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L'empire de l'illusion. La mort de la culture et le triomphe du spectacle
Hedges Chris ; Calvé Nicolas
LUX CANADA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782895962649
La culture de l'illusion est une forme de pensée magique grâce à laquelle des prêts hypothécaires sans valeur se transforment en richesse, la destruction de notre assise manufacturière se transforme en possibilité de croissance, l'aliénation et l'anxiété se transforment en conformisme pétulant, et un Etat qui mène des guerres illégales et administre des colonies pénitentiaires où l'on pratique ouvertement la torture à l'étranger devient la plus grande démocratie du monde." Avec son bonheur de façade et ses émotions fabriquées, la culture de l'illusion étend son emprise sur les Etats-Unis. D'un salon de l'industrie de la pornographie à Las Vegas aux plateaux de la télé-réalité, en passant par les campus universitaires et les séminaires de développement personnel, Chris Hedges enquête sur les mécanismes qui empêchent de distinguer le réel des faux-semblants et détournent la population des enjeux politiques réels. Le portrait qui s'en dégage est terrifiant : régie par les intérêts de la grande entreprise, la culture américaine se meurt aux mains d'un empire qui cherche à tirer un maximum de profit de l'appauvrissement moral, intellectuel et économique de ses sujets.
Résumé : Ecrit à la suite des attentats terroristes de septembre 2001, publié alors que se préparait l'invasion de l'Irak de 2003, cet essai cherchait à dissuader les Américains de faire une analyse manichéenne des conflits à l'oeuvre dans cette région et de vouloir les résoudre par la force. Le moins qu'on puisse dire, c'est que Hedges ne fut pas écouté : les retombées militaires et politiques des décisions prises à l'époque par les Etats-Unis dépassent ses prédictions les plus noires. La réflexion de Hedges sur la guerre est plus que jamais pertinente aujourd'hui, peut-être surtout pour la France, qui, face aux mêmes "démons" que les Etats-Unis au début du siècle, se montre souvent tentée par la même rhétorique simpliste et les mêmes solutions désastreuses.
Hodges Miles ; Peyster Caroline de ; Heboyan Esthe
Miles Hodges né en 1990 est un écrivain, poète, slameur et performeur américain. Sa poésie urbaine et rythmée est profondément ancrée dans la ville de NY qui, dit-il, est le métronome de tous ses poèmes, lui donnant à la fois "l'inspiration, l'énergie et l'humilité nécessaires pour écrire" . Les éditions espaces & signes sont le premier éditeur en anglais et en français des textes de Miles Hodges.
La culture de l'illusion est une forme de pensée magiquegrâce à laquelle des prêts hypothécaires sans valeur setransforment en richesse, la destruction de notre assisemanufacturière se transforme en possibilité de croissance,l'aliénation et l'anxiété se transforment en conformismepétulant, et un Etat qui mène des guerres illégales etadministre des colonies pénitentiaires où l'on pratiqueouvertement la torture à l'étranger devient la plus grandedémocratie du monde." Avec son bonheur de façade et sesémotions fabriquées, la culture de l'illusion étend son emprisesur les Etats-Unis. D'un salon de l'industrie de la pornographieà Las Vegas aux plateaux de la télé-réalité, en passant par lescampus universitaires et les séminaires de développementpersonnel, Chris Hedges enquête sur les mécanismes quiempêchent de distinguer le réel des faux-semblants etdétournent la population des enjeux politiques réels. Leportrait qui s'en dégage est terrifiant: régie par les intérêts de lagrande entreprise, la culture américaine se meurt aux mainsd'un empire qui cherche à tirer un maximum de profit del'appauvrissement moral, intellectuel et économique de sessujets.
Les progressistes ont fait trop de concessions à l'élite du pouvoir. Ils ont succombé à l'opportunisme puis à la peur en entraînant avec eux leurs institutions. Ils ont renoncé à leur fonction morale. Ils n'ont pas dénoncé les abus des milieux d'affaires quand ils en avaient l'occasion, et ont banni de leurs rangs ceux qui osaient le faire. L'une après l'autre, ces institutions ont succombé à l'appât du gain, aux harangues patriotiques, à l'idéologie de la guerre permanente, à la peur des ennemis de l'intérieur comme de l'extérieur et à la méfiance à l'égard des militants de gauche, à qui l'élite progressiste devait jadis son honnêteté". De plus en plus puissant, l'Etat-entreprise n'a même plus à répondre à ses détracteurs progressistes. Les médias, les syndicats, les universités, les artistes et le Parti démocrate se sont tous inclinés devant la grande entreprise et, bordés de leur prétendue neutralité, défendent désormais les intérêts de celle-ci dans une consternante pantomime de démocratie. l'élite progressiste américaine, détachée du monde, dépourvue de toute crédibilité, a déserté la tribune politique, cédant la place au populisme d'extrême droite. A la fois récit du naufrage volontaire du contre-pouvoir, depuis la Première Guerre mondiale jusqu'à l'invasion de l'Irak, et constat d'un alarmant vide idéologique, ce livre salue aussi les révoltés, libres parias, qui persistent à épuiser le champ du possible.
Cinq fenêtres grand ouvertes sur la plus austère des saisons, comme autant de façons d'en proposer une histoire sociale et culturelle. Cet essai, poétique et abondamment documenté, puise dans l'art, le sport, l'urbanisme et l'histoire pour décrire les mille facettes de l'hiver : le chauffage au charbon, le patin, l'art romantique, les grandes explorations polaires, les fêtes de fin d'année, la littérature russe, l'art pictural japonais, le hockey ou la retraite de Russie de Napoléon. Avec élégance et érudition, Adam Gopnik sonde aussi les sentiments et attitudes qu'inspire la saison et montre comment ceux-ci changent avec le temps et la distance, donnant ainsi à lire une représentation commune et humaine du froid et de la neige. L'hiver, qu'on ne trouve jamais aussi beau qu'à travers les fenêtres givrées d'une demeure chaude et protectrice, évoque aussi une grande vérité anthropologique : c'est toujours de l'intérieur que nous appréhendons le mieux le monde extérieur.
Résumé : Cette édition au format poche rassemble un inédit, Politique de l'extrême centre, en plus de La médiocratie et "Gouvernance", deux opus d'Alain Deneault qui traitent de la révolution anesthésiante à laquelle nous poussent les théories du management et la propension aux petits arrangements institutionnels qui caractérisent les dernières décennies. Parce que les glaciers fondent, parce que le désert avance, parce que les sols s'érodent, parce que les déchets nucléaires irradient, parce que la température planétaire augmente, parce qu'une majorité d'écosystèmes se délitent, parce que l'Etat social s'écroule, parce que l'économie réduite à la finance s'aliène, parce que les repères philosophiques se perdent, notre époque n'a plus le luxe de se laisser conduire à la petite semaine par les médiocres qui dominent.
Je ne saurai jamais ce que pense un ver de terre ou un caillou. Il m'est cependant permis d'espérer comprendre Mathieu Bock- Côté, car on peut toujours aspirer à percer l'écorce d'une idée, même celles qui surgissent devant nous comme des phénomènes extraterrestres". Journal de bord d'une expérience de sociologie extrême, Mélancolies identitaires se penche sur le cas de Mathieu Bock-Côté, volubile conservateur, ennemi déclaré du "politiquement correct" , Québécois et fier de l'être, ce qui ne l'empêche pas de sévir dans l'Hexagone où la droite la plus infréquentable lui ouvre grand les bras. Si Mark Fortier a lu et écouté cet agitateur omniprésent pendant un an, c'est pour tenter de comprendre comment notre société a pu devenir une caisse de résonance pour des discours comme le sien. En effet, s'éloignant rapidement de son pré-texte, l'auteur dépeint un monde contemporain qui menace d'être dépourvu de lui-même et d'où la pensée est bannie, éclipsée par le verbiage dont le jeune pourfendeur de la "gauche progressiste" s'avère être un réel prodige. Un essai littéraire écrit dans les règles de l'art, où il sera surtout question d'hospitalité, d'ornithologie, des centres commerciaux et du père Noël. Mark Fortier est sociologue. Il a pratiqué un temps le métier de journaliste, puis enseigné à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et à l'Université Laval. Il est aujourd'hui éditeur chez Lux.
Drôle, ludique, didactique et sérieusement indispensable, le petit cours d’autodéfense intellectuelle de Normand Baillargeon Notre cerveau à beau être une merveille de la nature, il est loin d’être parfait lorsqu’il s’agit de raisonner. Certains le savent et en profitent pour nous embrouiller l’esprit à coups d’arguments malhonnêtes, de pseudo-démonstrations trompeuses et de quantités terribles de nombres assommants. Heureusement, Normand Baillargeon nous apprend avec humour comment ne pas nous laisser intimider par les assauts intellectuels des sophistes en tous genres. Clair et accessible, ce petit cours est néanmoins utile à tous, même aux défenseurs les plus aguerris de l’esprit critique. A mettre entre toutes les mains, donc. Robin