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Madame de Sévigné (1626-1696). Une femme et son monde au Grand Siècle
Haroche-Bouzinac Geneviève
FLAMMARION
26,00 €
Épuisé
EAN :9782080234346
Née en 1626, sous le règne de Louis XIII, la marquise de Sévigné côtoie les Grands de son temps : Louis XIV et madame de Maintenon, Fouquet, Turenne et Condé, La Rochefoucauld et madame de Lafayette. Célèbre comme chroniqueuse de la Cour, elle est devenue le modèle de l'écriture à la française. Son style naturel et alerte, son sens de l'observation ont fait de sa correspondance l'un des premiers témoignages sur le Grand Siècle. Derrière cette image, une autre femme mérite d'être découverte : l'orpheline heureuse, la jeune veuve qui affronte l'adversité dans une France belliqueuse, où règne la violence des duels et de la Fronde, la femme séduisante à la conversation espiègle, qui s'entoure des meilleurs écrivains, la tendre mère et la voyageuse intrépide, qui sillonne les routes entre Paris, la Bretagne et la Provence. Dans cette biographie attachante, Geneviève Haroche-Bouzinac dépeint madame de Sévigné et son monde, nous plonge dans son univers, au plus près de son entourage et de ses habitudes de vie. C'est dans ce mouvement du quotidien que se dessine la liberté de ses choix. "Précieuse" au sens où elle se donne du prix, elle participe au mouvement d'émancipation des femmes par la culture. De lettre en lettre, jouant avec les conventions, elle découvre à ses destinataires un moi en devenir, à un moment où l'identité féminine est en voie d'élaboration.Notes Biographiques : Professeure à l'université d'Orléans, Geneviève Haroche-Bouzinac est l'auteure de plusieurs biographies remarquées, dont La vie mouvementée d'Henriette Campan (Flammarion 2017). Sa biographie de Vigée Le Brun a reçu le prix Chateaubriand 2011 et le Mellor Book Prize 2012 aux Etats-Unis.
Une analyse de la place de l'anecdote dans la littérature. Composante essentielle du récit, elle est aussi constitutive d'un système de valeurs proposant une morale. Dans le champ politique, elle contribue à la construction d'une rhétorique. Elle est à la fois une forme littéraire et un témoignage des évolutions sociales, culturelles et intellectuelles de l'époque moderne.
Quels sont les reflets formels de la gnralisation dans la lettre ? La distance qu'impose le discours moral s'accorde-t-elle avec la singularit de l'change ? Ce discours moral ne menace-t-il pas la symtrie du duo pistolaire ? Que devient le destinataire de ces lettres morales ? Offrir des rflexions morales, les orner de citations, est-ce une faon de mieux parler de soi ou de mieux atteindre l'autre, tout en le tenant distance ? Arpenter le chemin encore peu explor qu'emprunte la lettre lorsqu'elle choisit une voix mdiane entre mditation et conversation, tel est l'objectif de cet ensemble d'tudes.
Résumé : Henriette Campan aura eu tant de vies... Et pourtant, une femme unique guide les lignes de cette passionnante biographie. Son parcours est d'une grande modernité: par nécessité économique, la jeune femme devient lectrice à la cour de France, avant d'entrer au service particulier de la reine Marie-Antoinette. Son père, chef du bureau de traduction aux Affaires étrangères, lui a donné le goût des idées nouvelles, convaincu de la nécessité de réformer un régime exsangue. Henriette Campan parle plusieurs langues, vénère les livres et les auteurs. Un bel esprit qui, au fil des épreuves, lui permet de résister à la fatalité des destins propres aux femmes de son temps. A Versailles, sa vie bascule. Cette observatrice discrète est aux premières loges pour consigner dans ses carnets la matière de ses futurs Mémoires. Contre toute attente, la liberté lui vient avec la Révolution. A quarante ans, sans argent, éprouvée par les violences dont elle a été témoin, Henriette Campan ouvre un pensionnat, véritable laboratoire où elle crée sa méthode d'éducation, en offrant aux filles de larges pans de la connaissance jusque-là réservés aux garçons. Mais, si l'Empereur la nomme à la tête de la Maison de la Légion d'Honneur, il s'oppose à sa volonté de former une élite féminine, pendant de l'élite masculine qu'il est en train de fonder. Fruit d'une longue enquête à travers des archives inédites en France et aux Etats-Unis, cette biographie éclaire d'un jour nouveau le parcours d'Henriette Campan ; elle apparaît ici maîtresse de sa vie, entreprenante, inventive, à l'image de sa devise : "Les talents sont la vraie richesse."
Résumé : "Puissant Alcinoos, très remarquable parmi tous les hommes, Oui, cela est beau, écouter un chanteur Comme celui-ci, pareil aux dieux par la voix". Qui est Homère ? A-t-il seulement existé ? Il y a ses poèmes, l'Iliade et l'Odyssée, composés sous une première forme en Grèce d'Asie Mineure au VIIIe siècle avant J.-C. Mais lui ? Les Anciens, qui croyaient en son existence, ont multiplié les récits sur sa vie, sa naissance (de père inconnu, ou est-ce un fleuve, ou Apollon ?), son apprentissage, sa cécité, ses voyages, sa gloire et aussi ses faiblesses : il meurt de ne pas avoir su résoudre une énigme enfantine qui portait sur des poux. Un mythe s'est créé, très tôt, étonnant, enjoué et magnifique. Le livre en suit les lignes en partant de l'idée que ce mythe qui parle d'un artiste sans patrie, mutilé mais créateur de merveilles, comme le dieu Héphaïstos, nous en apprend beaucoup sur le choc poétique et religieux qu'a provoqué l'apparition des poèmes homériques. Non pas un auteur, mais un événement révolutionnaire.
Parce qu'il a choisi la révolte plus que la révolution, Albert Camus (1913-1960) nous a laissé une oeuvre toute de netteté et d'"affirmation visible", éclairée par le soleil de son Algérie natale. Toujours à l'écoute des événements de son temps, il n'a jamais oublié de rappeler à l'homme ses vraies valeurs. Acteur de son époque, il n'a jamais cessé de raconter la beauté du monde. Essayiste, dramaturge, romancier, journaliste, il a obtenu en 1957 le prix Nobel de littérature. Porteur d'un humanisme sans illusion ni mensonge, il croit en la puissance de la vérité. Raisonnant avec son coeur, il n'en cultive pas moins une conscience exigeante. Refusant tous les dogmes, il plaide pour une innocence de l'homme et un monde solidaire. En un mot, il est plus que jamais notre contemporain nécessaire, et son oeuvre nous parle d'aujourd'hui.
Résumé : Né à Venise en 1707 et mort à Paris en 1793, Carlo Goldoni est l'auteur d'une oeuvre de plus de deux cents titres empruntés à des genres aussi divers que la tragédie, l'intermède, le drame, le livret d'opéra, la saynète, sans oublier ses Mémoires. Continuateur de la commedia dell'arte, il est l'incontestable inventeur de la comédie italienne moderne dont les chefs-d'oeuvre ont pour titres : Les Rustres, La Locandiera, Arlequin serviteur de deux maîtres. Il écrivit en trois langues - l'italien, le vénitien, le français -, vécut les trente dernières années de sa vie à Paris, toujours à la recherche de ce qu'il appelait "la vérité au théâtre", toujours dans l'intention de "raconter le monde", prétendant que sa vie n'était pas "intéressante"...
Résumé : "Emplissons jusqu'au bord la coupe des plaisirs : enivrons-nous de sa liqueur, notre nectar." George Gordon Byron, sixième baron Byron, plus connu sous le nom de "Lord Byron" (1788-1824), reste pour beaucoup celui que non seulement son pays, l'Angleterre, mais l'Europe entière considérèrent, de son vivant et dans les années qui suivirent sa mort, comme l'incarnation même du génie poétique romantique. Révolté contre la politique et la société de son temps, épris de liberté, le "ténébreux égoïste" fut plus que cela : un homme de conviction, indépendant, sulfureux, facétieux, aimant les femmes et les hommes, adorateur de la Grèce et de l'Italie, sportif, cinglant, exubérant, toujours moderne, comme en témoignent des ouvres telles que Childe Harold ou Don Juan. Engagé dans la lutte pour l'indépendance de la Grèce, il mourut à Missolonghi à l'âge de trente-six ans.