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Le ciel sera d'exil
Heboyan Esther
ESPACES SIGNES
14,00 €
Épuisé
EAN :9791094176948
Récit ou fiction ? Ce texte raconte le déchirement de l'exil, celui qui pousse hors de chez elle une famille turco-arménienne d'Istanbul dans les années 1960, celui qui vous fait rechercher fébrilement, parmi les vieilles photos jetées en vrac dans une boîte à chaussures, le sourire d'une mère, la moue d'un petit frère, la fierté d'un grand-père. Souvenirs que la nuit transforme en autant de cauchemars et le jour en autant de questions sans réponses. "Savions-nous que nous partirions un jour ? Et que notre ciel serait d'exil ? " Astrid, l'héroïne de ces pages, interroge ses souvenirs, nostalgiques et cocasses, intenses et drôles, persuadée d'y puiser à la fois la force pour chasser les souffrances du passé qu'ils dissimulent et l'émotion pour, enfin, retrouver la vie.
Deniz Cakir vit à Paris avec sa femme Pénélope depuis des années. Pour les besoins d'un documentaire revenant sur sa carrière d'écrivain, il part pour Istanbul où il espère retrouver Songül, sa maîtresse. Durant le vol, il convoque les fantômes de son passé, retraçant le parcours des différents membres de sa famille dans l'Europe du XXe siècle. Le temps d'un dernier voyage, Deniz tisse le fil de son destin façonné par les guerres et les déracinements et célèbre l'écriture comme ultime rempart face à l'oubli. D'un rivage à l'autre, Nedim Gürsel pose un regard intime et politique sur la Turquie d'hier et d'aujourd'hui.
Grâce à sa quête permanente de "choses qui enflamment [son] imagination", Jim Jarmusch occupe une place singulière dans le cinéma postmoderne américain et international. S'inspirant méticuleusement et avec enthousiasme de littérature, de philosophie, des arts visuels, de cartoons, de chansons et de musique, peintre des cultures et des paysages de l'ailleurs qui se veut à l'écoute des langues et accents du monde, Jarmusch cherche à "confondre et brouiller les éléments apparemment disparates" pour créer beauté et poésie. Depuis plus de trois décennies, un comique décalé, une narration contemplative, une structure épisodique, une intertextualité soulignée et des références transculturelles décrivent la condition humaine avec un désenchantement contenu et un ravissement distancié. Les 16 articles (rédigés en français et en anglais) qui composent Les Variations Jarmusch réinterrogent l'éthique et l'esthétique de l'un des cinéastes les plus originaux d'Indiewood.
Il a laissé une partie de lui-même là-bas, même s'il ne sait plus très bien d'où il vient." Ce recueil de neuf nouvelles restitue l'ambiance des familles marquées par l'exil et les souvenirs d'enfance sous forme de chroniques parfois loufoques où se mêlent une tonalité caustique et des bouffées de nostalgie. "Sur une immense terrasse blanche au dernier étage de l'immeuble, entre le royaume du Tout-Puissant qu'elle espérait bien atteindre un jour et le minaret du muezzin qu'elle apercevait chaque jour, ma grand-mère avait aménagé un petit poulailler." Les récits sont marqués par l'intemporalité des destins croisés et la difficulté d'être, mais toujours avec humour et tendresse. "Et des années plus tard, alors que tous avaient quitté la rue, la ville, le pays, il arrivait toujours un moment où l'un d'eux retrouvait, dans une langue désormais morte, parmi les souvenirs tendrement enfouis, le jour où Ava Gardner était passée par Harbiye au nord d'Istanbul." Un regard quelque peu désabusé sur l'exil qui disperse les choses, avec ces moments de fête, ces querelles autour du marc de café et ces saveurs de limonade glacée. Avec toujours le rappel d'une certaine étrangeté des lieux, des sons, des pratiques et des noms.
Sous la pluie, dans la brume ou sous le soleil, Londres, sans doute plus qu'une autre ville, convient à tous les genres cinématographiques, du réalisme au fantastique, du comique à l'horreur, de l'humour absurde à la comédie musicale. La Tamise, Big Ben, Buckingham, Tower Bridge, Carnaby Street ou Nothing Hill sont autant de décors devenus des protagonistes à part entière devant les caméras d'Alfred Hitchcock, Joseph Losey, Francis Ford Coppola, Ron Howard, Steve McQueen, David Lynch ou Stephen Frears.