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Sur l'amour de la vie et autres essais
Hazlitt William ; Bonnecase Denis
SANDRE
35,00 €
Épuisé
EAN :9782358211222
Révéré par Stevenson, Dickens ou, plus près de nous, par Virginia Woolf, William Hazlitt (1778-1830) est avec de Quincey le grand essayiste de l'Angleterre romantique. Ses prises de position intransigeantes l'ont néanmoins tenu à la marge de ses contemporains : défenseur de la Révolution française, que ses compatriotes tenaient le plus souvent pour un péril, pourfendeur d'une "bonne société" qu'il juge hypocrite et sans talent, ennemi farouche de la philosophie utilitariste alors en vogue, Hazlitt conçoit l'essai comme un exercice d'admiration, mais aussi de critique. Sur l'amour de la vie et autres essais rassemble des textes, pour la plupart inédits en français, aux thèmes variés, de l'art du voyage à celui de vivre pour soi-même, en passant par la vanité de la vie politique, les plaisirs de la vie dans la nature, la critique d'art (Hogarth, Poussin, Rembrandt et bien d'autres), les ressorts du sentiment nostalgique ou encore la littérature de son temps (Coleridge, Wordsworth...). Si son humour implacable nous vaut le bonheur de voir épinglés les bourgeois "ayant plus de gravité que d'intelligence", les bigots "qui ont une égale facilité à pêcher et à se repentir", ou encore le politicien "faiseur de guerre plein d'humanité", Hazlitt n'est pas seulement un satiriste : c'est aussi un enthousiaste, un chercheur de vérité qui, rompant avec les règles et les conventions néoclassiques, adopte ce style franc, presque familier, qui donne à la lecture de ses textes le charme de la plus déliée des conversations.
Hazlitt William ; Zanetta Julien ; Lombardo Patriz
Peu connu en France, William Hazlitt est l'un des plus importants essayistes en langue anglaise. Tour à tour familier, philosophe, rieur, grave ou nostalgique, le ton de Hazlitt varie constamment. L'acuité de son propos, sa culture philosophique, sa passion pour la peinture, ses réflexions sur l'humour et le spirituel font de lui un témoin fondamental du début du XIXe siècle. Dans ce recueil, les lecteurs trouveront dix-huit essais sur des questions aussi diverses que la valeur esthétique des Marbres d'Elgin, qui venaient d'être rapportés de Grèce, sur les drames shakespeariens ou sur les grands poètes de son époque, William Wordsworth et Samuel Taylor Coleridge.
La nature, à y regarder de plus près, semble faite d'antipathies sans quelque chose à haïr, nousperdrions le ressort même de la pensée et de l'action. La vie se changerait en une marestagnante si elle n'était agitée par les intérêts discordants et les passions déréglées des hommes.
Après La Solitude est sainte (Quai Voltaire, 2014), voici trois nouveaux essais de William Hazlitt. Ce romantique anglais avait la fibre romancière. Rien ne le passionnait tant que les rapports humains. Qu'il s'agisse du lien qui s'établit entre le peintre et son modèle, de la tension qu'éprouve inévitablement un être sensible devant quelqu'un qui l'exaspère, ou de deux champions de boxe qui s'affrontent, Hazlitt aime les mises en regard et les portraits parallèles à la Plutarque. Dans ces trois essais brillants et exaltants, il analyse toute une typologie de personnages à la loupe, avec le sang-froid d'un chirurgien. En quête de " types ", il caricature ergoteurs, fanfarons, bellâtres, rabat-joie... avec une truculence qui évoque la Commedia dell'arte. Ecrivain sceptique, spirituel, passionné et donquichottesque, Hazlitt adorait la provocation. On pourrait le situer entre Diderot et Stendhal, même si l'originalité et la virulence de ses points de vue rappellent davantage encore certains polémistes du XXe siècle, comme Pasolini et Christopher Hitchens. Hazlitt observait le monde avec l'oeil du portraitiste itinérant qu'il avait été dans sa jeunesse. C'est ce qui donne à ses essais une pertinence réaliste. Vifs, brefs, plaisants, débraillés et riches en détails, ces textes ont d'abord paru dans des revues avant d'être réunis en volume. Ils ont été écrits pour être lus à voix haute, à l'occasion de conférences. Le timbre si singulier de cette voix d'il y a deux siècles nous enchante encore aujourd'hui.
A la parution de ce livre-objet légendaire, en 1955, la presse s'enthousiasmait : "Une merveilleuse petite machine." Beaux-Arts "Très certainement le plus grand humoriste français vivant." Témoignage chrétien "Pour la première fois, croyons-nous, l'édition française vient de faire paraître un véritable chef-d'oeuvre du genre." La Dernière Heure "Depuis Freud jusqu'à Breton, de Bosch à Dalí, de Jean Paul à Henri Michaux, aucune tentative de fixer l'univers du rêve ne s'est à tel point identifiée au rêve lui-même." Contacts "On se croirait dans l'un de ces palais magiques dont les perspectives ne sont jamais fixes ou bien dans un monde dont le nombre de dimensions serait variable." L'Express
Pomerand Gabriel ; Baratier Jacques ; Dussert Eric
Résumé : Ecrit en 1949, publié l'année suivante, ce "grimoire" nous vie à la traversée d'un quartier incorruptible au sein d'un monde qui s'écroule : celui de Saint-Germain-des-Prés. C'est sous des oripeaux poético-sociologiques que se révèle ce ghetto halluciné et déroutant, "bague au doigt de Paris". En une vision quasi mythologique, Pomerand en restitue les beuglants, les voyous, les ivrognes, l'église "l'unique sauvage du quartier" , les putains intellectuelles, le jazz et les "pouètes" (on y croise notamment Cocteau, Vian ou encore Sartre). En regard de ce long poème ardent qui préfigure les expérimentations de la beat generation, "L'Archange" Pomerand donne quarante-sept planches métagraphiées : manières de rébus faisant chanter les signes, elles viennent habiller le texte et lui insuffler une symbolique nouvelle, donnant à cette oeuvre majeure le ton d'"un cran d'arrêt dans le verbiage".
Cet essai pose la question de notre condition géographique à la faveur de la redécouverte de deux figures de l'Angleterre du premier XIXe siècle : William Gilpin (1724-1804) et John Thelwall (1764-1834). Le premier, qui, avec sa théorie de la beauté pittoresque, cherche à faire valoir l'atmosphère des sites tourmentés, influença Thoreau et les peintres américains de la nature. Le second, lecteur de Gilpin, marqua la sensibilité romantique anglaise, notamment ses compagnons Coleridge et Wordsworth. Si Gilpin inaugure une nouvelle façon de considérer l'espace, lequel cesse de n'être qu'un panorama — l'émotion naît du contact physique avec la nature et non plus seulement de sa représentation artistique —, Thelwall insuffle une dimension supplémentaire : ses observations, à la fois sensibles à la nature et attentives à ceux qui l'habitent, conduisent ce poète-paysan excentrique à développer une perception où philosophie de la nature et philosophie sociale sont inséparables.
Bernd Manuel Weischer est un orientaliste allemand. Né en 1937, disciple de l'illustre arabisant Cari Brockelmann, il est un des derniers représentants éminents de l'école orientaliste allemande, possédant une formation philologique irréprochable et une maîtrise parfaite tant de l'arabe que du persan. Il a publié de nombreux essais sur Attar, sur Kirmani, sur la mystique musulmane ainsi qu'un volumineux corpus de textes protochrétiens traduits du vieil éthiopien et un autre corpus traduit du grec sur la symbolique chrétienne. Il a passé sa vie dans plus d'une dizaine de pays musulmans où il a enseigné dans les universités, donné des conférences et travaillé comme conseiller pour divers organismes allemands et internationaux. C'est ce parcours qui va de l'Indonésie en passant par les Emirats, l'Afghanistan, le Sénégal jusqu'au Maroc où il vit aujourd'hui dont il nous relate les étapes dans ce livre à la fois savant et personnel.