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SOIF. La trilogie du désert
Hareven Shulamith
METROPOLIS
21,66 €
Épuisé
EAN :9782883400948
Dans cette trilogie dédiée au désert, aride et violente, Shulamith Hareven raconte une histoire du peuple hébreu après la sortie d'Egypte, réécriture iconoclaste de l'Exode, sans parole donnée, sans miracle, avec un dieu invisible et muet. "... ils s'échappaient des terres habitées du pays d'Egypte et rejoignaient ceux qui les avaient précédés. " Ils sont des va-nu-pieds en haillons qui laissent derrière eux les terres fertiles d'Egypte pour rejoindre d'autres miséreux dans la chaleur du désert. Ils fuient le joug de l'esclavage et découvrent qu'" une liberté prodigieuse, immense, au-delà de la mesure humaine, flottait dans l'air. Il n'y avait pas d'ordre du jour, il semblait qu'il n'y avait pas d'ordre du monde. [...] Il n'y avait ni maître, ni esclave, seulement le désert... " La Loi imprègne lentement leur esprit dans l'immobilité du temps. Et dans cette même immobilité, de l'autre côté du désert, les Gabaonites attendent cet ennemi invisible aux coutumes étranges, ces égarés du désert, ils attendent et ils ont peur...
Le yiddish, situé à d'intersection de l'Orient et de l'Occident, brassant les traditions hébraïques et araméennes d'une part, et les apports d'origine celtique, germanique, romane et slave, de l'autre, constitue depuis huit cents ans un véritable creuset de la civilisation européenne. En raison de sa double marginalité - il s'agit d'une culture populaire qui s'est développée en lisière de la culture juive savante et de surcroît au sein d'une communauté déconsidérée - sa littérature a été trop longtemps méconnue et méprisée. Ce recueil se propose d'illustrer sa richesse et sa diversité afin dé lui restituer la place qui lui revient dans la culture occidentale. Cet ouvrage comprend une sélection de textes destinés à illustrer l'histoire sociale du monde yiddishophone au cours des ans. A côté des contes et des légendes (d'inspiration religieuse ou profane), des récits hassidiques, des supplications rédigées à l'intention des femmes pieuses et, bien évidemment, des extraits représentatifs des ?uvres des maîtres des lettres yiddish, on y trouvera de nombreux écrits permettant de saisir sur le vif le déroulement de la vie quotidienne au sein des communautés ashkénazes. Pareil recueil ne peut prétendre à l'exhaustivité: tout en ayant le souci de retrouver la saveur inaltérée d'un passé révolu, Nathan Weinstock a désiré se démarquer d'une tendance à trivialiser la culture yiddish et à la dénaturer en un insipide folklore kitsch aux senteurs de guimauve, à la noyer dans le shmaltz. Le yiddish tel qu'on l'oublie comporte de nombreux inédits dont certains étaient demeurés à l'état de manuscrit. Contrairement à l'habitude qui s'est instaurée dans l'édition francophone de présenter comme "traductions du yiddish" des textes retraduits à partir de versions en langue étrangère, lestraductions utilisées ont été vérifiées et corrigées sur le texte original.
Avran Ziva ; Pierrot Arlette ; Marelli Joëlle ; Pi
Enfance, adolescence, premiers émois, maternité, célibat, vie conjugale sont au centre de cette Anthologie d'écrivaines israéliennes. Il y a dans ces récits certes une sensibilité féminine, parfois même féministe, qui traite ainsi de toutes les étapes de l'existence, mais en toile de fond, à travers les récits de vie, se lit également une réalité israélienne, entre autres la mort, omniprésente, qui traîne un peu partout, parfois quotidienne et violente, même si elle n'est jamais évoquée explicitement, parfois comme stigmate indélébile de la Shoah. Pour cette première anthologie de textes traduits en français, Ziva Avran a réuni treize auteures d'univers et d'âge composites, et à travers ces treize voix de femmes, elle a cherché à témoigner non seulement de leur talent d'écriture mais aussi de la vitalité de la littérature au féminin en Israël.