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LA BOURDONNAIS - MARIN ET AVENTURIER
HAUDRERE PHILIPPE
DESJONQUERES
19,80 €
Épuisé
EAN :9782904227639
Voltaire, défenseur acharné de La Bourdonnais, le définissait comme un "génie audacieux". Mousse à 10 ans, officier à 24, ce Malouin, au service de la Compagnie des Indes, découvrit très jeune l?océan Indien. Il fit fortune dans le commerce entre Pondichéry, la mer de Chine et les côtes du Sud-est africain. Nommé Gouverneur de l?île de France et de Bourbon, La Bourdonnais mit toute son énergie dans l?aménagement de ces îles avec un succès incontestable. En cinq ans, il façonna durablement ce territoire dont on l?avait chargé, bouleversant ainsi les données stratégiques de l?océan Indien. Administrateur prodigieux, La Bourdonnais fut également un grand amiral. Après avoir dispersé une escadre anglaise il remporta une victoire éclatante en s?emparant de la ville de Madras, mais son antagonisme avec Dupleix lui vaudra d?être embastillé trois ans. La découverte récente de documents confidentiels éclaire la personnalité d?un homme qui, très en avance sur son temps, avait compris l?importance des océans et de la marine dans la politique internationale. Son histoire est indissociable de celle de l?océan Indien et de l?Empire français des Indes au XVIIIe siècle.
Après des débuts difficiles au XVIIe siècle, la Compagnie française des Indes connaît une croissance rapide au XVIIIe siècle. Les commerçants français sont devenus les plus dangereux de nos rivaux, assurent les directeurs de la compagnie anglaise en 1737. Le présent ouvrage précise quelques-unes des raisons du succès des Français. Il y a d'abord le montant élevé du capital, appartenant pour les trois quarts à des actionnaires privés. Il y a aussi la bonne gestion des directeurs, armateurs expérimentés venus de divers ports de France, ou grands financiers, ou encore anciens commerçants ayant fait fortune en Asie. Les cargaisons sont bien composées et répondent à la demande des consommateurs européens: cotonnades blanches, teintes ou "peintes" dont la variété et la richesse des coloris enchantent le public, du café, du thé, de la porcelaine et des bois de teinture. Il y a enfin l'excellente qualité technique de la marine. En Chine, la Compagnie française développe activement le commerce par son comptoir de Canton. En Inde, la Compagnie se trouve imbriquée dans les rivalités et les conflits locaux. Dupleix, gouverneur de Pondichéry, est le premier des Européens à essayer de trouver une solution en créant une région pacifiée autour du principal établissement des Français. Son projet est critiqué par les actionnaires qui, redoutant une augmentation des dépenses militaires, imposent son rappel. La compagnie anglaise parvient à faire aboutir une entreprise analogue autour de Calcutta. Le contrôle du commerce du Bengale donne aux Britanniques une telle supériorité sur les autres Européens qu'ils parviennent rapidement à les supplanter et donc à mettre fin aux activités des Compagnies des Indes, en particulier celle des Français.
Après trente-trois années d'enseignement à l'université d'Angers, Jacques Maillard ayant souhaité prendre sa retraite, ses collègues et ses amis ont voulu, en témoignage de remerciement pour son activité, lui offrir ce volume de mélanges. Les vingt-six contributions de celui-ci donnent un aperçu des orientations actuelles de l'histoire urbaine de l'Antiquité à nos jours, autour de cinq thèmes : évolution des institutions municipales, relations entre pouvoir central et autorités locales, formes du contrôle de la ville sur le " plat-pays ", richesse de la culture des élites, ferveur des pratiques religieuses. Sur chacun de ces thèmes l'ouvrage établit une. comparaison entre l'histoire d'Angers, objet privilégié dés recherches du professeur Maillard, et celle d'autres villes, tant en France qu'en Europe et sur d'autres continents, ainsi au Canada et en Égypte. Le résultat est un tableau à la fois riche et nuancé des recherches contemporaines sur l'histoire des villes, qui renouvelle magistralement nos connaissances et ouvre la voie à de nouvelles perspectives comparatives.
Du début du 17ème siècle au milieu du 19ème siècle, l'essentiel des échanges entre les Orientaux et les Occidentaux passe par les Compagnies des Indes. Chaque grande nation européenne veut disposer de sa propre Compagnie et met en place de puissantes institutions qui bénéficient du monopole des relations commerciales par voie de mer. Pour leur marine, elles développent une organisation remarquable qui fait de cette grande aventure une véritable épopée maritime. La demande croissante des produits provenant d'Asie conduit les Compagnies à rivaliser entre elles pour la conquête de nouveaux marchés. Installées peu à peu dans toutes les Indes orientales, elles deviennent de formidables machines de pouvoir qui vont conduire à transformer les échanges commerciaux en domination coloniale. Le présent ouvrage est la première étude comparative consacrée aux différentes Compagnies des Indes.
Cet ouvrage couvre tout le temps des Compagnies des Indes de 1664 à 1794. Il redonne à la première compagnie toute sa place de compagnie d'apprentissage, sur laquelle la suivante va bâtir son développement. La fin de la seconde compagnie ne met pas fin au commerce des Indes car s'ouvre alors de 1770 à 1794 une période du commerce libre, ouvert à la spéculation mondiale, avant qu'il ne soit confisqué en 1785 par une troisième compagnie. Ce récit passionnant et abondamment illustré d'oeuvres et d'objets, nous montre comment les Compagnies des Indes étaient au coeur de ce que l'on ne nommait pas encore la première mondialisation. Ce commerce de l'océan Indien est à l'origine de la fortune de Lorient. Ville-entreprise, à l'avenir incertain, elle vit au rythme des pulsations du commerce colonial, des départs, des retours, des ventes. Véritable sas dans lequel s'engouffrent les gens de mer, les négociants, les marchandises, les millions de livres, elle offre une société originale où la vie culturelle et les formes de sociabilité ont pu s'épanouir.
Résumé : La préoccupation des nourritures du corps traverse l'?uvre de voltaire, qui devait mériter le surnom d' " aubergiste de l'Europe ". la présente enquête, menée à partir de la correspondance de l'auteur comme de ses écrits d'histoire et de fiction, s'attache à reconstituer le mode de vie régnant aux Délices et au château de Ferney, les modes d'approvisionnement, les choix des mets, la préparation des plats, pour restituer enfin à nos yeux une table de riche au XVIIIè siècle. Mais la table est avant tout un lieu de convivialité. Ces plaisirs du corps ne seraient rien sans ceux de l'esprit qu'ils ont pour fin de susciter et de rehausser. Les soupers philosophiques où Voltaire régale ses invités de bons mots sont des festins de paroles. L'esprit encyclopédique de l'hôte de Ferney y développe maintes considérations sur le rapport en nourriture et économie, nourriture et sacré, exhortant les philosophes à célébrer les agapes et à " dresser un autel à la raison dans leur salle à manger ".
Homme de guerre et homme du monde autant qu'homme de pensée et d'écriture, Saint-Evremond prend place parmi les grands moralistes du XVIIe siècle, les La Rochefoucauld, Pascal et La Bruyère ; mais sa place est à part : Sainte-Beuve voyait en lui un " Montaigne adouci ". Comme en témoignent généreusement les textes de ce recueil, ce n'est pas l'abstrait des principes qui suscite sa réflexion, c'est l'expérience des rapports que tout homme entretient avec l'histoire, les m?urs, la langue, les livres, avec les autres et avec soi. On voit alors se dessiner en creux la figure du moraliste véritable dont la méthode consiste à prendre la vie pour guide et non les idées préconçues. Cette rare liberté d'esprit et de style qui rend sa lecture si tonique aujourd'hui, Saint-Evremond la laisse s'épanouir dans le mouvement d'un commentaire, d'une conversation, sur le mode privé et amical de la séduction et de la connivence. Il traite de l'essentiel, et, parce qu'il s'agit de l'essentiel, il en traite comme négligemment, du bout des lèvres, avec une fermeté discrète.
Les conquêtes d'Alexandre répandirent le grec jusqu'aux confins de l'Ancien Monde. Outre les Hellènes, des Egyptiens, des Syriens, des Hébreux, des Romains même allaient commercer, composer, chanter, philosopher et dogmatiser dans la langue nouvelle. Cette carrière universelle qui s'ouvrait à la culture née jadis en Hellade inaugura un nouvel âge, cette époque dite " hellénistique " qui allait assister aussi au bouleversement de l'ordre politique du monde : les cités-Etats de l'âge classique s'effacèrent devant les grandes monarchies des successeurs d'Alexandre, lesquelles à leur tour durent se fondre dans la domination romaine. C'est l'histoire de cette révolution culturelle que retrace le présent ouvrage, suite de l'Histoire de la littérature grecque d'Homère à Aristote publiée dans la même collection. Il évoque notamment toutes les formes nouvelles de culture qui, surgissant au cours de cet âge nouveau, en font le père de la modernité : la chronique se transforme avec Polybe en histoire universelle, elle-même charpentée par la première philosophie de l'histoire, d'inspiration stoïcienne ; Plutarque invente la réflexion historique, cependant que les lettres voient naître le roman, la poésie bucolique, la comédie de m?urs, la vogue de la satire et de la parodie. La science, avec Archimède et Ptolémée, accomplit des progrès décisifs, tandis que la philosophie procède à de vastes synthèses prétendant rendre compte de l'ordre du cosmos.Enfin l'époque hellénistique accueille avec ferveur les cultes orientaux, qui viennent s'unir aux traditions locales pour créer des formes syncrétiques de religiosité nouvelle. La principale de ces religions est le christianisme, qui use du grec pour propager son message dans tout le bassin méditerranéen. La façon dont il se mêle à l'héritage culturel hellénique, notamment à sa philosophie néoplatonicienne, est déterminante pour toute la civilisation ultérieure. Cette vaste aventure de l'esprit est dépeinte dans un récit qui, alliant la richesse à la clarté, révèle les racines de l'Occident moderne.