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Le Coran et le croissant. Les tribulations d'un islamologue en France
Hanne Olivier
PIRANHA
16,00 €
Épuisé
EAN :9782371190856
L'islamologue français se trouve dans un champ de mines. D'un côté (grincement de dents) : pas de doute, le Coran fait bien partie de notre histoire et il faut inclure ses savoirs historiques dans une réflexion commune. De l'autre (indignation) : encore faut-il que les musulmans intégristes mais aussi traditionalistes acceptent de se soumettre à la loi commune de la république. Olivier Hanne raconte sans détour sa spécialité et son métier. Il évoque ses débuts en Egypte, son immersion dans une école coranique de la banlieue parisienne tenue par les Frères musulmans et son expérience de conseiller en entreprise ou auprès des "services". Sans oublier les moments possibles d'amitiés spirituelle et citoyenne avec la communauté musulmane. Ce récit très personnel est l'occasion d'aborder des questions au coeur des débats depuis plusieurs années : le voile, les femmes, la religion au travail, la modernisation de la théologie, le salafisme, la radicalisation et le terrorisme.
L'Europe découvre l'islam avec la conquête de l'Espagne au VIIIe siècle, mais c'est avec les croisades que s'améliore la connaissance de la culture arabe au XIIe siècle. Des moines et des clercs recherchent la science grecque dans le monde musulman, apprennent la langue arabe et procèdent aux premières traductions du Coran, que l'on appelle à l'époque l'Alcoran. Le commerce et la diplomatie en Méditerranée exigent de comprendre l'adversaire dans sa langue pour mieux échanger. Des Européens polyglottes se risquent en Orient. Les traductions se multiplient, accompagnées de dossiers polémiques. Pourtant, malgré les préjugés, la connaissance du Coran se répand, enrichissant les réflexions des savants de la Renaissance et des Lumières. L'arabe entre dans la culture classique européenne, jusqu'à susciter une véritable fascination au XIXe siècle à travers l'orientalisme. Comment les Européens ont-ils appris l'existence du Coran et ont-ils pu se le procurer ? Comment traduisait-on ce texte dont la religion paraissait si étrangère ? Qui parlait l'arabe en Europe avant le XXe siècle ? Cet ouvrage retrace quatorze siècles d'étude de la langue arabe et du Coran en Europe, montre comment la civilisation occidentale a construit son rapport à l'islam, et pourquoi la question culturelle l'emporte finalement sur la différence religieuse.
Résumé : Les attentats répétés en Europe et l'instabilité au Moyen-Orient relancent régulièrement la question du djihad. Mais si l'on utilise souvent cette notion, on en explique rarement l'histoire et les fondements. Sur quels textes s'appuient les terroristes pour justifier leurs actes ? Que dit le Coran sur la guerre ? Comment le djihad est-il devenu la forme légale de la guerre dans l'histoire de l'islam ? Retraçant l'histoire du djihad depuis les origines de l'islam jusqu'à Daech, Olivier Hanne propose une lecture critique des principales sources historiques. Il montre que le djihad fut interprété de manière souvent contradictoire dans le monde musulman, et dévoile comment il fit l'objet de multiples réécritures et manipulations de la part des autorités politiques, jusqu'à devenir une idéologie contemporaine meurtrière à travers le djihadisme. Alors que les études sur le sujet sont généralement fragmentées, se focalisant sur l'islam médiéval ou sur le terrorisme contemporain, Olivier Hanne éclaire les violences de notre temps grâce à une fresque de quatorze siècles.
La guerre est un phénomène majeur dans l'Europe occidentale au Moyen Age. Les conflits entre royaumes, la violence sociale, la mise en place de la féodalité et le pouvoir donné à la chevalerie rendent omniprésente la réalité militaire. Toutefois, à partir des XIe-XIIe siècles, l'Eglise tente d'encadrer les débordements des soldats par sa législation religieuse et morale, tandis que les monarques cherchent à se faire reconnaître comme les seuls dépositaires du droit de guerre. Si chacun connaît les noms de quelques grandes batailles du Moyen Age, comme Hastings, Crécy ou Azincourt, on ignore souvent les sources elles-mêmes ; pourtant, le retour aux textes médiévaux permet de comprendre les enjeux historiques autour de la guerre, et de goûter la saveur et la diversité de ces écrits. Cette anthologie propose donc plus de deux cents extraits, traduits et commentés, de sources évoquant le monde de la guerre entre les vine et XVe siècles, en Europe occidentale. Les grandes thématiques militaires y sont illustrées par les auteurs médiévaux eux-mêmes : les croisades, les batailles, les valeurs chevaleresques, les questions de ravitaillement, de tactique de combat, d'armement, d'éthique de la guerre.
Mahomet naît à la fin du VIe siècle au sein des tribus du Hedjâz, dans l'ouest de l'Arabie. Orphelin dès l'enfance, il se lance dans le commerce caravanier, s'enrichit, mais s'avère insatisfait des cultes païens. Son existence bascule en 610 lorsqu'il entend une voix céleste lui ordonner de réciter un texte mystérieux, le Coran. Il devient alors le lecteur divin, celui qui appelle les gens de la Mecque à changer de vie devant l'imminence du Jugement. Raillé puis banni de sa cité, il trouve refuge à Médine, où son message rencontre un succès inespéré. Malgré les résistances des chefs tribaux, il organise la vie de la communauté, légifère et lance ses troupes à l'assaut de la Mecque, prélude à l'unification de toute la péninsule. Les sources qui narrent son épopée et justifient son titre prophétique ne cessent d'interroger l'historien, car elles sont essentiellement musulmanes, donc partiales, et tardives, puisque rédigées entre le VIIIe et le Xe siècle. L'étude critique de cette documentation par la recherche moderne dévoile de multiples contradictions dans les récits, mettant à jour les "zones grises" de cette biographie officielle, parfois en opposition avec le Coran. La figure de Mahomet ressort de ces analyses plus complexe, moins monolithique.
Adélaïde reçoit un coup de fil : son père est mort. C'est un véritable choc : sa vie, la perception qu'elle en a, se disloque. La petite fille qu'elle a été n'a pas pu se construire sereinement, elle était trop occupée à courir partout et à jouer un rôle. Epuisée d'avoir tenu, petite, le premier rôle pour exister, adulte, elle tient un rôle secondaire. Quand elle apprend la mort de son père, son enfance resurgit... Natacha Diem est belge et vit à Paris avec ses deux garçons, leur père et un chat. Elle a bien eu deux papas, elle a bien eu un hamster nommé Eluard et elle a bien rencontré son homme à Cannes, mais la ressemblance avec Adélaïde Fouchon s'arrête là. Le reste vient de l'imagination délicieusement poétique, malicieuse et lucide de Natacha, qui nous fait entendre sa petite musique.
Lewitscharoff Sibylle ; Mathieu François ; Mathieu
Pompeux, mégalomane, grotesque. Que voulait cet homme ? Ramener ses compagnons d'autrefois chez eux. Les dix-neuf. Il avait quitté pour eux la Floride, entourée du bruit de la mer, et était revenu dans son ancienne maison de Stuttgart qu'il avait habitée autrefois avec caniche, femme et enfant, cent trente paires de chaussures de femme et cinquante variétés de vernis à ongle. Les ramener chez eux, c'était au pied de la lettre l'idée de Tabakoff. Les Bulgares étaient dispersés, les uns en tant que cadavres de relative fraîche date, les autres en tant que cadavres archi-vieux, dispersés dans les cimetières de Stuttgart et, manifestement, n'attendant qu'une chose, que Tabakoff s'occupât d'eux. Lui, le dernier de l'association des Bulgares de Stuttgart, était venu rassembler leurs restes pour les transférer à Sofia. Dans un cortège majestueux de limousines, s'entend, avec, pour finir, un enterrement orthodoxe de première classe". Deux soeurs, leur père mort, mais omniprésent, un étrange périple à travers l'Europe pour atteindre la Bulgarie... Un roman féroce et comique à la fois.
Résumé : Dans une petite ville du Sud de l'Allemagne dans les années 1960, Seri, Aja et Karl, liés par une amitié profonde, profitent des jours clairs de l'enfance. Ils passent la plus grande partie de leur temps dans le jardin et la maison d'Evi, la mère d'Aja, situés au milieu des champs, tout près du pont aux coquelicots qui mène à la forêt et à son lac. Pourtant, tout n'est pas aussi idyllique qu'il y paraît et les trois amis, devenus adultes, devront faire face à des secrets de famille douloureux et leur amitié sera soumise à rude épreuve entre amour, trahison et culpabilité. Dans ce roman envoûtant, à travers l'histoire de ces trois enfants et de leurs mères qui veillent à tenir à distance les jours sombres du destin, Zsuzsa Bànk aborde avec grâce les thèmes de l'apprentissage de la vie et de la famille.
Christian a tout perdu : sa boîte d'informatique, son luxueux loft, sa chère Saab, mais aussi sa femme partie vivre en Inde, sa fille vendue au monde de la finance, et surtout ? et c'est le plus douloureux ? sa maîtresse, Anna. Depuis six mois, son nouveau travail consiste à observer et à compter les oiseaux migrateurs sur une petite île déserte à l'embouchure de l'Elbe et à ramasser les détritus sur la plage. Lorsque Anna, partie vivre aux Etats-Unis avec un autre homme, lui annonce sa visite, sa routine s'en trouve immédiatement bouleversée et il est submergé par les fantômes du passé. Explorant la nature des relations amoureuses et la poursuite du bonheur chez ses contemporains, Uwe Timm se livre dans ce roman drôle et intelligent à une profonde réflexion sur la notion de désir.