Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ames solitaires
Hauptmann Gerhart ; Cambreleng Jörn
THEATRALES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782842602390
Une maison dans la campagne berlinoise au bord d'un lac. Johannes Vockerat, jeune philosophe, vit avec sa femme, Käthe, faible depuis l'accouchement de leur fils. Madame Vockerat est venue soulager sa belle-fille. Johannes n'avance pas dans la rédaction de son ouvrage philosophique consacré au matérialisme. Arrive alors par surprise une jeune étudiante russe. A la grande satisfaction de Johannes, mademoiselle Anna s'intéresse à ses récits: il l'invite à rester quelques jours. Très vite, ils se sentent attirés l'un par l'autre, intellectuellement et affectivement. Käthe tente de prendre pour modèle la femme émancipée qu'est Anna, mais sa jalousie l'emporte et elle tombe malade. Johannes est écartelé entre les deux femmes. Sa mère intervient et demande à "cette personne" de partir. Il est trop tard, Johannes menace de se suicider si on le sépare d'Anna. Cimetière de l'émancipation individuelle, la famille aura-t-elle raison de l'inexorable passion. L'ordre parental ruinera-t-il les aspirations de liberté des jeunes gens. Dans cette peinture d'une petite bourgeoisie intellectuelle en lutte avec les modèles anciens, ces âmes solitaires se débattent entre la rigueur morale imposée par la religion et la pulsion de vie cherchant à briser le carcan... Comme le souligne Jörn Cambreleng, "le drame familial, par petites touches, évoque une marmite où se mijote le XXe siècle".
La Peau de castor, publiée en 1893, est une des rares comédies allemandes encore jouées aujourd'hui avec succès. La mère Wolff est bien consciente que ce n'est pas en faisant des lessives qu'elle parviendra à joindre les deux bouts. Alors elle commet occasionnellement des petits méfaits, elle braconne, vole une pile de bois ou même une pelisse de castor qu'elle fourgue à un marinier. Au cours de l'enquête menée par un administrateur fanatique obsédé par les conspirateurs, elle parvient habilement à se disculper aux dépens de celui qu'elle a spolié. Le personnage haut en couleur de la mère Wolff a attiré les plus grandes actrices, et notamment Therese Giehse.
Karl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!