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Propos philosophiques sur l'éducation
Hannoun Hubert
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782747528498
Apprendre à connaître le monde. Comment ? En se l'appropriant par l'éducation. Pourtant, dit-on, celle-ci n'est-elle pas, en fait, simple manipulation de l'éduqué par l'éducateur ? Plus grave, l'éducation actuelle semble aider l'éduqué à avoir quelque chose (biens matériels, connaissances, etc.) plutôt qu'à être quelqu'un. N'est-ce pas là sa négation même ? Par ailleurs, notre école semble préparer l'enfant à répéter ce qu'on lui a appris. Elle forme des répétiteurs compétents. Forme-t-elle des créateurs inventifs ? Quand et comment l'artiste poindra par-delà l'ingénieur ou l'écrivain par-delà le lecteur ? Toutes ces questions relèvent d'une philosophie de l'éducation que d'aucuns. à présent, considèrent comme une mouche du coche de la réflexion face aux actuelles sciences de l'éducation. Quelle est cette philosophie ? Son objectif, sa fonction ? Enfin, la mode est à l'évaluation des systèmes éducationnels. Que peut-elle valoir ? Depuis une dizaine d'années, Hubert Hannoun tente de répondre à ces questions lors d'interventions assurées en France ou à l'étranger. Ce sont ces textes qu'on lira dans cet ouvrage qui préconise une éducation réclamant la dimension universelle de la personne par-delà ses déterminations et sa puissance à la création par-delà son conditionnement. Termes clés : appropriation - autonomisation - avoir éducationnel - être éducationnel - création - contestation - scientisme - évaluation - universalité.
Résumé : L'acte d'éduquer est, parfois à l'insu de l'éducateur lui-même, fondé sur des présupposés à la fois fondamentaux et instrumentaux. Eduquer suppose que l'humanité soit capable de faire elle-même son bonheur et que l'homme soit perfectible... Eduquer suppose de même que l'éducation ne réalise pas seulement ce que l'environnement, sans elle, aurait réalisé. Eduquer, à l'école, suppose que le maître en ait la capacité et la volonté, que le message adressé à tous sera reçu par chacun, que la motivation de l'élève ne soit pas feinte, que sa communication avec le maître ne soit pas simple subterfuge et, plus généralement, que l'éducation soit autre chose qu'une manipulation de celui qui ne sait pas par celui qui sait. Si l'on ne parvient pas à faire de ces suppositions des certitudes, c'est tout l'édifice de l'éducation qui risque de s'effondrer à l'image de la fameuse statue d'airain aux pieds d'argile. Hubert Hannoun rappelle les récentes conquêtes des sciences psychologiques, psychosociologiques, logiques et axiologiques pour conclure à ce que cette certitude n'est jamais totale, coexistant toujours avec un minimum d'incertitude. Rejetant alors à la fois le nihilisme négateur de toute valeur et le scientisme qui se drape d'une toute-puissance du raisonnement que récusent les sciences actuelles de la cognition, il propose de faire le pari de la vérité et de la valeur des fondements de 'l'éducation. Ce pari, pour lui, est un pari énactant, à savoir un projet qui, dans le même acte et le même temps, forge sa propre réalisation. Nous ne décidons ni ne subissons pas les valeurs de notre action : nous en faisons le pari en agissant de telle sorte que ce pari soit gagné. S'inspirant des thèses actuelles de la complexité, il situe la pensée et l'action comme composantes d'un même système. A partir de là, Hubert Hannoun jette les bases de ce qui pourrait être une morale de l'éducation, ce comportement de l'éducateur sans lequel elle perdrait tout son sens.
Qui donc se sent seul, dans notre société inégale et désabusée. Le réflexe premier est d'éviter la question, de désigner, comme pour s'en défaire, les vieux, les malades, les pauvres, les victimes de la vie, de l'erreur, du hasard. Michel Hannoun - dont les travaux sur le racisme ont fait date -, s'appuyant sur une étude spécialement réalisée pour ce livre, montre que le sentiment de solitude traverse de part en part l'ensemble du corps social. Certains se sentent seuls tout en vivant en couple. Et d'autres ne se sentent pas seuls tout en vivant seuls. Tout est complexe, tout est nuance. Le solitaire, ce n'est pas forcément le voisin : c'est sûrement vous, sûrement moi. Pour la première fois en France, un inventaire complet de nos solitudes est ainsi dressé. Et les données objectives, peu à peu, cèdent la place à d'innombrables témoignages bouleversants, patiemment et pudiquement recueillis. Sans jargon, dans une langue accessible, Michel Hannoun évalue le " prix " de la solitude, puis s'applique à en interpréter les figures avec émotion et subtilité. La " solitarité ", conclut-il, est et sera le problème majeur de notre époque. A la campagne comme à la ville. Chez les jeunes comme chez les plus anciens. Chez beaucoup d'hommes de quarante ans comme chez les " célibattantes ". Aucun parti, aucun ministère ne saurait refermer ce dossier. Nos solitudes sont notre affaire.
Nous vivons un environnement humain inévitablement pluriculturel. Par quels processus les cultures composant cet environnement s'intègrent-elles les unes aux autres ? Durant ces processus qu'en résulte-t-il de l'identité dite personnelle ? La personne ne se trouve-t-elle pas, souvent, en nécessité d'assumer plusieurs cultures à la fois ? Lorsque, par réaction de défense contre cette désintégration possible de soi la personne tente de s'enfermer jalousement dans une culture unique, n'est-elle pas atteinte de ce cancer de l'identité culturelle qu'est l'intégrisme ? Quelle en pourrait être la sociothérapie ? La tolérance ? Mais il n'est pas de terme plus ambigu que celui-là puisqu'il réclame au moins une limite : lui-même. On ne peut tout tolérer. Serait-ce le communautarisme, son proche parent, qui éloigne des autres et enferme sur soi ? Enfin, quelles relations existe-t-il entre les trois niveaux culturels de nous-mêmes : celui de notre personne, celui de notre culture et celui de notre universelle humanité. Dans cet ouvrage, Hubert Hannoun aborde ces questions en reprenant les textes de conférences qu'il a eu l'occasion de présenter ces dernières années en France ou à l'étranger.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.