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La procédure et la construction de l'Etat en Europe XVIe-XIXe siècle. Recueil de textes, présentés e
Hautebert Joël ; Soleil Sylvain
PU RENNES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782753513334
Ce recueil de textes est le troisième et principal volet d'un travail de recherche relatif à l'histoire de la procédure en Europe, du XVIe au XIXe siècle. La vingtaine de textes de procédures retenus se situent dans un cadre chronologique marqué par la montée en puissance de l'Etat. L'expansion de son champ d'intervention s'étend à la procédure, dont la conception et les qualités techniques déterminent l'esprit de la justice. Les textes exposés ici rendent compte de ce phénomène européen, très influencé au XIXe siècle par le modèle napoléonien. Ils proviennent d'Espagne, d'Angleterre, de France, des divers Etats de langue germanique (Autriche, Prusse, Empire allemand...), et enfin d'Italie, avant et après l'unification. La publication d'extraits de ces textes, pour la plupart peu connus du public français, ou du moins inexistants ou difficiles d'accès en langue française, est destinée à procurer une source indispensable à la réflexion sur des problématiques qui font l'objet d'analyses plus poussées en dehors de nos frontières nationales. Chaque texte est précédé d'une présentation et d'un appareil critique. Dans cette optique, le présent ouvrage ne constitue pas un traité sur l'histoire de la procédure, mais il cherche plutôt à exposer l'ensemble des débats et des opinions défendues à son propos, dans l'ensemble de l'historiographie juridique européenne. Fort logiquement, ce recueil accorde une place prédominante aux procédures civile et pénale, qui font l'objet d'une législation dès le XVIe siècle, tandis que la procédure administrative n'apparaît qu'au XIXe siècle. Les procédures ont été choisies de manière à proposer un éventail suffisamment représentatif des législations tirées de l'histoire des principales nations de l'Europe de l'Ouest. Elles sont classées par catégorie (civil, pénal et contentieux administratif), chaque partie suivant l'ordre chronologique. L'ensemble se veut équilibré entre l'ancien droit et le droit postérieur à la codification napoléonienne, à l'exception inévitable du contentieux administratif. Vingt-cinq chercheurs français et étrangers ont collaboré à cet ouvrage.
Quelles sont les étapes préalables à une restructuration d'entreprise ? Comment conduire la procédure de licenciement collectif ? Quels sont les pièges à éviter ? Que faut-il faire en cas de blocage ? Comment fonctionne un plan de départs volontaires ? Que doit prévoir un PSE ? Quelles sont les aides de l'État ? Qu'il soit individuel ou collectif, le licenciement économique concerne chaque année, en France, plusieurs dizaines de milliers de salariés : l'ouvrage traite donc d'un volet essentiel du droit du travail. De la justification du licenciement économique au suivi du plan de sauvegarde de l'emploi, Sylvain Niel et Marie Hautefort guident et sécurisent le lecteur à chaque étape de la procédure, répondant de façon exhaustive et pratique à toutes les questions que celui-ci peut se poser ; dans une démarche résolument opérationnelle, fruit de leur expertise et de leur pratique au quotidien de situations les plus diverses, ils nourrissent leur propos de nombreux exemples, cas concrets et modèles. Mais l'ouvrage ne se contente pas de rendre accessible une matière juridique complexe et en constante évolution ; abordant le licenciement économique dans sa globalité, il n'en néglige pas les aspects humains (maintien de la mobilisation des salariés, implication des managers, communication, etc.). L'ensemble des parties prenantes d'une procédure de réduction d'emplois et de réorganisation des entreprises - décideurs, managers, DRH, partenaires sociaux, avocats, enseignants - trouvera sans aucun doute, avec cet ouvrage, un guidé de référence unique sur le marché.
Hautebert Joël ; Dobigny-Reverso Anne ; Auroy Caro
Contribuer à l'histoire de la production normative laïque et religieuse dans les contextes épidémiques, à travers les plus grands fléaux connus depuis les temps médiévaux, tel est ici le but. La mise en perspective historique d'une réglementation "exceptionnelle" rend compte des lignes directrices de l'évolution des structures productrices de normes mises à l'épreuve, du pluralisme médiéval à l'Etat administratif. A l'échelle de plusieurs siècles, la situation exceptionnelle devient une constante de l'histoire des institutions, un instrument de mesure de leur esprit et une explication possible de leurs mutations. A ce titre, les regards littéraires sur la relation entre les dérèglements causés par les épidémies et le rétablissement de l'ordre accompagnent, à leur manière, l'analyse juridique. Une épidémie est un révélateur de l'univers mental d'une société. Les expérimentations imaginaires et intellectuelles de la fiction apportent leur éclairage propre sur des valeurs à protéger, dont la perception et la hiérarchisation peuvent gouverner les réponses juridiques et politiques à la catastrophe sanitaire. Elles explorent enfin les voies possibles d'une fécondité du désordre qui n'est pas uniquement normative.
Cappello Philippe ; Rey Dominique ; Hautebert Joël
Présentation de l'éditeur Nombre de citoyens s'inquiètent de la progression au cours des dernières décennies de lois qui heurtent leur conscience. Une fois votées, est-on condamné à la résignation au nom de l'obéissance à la loi ? Plus grave, ces lois ne risquent-elles pas, un jour ou l'autre, de confronter tout un chacun à des décisions inacceptables ?À quelles conditions l'objection de conscience est-elle la réponse appropriée.Avec clarté, chacun des auteurs donne les repères essentiels pour comprendre et adopter l'attitude juste face à ces lois qui malmènent les consciences.
Depuis une dizaine d'années, les sénéchaussées et les bailliages dotés d'un présidial bénéficient d'un net regain d'intérêt, juridique et historique. Généralement installés dans des villes qui, sans être des capitales provinciales, ont une place de choix sur la carte administrative et judiciaire du royaume, ces tribunaux n'ont encore jamais fait l'objet d'une étude portant exclusivement sur leur activité juridictionnelle en matière pénale. Cet ouvrage, axé sur le Grand Siècle, période d'apogée des sénéchaussées présidiales, cherche à combler cette carence, à partir de l'exemple nantais. La justice criminelle suppose l'existence d'un crime, d'un tribunal pour instruire le procès et éventuellement l'attribution d'une peine. Les gravures de Jacques Calot, en couverture, illustrent ce cheminement. L'arrestation de criminels, voleurs de grand chemin, marque l'intervention de la justice, le passage de la violence illégale qui meurtrit, à l'usage légal de la force qui répare. Les règles de compétence décident du choix de la juridiction, la procédure détermine la responsabilité de l'accusé et enfin, en fonction de la nature des crimes et de leurs circonstances, les juges choisissent le châtiment adapté.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?