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Pour une histoire de la France Libre
Harismendy Patrick ; Le Gall Erwan ; Enfrun Rémy
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753517349
Soixante-dix ans après l'événement fondateur du 18 juin 1940 et malgré plusieurs ouvrages marquants qui font suite à un cortège de mémoires d'acteurs de premier plan, la France Libre reste mal connue. Problèmes de définition, de chronologies, de méthodes, de sources; concurrences entre les résistances, qu'il s'agisse des réseaux, des hommes, des mémoires; multiplicités des trajectoires, des engagements mais aussi des ruptures et des désengagements sont des évidences trop longtemps passées sous silence. Tout ceci crée un écheveau complexe et souvent difficile à démêler. L'ambition de ce livre n'est donc pas de proposer un prêt à penser de la France Libre et encore moins une analyse définitive. Mais à partir de dossiers très neufs ou d'archives aussi inédites qu'exceptionnelles parfois, les auteurs rassemblés ici dessinent une histoire très renouvelée, toute en nuances et volontairement provisoire. Une attention toute particulière est cependant donnée aux entrées en résistance notamment sur le plan individuel ou administratif, mais aussi à certaines opérations ou certains milieux sans oublier les mécanismes mis en oeuvre par l'occupant pour lutter contre ces combattants d'un nouveau genre.
Biographie de l'auteur Patrick Harismendy, agrégé d'histoire, est Professeur d'Histoire contemporaine à l'université Rennes 2. Il a publié, entre autres, Sadi Carnot - L'ingénieur de la République (Perrin, 1995).
Dans le court XXe siècle de l?âge des extrêmes, la part de l?acteur en tant que sujet constitue d?évidence une thématique privilégiée et des plus nécessaires en Histoire. Les formes justement extrêmes de l?aliénation, de l?acceptation ou de l?enfouissement comme les répliques inverses d?affranchissement, de libération ou d?extériorisation interrogent sur les besoins conjoncturels de faire groupe, ou sous-groupe, de se donner ou de se désinhiber. En mettant la focale sur les figures de l'engagement, à travers des portraits d'acteurs et des tableaux de groupes, c'est à une traversée du XXe siècle fait d'individus intervenant sur leur quotidien et celui de la collectivité, que ce volume convie. Mais, bien que le jalon des guerres soit présent ? de la Première guerre mondiale à la guerre d?Algérie en passant par la guerre froide ?, une lecture seconde apparaît, celle frappée au sceau de l?émancipation. Dans un siècle dernier marqué par les victimes et placé sous l'emprise du traumatisme, le passé des femmes et des hommes figurant dans ce tableau distille un air épris de liberté, d'action et d'autonomie. Ces destins se disent et se lisent à la mesure des possibles induits par des contextes empreints de fortes contraintes politiques, sociales et culturelles, mais aussi de résolutions à mener librement une existence, à conquérir et pouvoir affirmer une identité, voire à changer la vie. Les débats historiographiques transverses à ces deux thématiques et à ces portraits, précisent ou reprennent des discussions qui ont nourri l'histoire contemporaine sociale et politique ces vingt dernières années. En particulier, l'articulation entre histoire culturelle et histoire politique, études de genre et des féminismes, emboîtements d'échelles, histoire orale, mais aussi écriture de l'histoire avec témoins, mémoire de la résistance et de l'occupation trouvent ici place. Ce volume offert à Jacqueline Sainclivier forme ainsi une variation contemporaine en quatre mouvements autour d?une certaine conception de l?histoire.
Depuis quarante ans, la Bibliothèque municipale de Rennes détenait un curieux manuscrit comme on disait au XIXe siècle. Tellement curieux - et impressionnant d'ailleurs avec ses 1800 pages -, que cet ensemble formé des Cahiers d'écolier tenus par Edmond Vadot, secrétaire général de la mairie de Rennes de 1885 à 1909, était demeuré inédit. Et pourtant, il est bien question d'une histoire de la Ville, vue et vécue de l'intérieur par un observateur placé au croisement idéal pour en comprendre les ressorts. Pas moins de sept maires se succèdent dans cette chronique, faisant passerelle entre Edgar Le Bastard et Jean Janvier, ici réunis par un même désir de modernisation. On y perçoit aussi les effets très directs de l'affaire Dreyfus et les changements de majorités municipales qui en résultent, les relations souvent compliquées avec l'Etat à travers ses préfets, comme les tentations d'un fonctionnaire un peu trop entreprenant devant un pouvoir municipal incertain de lui-même. Mais c'est aussi à l'histoire d'une migration géographique et professionnelle, à une trajectoire sociale et à un itinéraire psychique qu'invite ce texte, déconcertant par son mode de composition, comme par son contenu. De fait, la vie de bureau laisse assez de loisirs, entre deux conversations, pour qu'à côté des portraits parfois acides et des délibérations municipales, l'esprit puisse divaguer. De la Bresse reconstruite par l'imaginaire aux plaisirs balnéaires des rivages de la Manche, des jalousies entre élus rennais aux aléas domestiques, en passant par l'expérience terrible de la guerre franco-prussienne de 1870, la langueur et les doutes de la Belle Epoque trouvent en Vadot un mémorialiste inattendu, aux confluences de l'extraordinaire et de la banalité. A l'apogée du scientisme bien des doutes subsistent en effet, auxquels savants, vulgarisateurs... et tables tournantes tentent de répondre à leur manière. Il fallait donc plusieurs yeux pour lire ces Cahiers et plusieurs mains pour les commenter. Issue d'un travail collectif ayant associé des étudiants puis des enseignants-chercheurs, cette édition volontairement partielle illustre la complexité des jeux sociaux et des identités politiques alors en ?uvre.
Hôtel. Le mot et le lieu paraissent si familiers dans nos vies, nos paysages et nos usages mentaux que nul ne s'en préoccupe vraiment. Les auteurs américains ont pourtant écrit qu'il résumerait à lui seul l'histoire des Etats-Unis. Pourquoi en irait-il autrement en Europe ? L'Etat s'y intéresse de loin en France, se contentant de vérifier un niveau de qualité certifié par des étoiles, mais intervenant peu pour soutenir l'hôtellerie, alors que celle-ci est un secteur clé de l'industrie du tourisme. Le problème commence dès qu'on veut qualifier l'hôtel. Sans remonter aux auberges du Lion d'or ou du Cheval blanc des temps modernes, ni au Terminus ou hôtel de la Gare des débuts du chemin de fer, qu'y a-t-il de commun entre le gîte rural, la chambre d'hôte, le couvent-hôtel des congrégations religieuses, la pension de famille équipée de deux ou trois chambres, le motel routier, le castel first class de Deauville ou le palace du Léman, propriété de grands groupes, dont les centaines de chambres font face à la mer ou au lac, et que les visiteurs traitent volontiers d'enseignes a mythiques e ? Au moment même où internet remet en cause un modèle que nous pensions immuable, sans même pouvoir le définir, ce livre fait le point sur trois siècles d'évolution entre le tenancier, le logeur, le cabaretier, l'aubergiste et l'hôtelier - petit entrepreneur ou capitaine d'industrie. Il décrit les lieux de leur activité, hybrides, polymorphes, plurifonctionnels, singuliers ou, au contraire, dupliqués à l'envi par les chaînes. Il observe leur aptitude à modeler la ville, leur influence sur les mobilités et plus largement leur contribution à une histoire de l'hospitalité dans les sociétés contemporaines.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.