit (1821).
Ce troisième et dernier volume de la Correspondance de Hegel s'étend de l'année 1823 jusqu'à sa mort survenue en 1831. Durant ces années où Hegel consacre presque toute son activité à son enseignement à l'Université de Berlin, commence à se former une école hégélienne étroitement attachée à sa doctrine et, malgré les attaques hargneuses de ses adversaires, Hegel apparaît comme le maître incontesté de la philosophie allemande.Au premier rang de ses admirateurs, il convient de citer Victor Cousin, auquel le lie une étroite amitié dont leur correspondance apporte le témoignage, et qui s'efforce de faire connaître en France la philosophie hégélienne. La dédicace à Hegel de la traduction du Gorgias de Platon par Cousin, que nous publions en annexe avec d'autres documents, exprime avec chaleur cette amitié et cette admiration.On lira avec un intérêt particulier les lettres adressées par Hegel à sa femme lors de son voyage à Paris ("cette capitale du monde civilisé") en septembre 1827, et dans lesquelles s'exprime, en même temps que sa reconnaissance pour l'accueil amical de Cousin, son intérêt vif pour les formes les plus diverses de la culture française, qu'il s'agisse du musée du Louvre, d'une illustre tragédienne du théâtre Français ou d'un pèlerinage à Montmorency en mémoire de Jean-Jacques Rousseau.
Le premier tome de la correspondance de Hegel groupe des lettres qui s'échelonnent de 1785 à 1812, c'est-à-dire jusqu'à la première année de son mariage et à la publication du premier tome de la Logique, dont une lettre nous apprend que la doctrine de l'être fut rédigée pendant les six premiers mois de la vie conjugale. La Phénoménologie avait déjà paru et il commence à être connu du public cultivé. Dans cette correspondance qui, pour mériter son nom, nous fournit le plus souvent les réponses des destinataires, nous apprenons à mieux discerner le visage de Hegel dont certains aspects n'étaient guère connus: Hegel quittant une première chaire de philosophie à Iéna pour devenir journaliste à la Gazette de Bamberg à la recherche de nouvelles et de reporters, Hegel directeur du gymnase de Nuremberg, soucieux de pédagogie, accablé de soucis administratifs et pécuniaires. Ce philosophe en qui l'on a tendance à ne voir qu'un pur intellectuel, entièrement dominé par sa cérébralité, apparaît comme un homme capable de sentiments tendres et d'attachement à ses amis, parmi lesquels on retrouve ses anciens condisciples Schelling et Hölderlin, comme un amoureux envoyant des poèmes à sa fiancée, Marie Von Tucher.
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.