Jean-Michel Coulon a passé sa vie à créer, dessiner et peindre... dans un secret quasi-absolu. Il ne laisse personne entrer dans son atelier et à sa mort, en 2014, sa famille découvre une oeuvre structurée, intacte et inédite qui compte plus de 800 peintures et collages. Dès 20 ans, il décide de se consacrer entièrement à la peinture. D'emblée ses oeuvres sont toutes abstraites. Au cours des années d'après-guerre il est introduit dans les cercles artistiques comme la seconde Ecole de Paris et devient proche de peintres tels que Nicolas de Staël, André Lanskoy, Maria Helena Vieira da Silva et Arpad Szenes. Ses débuts sont prometteurs puisqu'à 30 ans il expose seul à la galerie Jeanne Bucher dont le livre d'or témoigne de la présence d'artistes qui connaitront bientôt la célébrité. Parmi eux, Rothko, Vieillard, Deyrolle ou Arnal. L'année suivante, en 1950, il participe à une exposition de groupe à New York. Ensuite, cependant, sans jamais cesser de créer, il refusera presque toutes les propositions d'exposition. Cet ouvrage propose de découvrir le travail d'un artiste qui a refusé la reconnaissance du grand public de son vivant, alors qu'il a dédié sa vie à son oeuvre.
Georges Folmer (1895-1977), l'un des maîtres de l'abstraction géométrique, avait toujours dans le fond de sa poche un petit carnet pour dessiner sur le vif, mais aussi pour noter ses pensées, parfois inspirées des philosophes, écrivains, poètes et musiciens qu'il affectionnait. Et lorsque le carnet ne suffisait plus, il écrivait au dos des enveloppes postales qu'il recevait. Ainsi est Réflexions, un manuscrit unique, publié ici pour la première fois et présenté par Lydia Harambourg, historienne de l'art, membre de l'Institut, et auteure d'une magistrale monographie de l'artiste (Folmer, la Conquête de l'abstraction, Editions El Viso, 2022). Au fil d'une écriture buissonnière, Folmer a fixé sur le papier ses réflexions comme autant d'aphorismes d'une pensée en constant éveil, tournée vers une quête permanente de l'absolu et de l'universel. "Etre artiste est un état d'esprit", disait-il, et ce recueil inédit est le précieux témoin de cette "méditation heureuse" qui guida sa vie et inspira sa main.
(Texte provisoire)Geneviève AssePar Lydia HarambourgFigure majeure de la peinture française après la Seconde Guerre, Geneviève Asse a bâti son ouvre à l'écart des modes. Peintre de la lumière et de l'espace révélés par sa Bretagne natale, elle adopte le bleu, couleur emblématique de sa palette. Elle décline depuis plus de soixante ans le " bleu Asse " qui " prend tout ce qui passe ", et joue d'une infinité de valeurs dans ses vues maritimes inspirées par la presqu'île familière de Rhuys et l'Ile aux Moines où elle achète une maison en 1987.L'auteur, qui connaît bien l'artiste née à Vannes en 1923, nous fait pénétrer dans son univers et nous la fait suivre tout au long d'un parcours de vie très riche.Geneviève Asse passe son enfance dans le golfe du Morbihan avec la mer pour ligne d'horizon, ancrage de sa peinture. A Paris, en pleine Occupation, elle suit les cours à l'école nationale des arts décoratifs et s'engage fin 1944 dans la 1re DB comme conductrice ambulancière. De Belfort à Berlin elle participe à la campagne d'Alsace et d'Allemagne et prend part à l'évacuation du camp de Terezin. Après la guerre, elle dessine pour les maisons de tissus Bianchini Ferrier, Paquin. Liée d'amitié avec l'industriel et collectionneur Jean Bouret, elle rencontre par son intermédiaire Nicolas de Staël et Beckett, qui deviendra un ami fidèle, tout comme Bram Van Velde. Elle côtoie Poliakoff, Lanskoy, Charchoune, Geer Van Velde.Aux peintures blanches inspirées par la lumière du midi à la suite d'un séjour en Catalogne, succèdent dans les années 1970 des compositions en hauteur structurées par des lignes verticales ou horizontales suggérant des portes ou des fenêtres, " un fil tendu en équilibre ", qu'elle reprend dans ses gravures.A partir des années 1980, le bleu envahit la toile et absorbe le vide. Une ligne de démarcation, blanche, rouge à la fin des années 1990, divise la surface pour des symétries décalées. La série Stèles (hommage à Victor Ségalen) est donnée en 2012 par l'artiste au musée national d'art moderne venant compléter les achats de l'Etat commencés dès 1955 et enrichir les donations de l'artiste au Centre Pompidou.Geneviève Asse a réalisé plusieurs commandes de vitraux à la cathédrale de Saint- Dié (1988) et à la Collégiale de Lamballe (1996). Plusieurs rétrospectives lui ont été consacrées: au musée de Reims, au musée d'art moderne de la Ville de Paris et récemment au musée de Rouen en 2009-2010.De nombreuses expositions dans les galeries Claude Bernard, Jan Krugier, Ditesheim et Maffei, Marwan Hoss, contribuent à sa reconnaissance internationale.A l'occasion de son 90e anniversaire, les musées de Montpellier, Vannes et le Centre Pompidou lui ont rendu hommage.L'auteurCritique, historienne de l'art. Membre correspondant de l'Académie des Beaux-Arts. Spécialiste de la Nouvelle Ecole de Paris, Lydia Harambourg est l'auteur d'un Dictionnaires des Peintres de l'Ecole de Paris 1945-1965, de nombreuses monographies de peintres et sculpteurs du XXe siècle : Mathieu, Debré, Buffet.Commissaire d'expositions, elle tient une chronique hebdomadaire dans La Gazette de l'Hôtel Drouot depuis 1998.
Natures... ...comme différentes personnalités de femmes de cinquante ans. Des "natures", c'est à dire des caractères. Natures comme naturelles. Des femmes qui s'aiment telles qu'elles sont Natures parce que l'âge est naturel. Et ce n'est pas un drame d'avoir son âge, c'est bien à n'importe quel âge. La nature c'est la liberté absolue. Les natures, ce sont ces femmes qui sont elles-mêmes absolument
Pierre Chavot est un historien réputé, auteur de nombreux ouvrages aux éditions Flammarion, de La Martinière... Quelques titres: Le Dictionnaire de Dieu, Les Héros mythologiques, Les Rois de France. Il est aussi l'auteur d'Ecoliers du monde aux éditions Glénat.
Les Figures de fantaisie de Fragonard comptent parmi les oeuvres les plus célèbres et les plus énigmatiques de l'histoire de la peinture française. La découverte d'un dessin inédit de l'artiste vient bouleverser aujourd'hui tout ce que nous, savions de ces silhouettes, peintes en "une heure de temps", et apporte la preuve indubitable qu'elles sont des portraits et non des figures imaginaires. Fragonard a en effet copié à l'encré et à la pierre noire dix-huit de ses tableaux en indiquant les noms de chacun de ses modèles : dans de nombreux cas, il s'agit de révélations ; étonnantes qui contredisent des certitudes acquises au cours des années. Cet ouvrage jette un éclairage nouveau sur les talents de portraitiste du peintre et lève ainsi le voile sur l'identité de chacun des personnages qui se cachent derrière Diderot, La Guimard, L'Inspiration, L'Etude ou le Jeune Artiste...
Pour sa 21e édition, le Festival International des jardins a invité des concepteurs venus du monde entier à imaginer les projets les plus étonnants autour du thème "Jardins des délices, jardins des délires". Fondé en 1992, le Festival International des jardins a su s'imposer comme un rendez-vous incontournable de la créations paysagère et jardiniste. Prisé des professionnels du monde entier, le concours international préalable à chaque édition reçoit des centaines de propositions. Vingt-et-un projets d'exception ont été retenus par le jury présidé en 2012 par le célèbre chef cuisinier Alain Passard auxquels s'ajoutent les invités du Domaine. Référence au jardin comme haut lieu d'harmonie et de fertilité, ces "Jardins des délices, jardins des délires" évoquent l'Eden et les paysages idylliques de l'Arcadie. Ils célèbrent le bonheur, l'euphorie, la félicité et mêlent imagination sans limites, luxuriance végétale et extravagance botanique.