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Les portiques du vent
Hardouin Nicole
L'HARMATTAN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782747540476
Nicole Hardouin n'écrit pas, elle respire et cet inspir rencontre ses émotions les plus intimes qui, pour être vécues et partageables, n'en sont pas moins frappées le plus souvent du sceau du secret. Son regard se déplace depuis cette assise sensible et tente d'approcher le monde de l'âme avec délicatesse mais aussi grande fermeté. Le sens circule, enregistre, interroge... Les images se succèdent comme autant de tentations d'un monde en devenir. Les éléments sans cesse sollicités sont transmués par sa rêverie "élémentaire" ; ainsi ils éprouvent, s'épousent, se densifient. Les mots de Nicole Hardouin s'organisent, échappant à l'ordinaire de ce que l'on croit savoir. Elle ne fait l'économie ni de la joie d'exister, ni de la difficulté d'être, ni de la tristesse profonde liée au questionnement métaphysique premier. Les textes de Nicole Hardouin - miroirs de la vie dans ses extrêmes - peuvent être tour à tour des vecteurs d'amour et/ou de mort. S'y arrêter revient à s'interroger depuis elle-même et à convoquer la vie au profit de l'espérance puisque "les portes du vent restent ouvertes".
La santé dégradée exclut de la vie sociale ; c'est tout particulièrement le cas des populations roms vivant en bidonville, qui représentent la frange la plus miséreuse de la société. Cet essai retrace les parcours de soin de personnes totalement marginalisées, sans aucune ressource sauf celle de la mendicité. La prise en charge médicale se fait par des associations (en l'occurrence, Médecins du Monde) qui accompagnent les plus pauvres dans le système de soin, afin de les guérir. La médiation s'avère vitale, car sans elle des populations entières resteraient sans soins d'aucune sorte, puisque dépourvues de tout capital social ou de capabilités pour accéder à l'organisation de santé ; ce qui serait une atteinte aux droits de l'homme. La recherche montre surtout que, pour les Roms comme pour tous les précaires, la santé est profondément déterminée par leur manière de vivre et le contexte social et culturel qui les porte. L'apport à la sociologie de la pauvreté est qu'histoires de vie et parcours de soins sont intimement liés. Pour les politiques de santé, on montre l'existence d'une " filière des pauvres " dans le système de soins, orientée vers l'hôpital public. Plus que jamais, l'accès aux soins et le renoncement à se soigner sont deux marqueurs essentiels de la grande pauvreté contemporaine.
J'ai fait l'amour sans amour, comme on boit un verre d'eau pour étancher la soif, comme on fredonne un air à la mode, aussitôt oublié." Ainsi parle Dérac, célèbre écrivain, à qui tout apparemment réussit. Pourtant, quel terrible secret se cache-t-il sous le rire de cet homme ? Pourquoi un pli douloureux vient-il si souvent ombrer son regard ? Ces question taraudent deux amies d'enfance ; Hermine, enfant d'un curieux divorce, est violente, secrète ; Crécy, voluptueuse parfois arrogante, est fascinée par le serpent aux odeurs de soufre... La première veut se venger du bel amateur de femmes en faisant pacte avec la seconde. Mais tant de secrets voilent ses origines... Toutes deux sont exposées aux soubresaut d'un même désir. Elles vont, peu à peu, décrocher les masques pour s'approcher d'une improbable vérité. Erotisme feutré d'un roman qui explore les recoins dévastateurs de la passion, la limite du pardon, les mécanismes de la jalousie mais aussi des liens qui ne se disent pas.
Résumé : Manger cinq fruits et légumes par jour, surveiller son poids, ne pas fumer, faire de l'exercice physique, ne pas abuser de l?alcool, contrôler sa sexualité pour éviter le Sida et autres maladies sexuellement transmissibles, prendre garde aux addictions, lutter contre le cancer, le diabète, les accidents de la route : telles sont quelques-unes des injonctions qui envahissent au quotidien nos vies privées. La définition des conduites à risques est aujourd?hui configurée par les experts de la santé publique à partir d?une rhétorique du contrôle et du gouvernement des corps dans nos sociétés modernes. Le citoyen, le patient, voit son espace de vie même le plus intime largement codifié ou normé par ces diverses incantations de la politique de prévention au moment même ou la loi (texte du 4 mars 2002 sur la " démocratie sanitaire ") veut faire du citoyen et du malade un acteur autonome, responsable, capable de bien gérer son " capital santé " (homo medicus). Le tout dans le contexte culturel d?une modernité où s?ancre la recherche de la santé parfaite et de la culture du corps. L?enjeu de cet essai est d?élargir le débat qui se développe en santé publique à la lumière des sciences sociales. Plusieurs courants se dégagent : - d?un côté, la santé publique responsable de la mise sur pied des programmes de prévention de la maladie et de la promotion de la santé est systématiquement analysée par les sciences sociales et humaines durant les vingt dernières années en tant qu?entreprise normative dédiée à l?acculturation des masses aux valeurs promises par l?idéologie " sanitariste " (de l?hygiénisme à la médecine totalitaire). - d?un autre côté, on peut envisager d?élargir le programme de recherche en sciences sociales de la santé publique pour intégrer des questions qui postulent certaines contributions positives de la santé publique comme, par exemple, la promotion de valeurs nouvelles dans les sociétés à la recherche de repères, l?affranchissement face au destin sanitaire ou la promotion d?une nouvelle responsabilité, l?épanouissement individuel dans une société de bien-être. Ce qui ressort aujourd?hui de la façon de construire la santé publique est qu?elle gère au quotidien nos existences, nos pratiques sociales et une lutte s?amorce pour le maintien d?une liberté du citoyen. Ce dernier trouve-t-il son compte dans la prise en charge collective de la maladie et des conduites à risques ? C?est à cette question de pleine actualité que tente de répondre cet essai.
Cet essai s'articule autour de trois principaux chapitres. Le premier chapitre présente dans ses grandes lignes les fondements de l'économie médicale qui sert de philosophie sociale à la régulation du système de santé américain, des années 20 aux années 60. C'est un domaine qui été peu étudié par les économistes de la santé ; il a donc semblé intéressant de poser les termes des problématiques qui alimentent le débat politique de l'entre-deux guerres sur l'assurance maladie et le fonctionnement du système de soins. Par comparaison, ce détour intellectuel, sur cette période plutôt délaissée, doit permettre de mieux comprendre les nouveautés qu'impose Arrow à l'analyse du marché des soins. Le second chapitre se focalise exclusivement sur la présentation de l'article de 1963 paru dans l'American Economic Review. Il s'agit essentiellement de mettre en évidence les influences théoriques et intellectuelles que subit l'auteur dans sa façon d'aborder le monde médical et son fonctionnement, mais surtout l'ensemble des hypothèses qu'il est le premier à émettre sur les mécanismes spécifiques qui caractérisent le marché médical. Le troisième chapitre s'intéresse aux répercussions immédiates et plus lointaines de l'analyse d'Arrow, et plus particulièrement sur la façon dont on en débat encore aujourd'hui en économie de la santé. L'accent est mis sur toute l'actualité de ce texte fondateur.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.