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Charité de l'infinitesimal. Variations Leibniziennes
Hatem Jad
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782296023659
La morale est plus importante que l'arithmétique ", disait Leibniz de qui est largement inspiré cet ouvrage qui examine un type très particulier du rapport des mathématiques et de la charité. En ce qu'il a d'évident, ce rapport est inessentiel : la charité ne calcule pas. C'est dans un sens second, mais non moins vital, qu'elle se lie aux mathématiques. Sans être elle-même nombrée, elle s'adonne au calcul des miettes. Il lui arrive de donner un presque rien qui est tout et prend garde à ne pas briser un roseau froissé. Elle calcule le fort peu en vue d'octroyer l'infini et de contrer la réduction au néant qui menace l'être et la conscience. L'ouvrage peut se lire non seulement comme un croisement de la Bible et de Leibniz, mais tout autant comme un essai sur Stevenson, Cocteau et Matheson. Les fictions, dit le philosophe, si bizarres soient-elles " ont leur usage dans la spéculation pour bien connaître la nature de nos idées "
Un bruit d'avoir été, tel est l'homme, non pas après qu'il a disparu, mais dans sa condition présente dès lors que le maître de sagesse prononce sur toutes les têtes que tout est vanité et que rien de nouveau n'apparaît sous le soleil. De tous les livres de la Bible, Qohélet est le seul qui puisse prétendre à un plein statut philosophique. Outre que le rôle de Dieu y est à la fois minimisé et dénationalisé (Qohélet qui ne voit pas la Providence à l'oeuvre dans le monde, ne reconnaît pas de peuple élu, ni même de peuple en général, à qui promesse serait faite et avec qui alliance pourrait être conclue), le champ est libéré pour une théorie existentielle de l'être vain. L'essai est suivi de la traduction de l'Ecclésiaste due à Ernest Renan.
Si l'amour est un excès, il se donne à comprendre comme extase, décentrement ou aliénation. Jeté hors de soi, on n'est plus soi-même et à soi-même, car on cherche à être en l'aimé et pas seulement auprès de lui ; on désire être l'aimé au lieu de simplement lui appartenir. Le discours de l'amour a confié à la poésie le soin de décrire ces élancements. C'est pourquoi, en vue de la configuration des divers types de l'extase amoureuse (extase simple, union synthétique, transmanence, inter-immanence, engravement, hospitalité, incarcération...), l'auteur a convoqué des poètes de plusieurs aires culturelles, le tout étant placé sous l'égide de Shakespeare et de Louise Labé auxquels deux chapitres sont consacrés. Cet essai prolonge les recherches de l'auteur sur l'amour pur et la nodalisation.
Pour qui conçoit un paradis à l'ombre des épées, la vertu principale est guerrière. Ce n'est pas qu'elle doive accorder sa protection à la cité de grande quiétude. Elle prétend conquérir le jardin des délices à la pointe du glaive. C'est là un des facteurs qui font que Nietzsche affiche sa préférence de l'Islam, religion virile. Mais le même Nietzsche a exercé son influence sur Vladimir Bartol dont le roman Alamut exploite la légende ismaélienne du faux paradis qui incite ceux qui y goûtent à sacrifier leur vie avec la ferme conviction qu'ils seront définitivement admis dans le lieu de toutes les jouissances. En adepte de la doctrine de la volonté de puissance et du désir d'expansion de l'être souverain, le Grand Maître des Assassins imprime les siens sur les hommes par le biais de leurs espérances. Après avoir évalué le jugement que l'auteur de l'Antéchrist porte sur l'Islam, Jad Hatem s'attache à montrer en Hassan al-Sabbah, le personnage de Bartol, l'un des disciples de Nietzsche et de Stirner.
Le poète arabe Qays ibn al-Mulawwah, devenu le Fou de Laylâ par excès d'amour, a été progressivement annexé par la mystique musulmane, dans le champ arabe puis essentiellement persan, afin de figurer deux modalités particulières du rapport à Dieu : l'amour en dépit de la séparation damnante et l'union à travers ou même grâce à l'absence. Le motif de l'excès ne suffit pas à expliquer cette métaphorisation en laquelle Majnoun désigne le parfait adorateur tandis que son aimée symbolise l'inaccessible divinité. Il a fallu pour cela que la légende arabe lui attribue deux sentences décisives sur lesquelles les mystiques proposeront leurs variations, celle de l'identification (Je suis Laylâ) à laquelle l'outrance de Hallâj (Je suis Dieu-al-Haqq) fait écho, et celle de l'expulsion amoureuse (Eloigne toi de moi car car tant m'occupe mon amour pour toi qu'il ne te laisse guère de place), qui dégage l'espace du dépassement du visible en faveur de l'appréhension de l'invisible en sorte que la pure affectivité envahit toute la subjectivité.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.