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La NRF des années sombres. 1940-1941, des intellectuels à la dérive
Hebey Pierre
GALLIMARD
21,50 €
Épuisé
EAN :9782070726981
Juin 1940 - juin 1941 - L'Année Terrible, celle de tous les désespoirs, de tous les égarements. Une catastrophe, dont nul n'avait prévu l'ampleur, s'abat sur l'une des plus brillantes cohortes d'écrivains de notre histoire. Ecrivains mais, en même temps, intellectuels. Poussés par leur caractère ou les événements tous, ou presque, au cours des années trente, se sont mêlés des affaires de la Cité. Communisme, Action Française, P. P. F. de Doriot, Pacifisme militant,... tous ces mouvements eurent des représentants au sein même de La N. R. F. de Paulhan, leurs affrontements contribuant à maintenir cet "esprit N. R. F". qui permettait la cohabitation des contraires. Premier de nos étonnements : ni leur intelligence ni leur culture ni leurs convictions ne mirent ces hommes à l'abri du désarroi et des fautes. Les hommes de lettres furent aussi démunis, aussi perdus que n'importe lequel de leurs concitoyens. On aurait de la même façon pu croire qu'ils se réfugieraient dans le silence, au moins pour quelques temps. Erreur. Dès les premières semaines d'après-défaite, la vie "des lettres" reprend. Reprise souhaitée certes par l'Occupant, mais qui, semble-t-il, répondait à un besoin. Dès juillet 1940, Abetz charge Drieu de s'emparer de La N. R. F. , considérée comme une citadelle stratégique des Lettres. Cette reparution pose, encore aujourd'hui, bien des interrogations. Sur la morale, sur l'engagement et sur les comportements...
Résumé : De gens simples, on croit que leur destin est tout tracé. Mais il arrive que la notoriété s'abatte sur l'un ou l'une d'entre eux qu'elle jette alors dans l'imprévisible. Les métamorphoses ou les déraillements qu'elle entraîne peuvent être d'une grande diversité. Un bonheur peut naître d'une catastrophe, à supposer qu'elle soit médiatique. Le contraire est d'ailleurs tout aussi vrai. C'est ce qu'illustrent ces seize histoires qu'il est possible de trouver édifiantes. La rencontre d'un tueur en série peut marquer le début d'une fortune, le suicide d'un évêque apporte le bonheur à une fille de joie, la mort d'une pop star, loin de libérer son secrétaire, ombre négligeable, l'enchaîne à jamais... Ironie, cruauté et sagesse se mêlent ici avec bonheur. L'unité de ce recueil vient des retournements de situation où l'imagination de Pierre Hebey s'envole pour le plus grand plaisir du lecteur.
Résumé : On a toujours prétendu que le coup de foudre n'existait pas en amitié. C'est pourtant ce qu'Antoine et Jean-Charles, au sortir de leur enfance, auront connu. Rencontre capitale. Amitié profonde et réfléchie qui a su résister à toutes les épreuves, y compris, celle d'ordinaire fatale, d'une rivalité amoureuse. Etudiante admirée, convoitée, Belle, à l'époque, a choisi Jean-Charles. Antoine a surmonté sa souffrance, convaincu de s'être effacé devant un grand amour. Les turbulences auraient-elles des vertus thérapeutiques plus grandes que le recueillement ? Antoine sort de son été, prêt à reprendre le cours de ses désirs. Sans se douter du rôle dévastateur que va jouer Lili, la fille de Jean-Charles et de Belle. Une nouveau chapitre va s'écrire, en contrepoint, peut-être, du premier. Un charme, un bonheur constants. De la cruauté, de la dérision, mais aussi une infinie tendresse. Rien ne se passe comme prévu, mais on peut penser que tout aurait pu l'être. L'amitié connaît des complications aussi grandes que l'amour.
Le 21 février 1840, le père Thomas, religieux d'origine sarde résidant depuis de nombreuses années à Damas, ainsi que son serviteur disparaissent. Aussitôt les Chrétiens de la ville accusent les Juifs d'avoir "immolé" le religieux afin de recueillir son sang. Ce drame se produit moins de quatre mois après l'arrivée du premier consul de France en Syrie, le comte Ulysse de Ratti-Menton. Or un traité franco-turc de 1740 reconnaît aux diplomates français un droit de protection sur les catholiques de l'Empire ottoman. Le nouvel arrivé en profite pour mener l'enquête concernant ces disparitions. Sa conviction, dès les premières heures, est établie: les coupables sont les membres d'une famille juive de notables. Ave la police du Pacha, il va s'attacher à le démontrer. Le consul, que les méthodes d'interrogatoire orientales ne rebutent pas, bouclera son instruction en quelques semaines. Ses conclusions devront forcément déboucher sur des exécutions. Les communautés juives de France et d'Angleterre -alors que leurs pays sont au bord du conflit- décideront d'envoyer deux hommes pour sauver de prétendus coupables dont l'innocence paraît évidente. Henri Heine, en poste à Paris pour La Gazette d'Augsbourg, consacrera plusieurs articles à l'Affaire de Famas. Dès le 7 mai 1840, révolté par ce qu'il a pu apprendre, il écrit: "... tandis que nous rions et oublions... le bourreau exerce la torture et, martyrisé sur le chevalet de la question, le Juif de Damas avoue...". pour bien des historiens, cette affaire marquera une date importante.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.