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Les démons de l'aube
Hatubou Salim
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296013957
J'ai dit comme ça : - Jellounah, vraiment, t'es compliquée ! Tu sais comme moi que les Comores, c'est crise, sauf pour politichiens qui ont ventres comme volcan Karthala, grosses voitures et belles maisons. Moi, mon père n'a pas travail et ma mère vend bidons essence. Ils n'ont pas argent ! - Hé, Issou, arrête de pleurer comme chèvre qui accouche ! Vraiment là, tu es comme Râpe-Cocos, tu manges en pleurant ! Tu te plains, tu te plains, mais si tu fais pas efforts, à quoi bon la vie ? C'est vrai, école publique c'est mort. Normal, enseignants pas payés depuis des mois. Vas-y à école privée ! - Tsifude ! que j'ai fait. Comment payer école privée ? - Aide-toi et ciel t'aidera même ! a répondu Jellounah. Mais ciel n'est pas bailleur de fonds de mon pays, alors il veut pas aider. Donc, je suis devenu vendeur d'unités. C'est quoi même vendeur d'unités ? Lis livre, tu sauras. Nous, on était des enfants mais comme hommes politiques ont mangé tout pays, nous sommes devenus démons. Alors faut pas s'étonner que si tu plantes orties, tu récoltes grattage de fesses ! Obligé ! C'est moi Issou, âgé de douze ans de misère qui dis ça. Mon histoire là, c'est à se cogner la tête contre baobab même !
Rabah et Karim sont nés et vivent à "Belle Ile", quartier Nord de Marseille. Lorsqu'ils obtiennent leur diplôme universitaire de technologie en techniques de commercialisation, ils pensent trouver rapidement et facilement un emploi. Ensemble, ils vont découvrir les dures réalités du marché du travail : exploitation, mensonges, précarité et surtout ségrégation raciale. Aspiré par le chômage et l'exclusion, le jeune Karim perd tout espoir et dérape. Mais jusqu'où glissera-t-il ?
Un jour une maman accompagna son grand fils à l'école. Il retourna aussitôt dans sa maison. Il n'aimait pas l'école, ce petit garçon-là. Il n'y alla plus et passa tout son temps à jouer avec les cabris de son village. Alors, il devint Daba Wure, un idiot-
Nous restions pendus aux lèvres de grand-mère, conteuse aux charmes d'argent. Elle contait telle histoire comme si elle était l'héroïne ou un témoin. Les Comores, îles de l'Océan indien, sont riches de contes et de légendes. Jadis, tout le monde se retrouvait la nuit et une voix s'élevait pour faire voyager l'assistance dans un monde imaginaire...
J'avais retrouvé mon enfance à Milépvani, aux Comores. Ma grand-mère maternelle me raconta ses plus beaux contes. Je devais partir pour Marseille, la ville de ma deuxième enfance. Sur le chemin de Milépvani, en m'en allant, chaussé de drôles de babouches, je rencontrai des vieillards qui me firent don des histoires que renferme ce livre. Je vous les confie, mais souvenez-vous : transmettez-les, car qui a une chèvre et une chèvre détient deux chèvres, qui a un conte et un conte détient trois contes. Moi, je rejoins les Ancêtres. Que la paix soit sur vous !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.