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Hegel et son temps. Leçons sur la genèse et le développement, la nature et la valeur de la philosoph
Haym Rudolf ; Osmo Pierre
GALLIMARD
35,50 €
Épuisé
EAN :9782070782628
Hegel et son temps, publié en 1857, est la seconde grande biographie de Hegel qui, après celle de Karl Rosenkranz. parue en 1841, a contribué de manière décisive à fixer l'image du philosophe pour la postérité. Sou auteur, Rudolf Haym, professeur de littérature allemande, est également un publiciste de renom engagé dans les luttes politiques de son temps (il a été député au Parlement de Francfort en 1848 et il sera, à partir de 1866, député au Parlement prussien). Venant treize ans après Rosenkranz et vingt-six ans après la mort de Hegel, il a pu disposer d'un recul historique qui le rend contemporain de la désagrégation de I"" École hégélienne ", et nourrit un autre regard qui se veut plus critique, sur la vie, l'oeuvre et l'époque du philosophe disparu. À ce titre, en même temps qu'il fournit un complément instructif à la Vie de Hegel de Rosenkranz, l'ouvrage de Haym constitue un authentique contrepoint à la version de son prédécesseur, au point d'alimenter le courant anti-hégélien qui se développe alors en Allemagne à la faveur du retour au kantisme et au nom d'une idéologie à la fois libérale et nationale. En s'attaquant en particulier au système de Hegel explicitement accusé d'avoir dévalorisé la liberté et l'individu et de s'être institué le porte-parole de l'absolutisme royal et de la Restauration, Haym inaugure la lignée des interprètes de la philosophie hégélienne qui font de la contestation de son rationalisme une cause politique de première importance. La lecture de Hegel reste aujourd'hui encore suspendue au problème dont il a ainsi fixé les ternies."
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
La difficulté de l'hégélianisme est légendaire. Elle tient à l'abstraction de l'oeuvre hégélienne et à son organisation " systématique ". Mais aussi à ses paradoxes : affirmation des pouvoirs de l'esprit mais aussi du caractère inéliminable du sensible, attachement à la raison et néanmoins invocation constante de l'expérience, valorisation du " tout " qu'accompagne un éloge répété de la liberté individuelle... Sont-ce là des contradictions mortelles ? Une manière de répondre à cette question est de noter que Hegel, comme il le revendique d'ailleurs, est le fils de son temps, lequel est un temps de bouleversement. Hegel est le témoin du passage de l'Ancien Régime à l'Europe post-révolutionnaire. En science, il assiste au débat entre la vision mécaniciste et la vision organiciste de la nature ; en art, à l'affrontement du classicisme et du romantisme ; en religion, au conflit de la foi et du savoir... L'originalité de l'hégélianisme est de considérer la contradiction comme inévitable. Mais de ne pas s'y arrêter non plus. Car il y a à ses yeux, dans l'expérience, une tendance fondamentale à l'unification – à la " réconciliation " – des opposés. Un des buts de cet ouvrage est de montrer la puissance d'une philosophie qui refuse de s'enfermer dans une doctrine singulière, et cherche le principe qui, de l'intérieur, pourrait unifier l'ensemble des points de vue et des objets de la pensée.
La philosophie hégélienne a connu ses heures de gloire mais aussi bien des revers de fortune. Elle a profondément inspiré des courants et des doctrines divers et possède une postérité très riche. Pourtant, elle est aussi l'objet des critiques les plus fortes portées contre l'esprit de système et l'exigence de totalisation. Certains des thèmes qu'elle a introduits, devenus plus que célèbres, comme la négation de la négation, la fin de l'histoire, la ruse de la raison, le savoir absolu et la dialectique du maître et de l'esclave, font maintenant écran, comme un miroir déformant qui rend difficile une lecture de l'oeuvre qui ne soit pas une caricature. Ce livre propose, à partir de l'exposition de dix concepts majeurs et de l'explication de grands textes, de relire la philosophie de Hegel avec le souci de sa complexité et de ses aspérités mais aussi des problèmes qu'elle soulève aujourd'hui.
Dès 1923, dans Histoire et Conscience de classe, Georges Lukács avait montré que l'hégélianisme travaille le marxisme bien au-delà de ce qu'en laissait pressentir l'orthodoxie déjà constituée, et bien plus que ne l'indiquaient les textes alors disponibles de Marx. Comment Hegel en est-il venu à dépasser le cadre de la philosophie traditionnelle pour accéder à une pensée dont les tendances profondes anticipent certaines conceptions marxistes ? C'est à cette question que s'attache le livre sur Le Jeune Hegel. Publiée en 1948, mais achevée en 1938, l'étude de Lukács est animée par une double ambition. Tout d'abord révéler une dimension essentielle des conceptions du jeune Hegel, à laquelle les historiens de la philosophie, en raison de leurs méthodes, voire de leurs préjugés, étaient restés aveugles ; ensuite, et en même temps, esquisser les bases d'une interprétation marxiste de la philosophie classique allemande. Depuis l'ouvrage de Dilthey (1905), mais surtout depuis la monographie de Th. Haering sur Hegel dont le premier volume (1929) était entièrement consacré à l'évolution de la pensée du jeune Hegel, les interprètes s'accordaient pour esquisser l'image d'un jeune Hegel pénétré de religiosité, de mysticisme ou de romantisme. Il est vrai, reconnaît Lukács, qu'en raison de son idéalisme, la philosophie classique allemande dans son ensemble est restée fermée au mouvement réel de l'histoire, au sens de la lutte des classes. Mais la compréhension dialectique à laquelle accède le jeune Hegel, si elle demeure idéaliste, est cependant à l'opposé d'un irrationalisme. Dès l'époque de Berne, en effet, Hegel ne cesse de s'opposer, au nom des idéaux de la Révolution française, aux despotismes politiques et cléricaux et, en général, à toutes les formes de servitude engendrées par la "positivité". 11 s'efforce, à Francfort, de penser le dépassement de la "positivité" en dirigeant son attention sur les phénomènes historiques, sociaux, politiques et même économiques. A Iéna enfin, il met en lumière, par de nombreuses analyses qui préfigurent la dialectique matérialiste, les incohérences de l'économie de marché et appréhende l'homme à partir de ses dimensions concrètes : ses besoins, ses désirs, son langage et son travail. Une ample présentation du Jeune Hegel par les traducteurs situe en outre le livre dans l'oeuvre de Lukács et en donne un éclairage critique. Dans le tome I du Jeune Hegel, Lukács suit le philosophe de la période de Berne au début de la période d'Iéna, soit de 1793 à 1801. Le tome II va dè la brouille avec Schelling à Iéna à la publication de la Phénoménologie de l'esprit, en 1807.
Quarante-six articles sur Hegel jalonnent les soixante-dix-neuf années d'existence de La Pensée (1939-2018). Ce chiffre doit être doublé si on prend en compte les textes qui font à Hegel une large place, des textes sur l'histoire, la dialectique, l'aliénation, le "renversement" marxien, mais aussi la colonisation, l'art... En présentant ce Pense [R] Hegel, nous apportons un double témoignage, celui d'une histoire intellectuelle de notre revue et celui de ses rapports complexes au marxisme et à sa (réputée) source, ainsi qu'à Hegel lui-même. Yves Vargas