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Imoseyama ou L'éducation des femmes
Hanji Chikamatsu ; Sigée Jeanne
GALLIMARD
25,40 €
Épuisé
EAN :9782070123360
Imo, Sé, ces monts en bordure de montagnes et montagnes, entre eux s'écoule la rivière Yoshino. Poussières aussi, moutardes aussi, fleurs de montagnes, en réalité décharge des feuilles et herbes des mots, ceux des poètes qui jouent dans le monde." A ces feuilles et à ces mots qu'évoque Chikamatsu Hanji, il ajouta les siens, notamment dans Imoseyama ou L'éducation des femmes, ce chef-d'oeuvre du répertoire du Bunraku, du répertoire japonais tout court. Le succès à la création, en 1771, ne s'est jamais démenti. A un premier niveau, le caractère intensément vivant, attachant des personnages, la force des passions qui les anime, passion amoureuse ou soif de pouvoir, ne peuvent que retenir l'intérêt du spectateur, éveiller son émotion. A un second niveau, à travers les péripéties de l'action, se dégage une vision distanciée, éclairante de la situation politique de l'époque par laquelle l'oeuvre joue son rôle d'"art de la cité". Elle témoigne du degré de développement atteint par le Japon au XVIIIe siècle et, indirectement, par les nombreuses allusions à la Chine, rappelle l'importance millénaire du pôle de civilisation de l'Extrême-Orient. Les conflits, généralement ceux du théâtre de la période d'Edo, où se développait la puissance de la bourgeoisie, sont de type cornélien: devoir de loyauté contre inclination du coeur. Placés devant ces conflits, les personnages principaux vont choisir. Par cette liberté de jugement jusqu'à la mort s'exprime une exigence de pouvoir légitime et juste. L'oeuvre éveille ainsi un écho qui s'entendrait à travers les bouleversements des époques subséquentes et peut atteindre une écoute au-delà des mers. L'introduction analyse les intrigues, le contexte historique, rapporte la formation et le parcours du dramaturge. Elle rend compte des étapes et des épreuves traversées par le Bunraku, ce sommet absolu de l'art de la marionnette, jusqu'à sa reconnaissance par l'Unesco comme "chef-d'oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité". Une description détaillée de la scène du Bunraku permet d'imaginer une représentation avant d'y assister.
Chaque chapitre débute par une petite histoire, un texte en coréen. Puis tout autour de ce texte, va se développer un bagage pédagogique complet. On y retrouve : - Des dialogues authentiques, élaborés à partir des propres expériences de l'auteure en tant que Sud-Coréenne native, illustrant différents contextes de communication, du registre familier au registre soutenu, - Des fichiers audios pour affiner votre prononciation et vous entraîner à reconnaître les variations de ton et de style, - Une liste de vocabulaire avancé pour enrichir votre répertoire linguistique, - Des explications grammaticales approfondies, avec une attention particulière aux points les plus délicats, aux nuances subtiles et aux choix linguistiques en fonction du contexte et du niveau de formalité, - De nombreux exercices de vocabulaire et de grammaire, accompagnés de corrections, pour mettre en pratique vos connaissances et confirmer votre maîtrise, - Un éclairage culturel sur les subtilités de la langue et les particularités socioculturelles, pour mieux comprendre la société coréenne.
Ces poèmes - assez dépouillés - restent 'pieds sur terre', comportant çà et là un mot en argot. Haïkus et senryûs permettent à l'auteur de faire passer son regard sur ce qui l'entoure depuis les "petits riens" du quotidien jusqu'à son émotion face à la disparition des proches. Quarante photos - plus ou moins en liaison avec les poèmes - complètent l'ouvrage.
Pendant plusieurs semaines, l'auteur a parcouru les routes de son département pour aller à la rencontre de ceux que l'on nomme les guérisseurs. De ces rencontres, il reste un formidable échange que l'auteur a tenu à nous restituer dans ce livre d'entretiens. Loin des idées reçues et des clichés, ce livre nous fait découvrir des hommes et des femmes d'aujourd'hui, bien ancrés dans la modernité, très éloignés de ces caricatures poussiéreuses que l'imaginaire collectif colporte depuis le Moyen-Age, et qui ont accepté de parler. Dans ce livre, il n'est pas question de mondes fantastiques, peuplés de dragons, ni de magiciens lanceurs de boules de feu... Il est plutôt question de cet " ailleurs " que ces guérisseurs, ces hommes et ces femmes ordinaires aux pratiques non ordinaires, continuent de cultiver à l'ombre de nos certitudes... Un " ailleurs " qui échappe au mental et que certains aimeraient voir disparaître mais que paradoxalement d'autres sociétés, ou d'autres cultures, pourtant, s'emploient à préserver. A travers de longs entretiens, ces guérisseurs reviennent sur les différentes facettes de leur activité, ainsi que sur leur parcours, car comme ils se plaisent à le répéter : on ne naît pas guérisseur mais on le devient. En nous invitant dans leur quotidien, ils nous offrent un point de vue inédit sur la société, et sur cette France qui souffre en silence... Car au détour d'un récit, d'une anecdote, ces témoignages prennent tout à coup la coloration du réel avec tout ce qu'il peut avoir de beau, mais aussi de cruel...
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Kenzaburô Oé a tout vu du Japon d'après-guerre. Des bombardements atomiques à la catastrophe de Fukushima, on peut lire à travers son oeuvre imposante et son parcours personnel singulier tous les combats, les défis et les contradictions qui ont émaillé l'histoire du Japon depuis 1945. Cette oeuvre est également marquée par sa confrontation avec le handicap et la souffrance de son enfant, né avec une tumeur intracrânienne. De là cette oscillation permanente entre la violence exercée par nombre de ses personnages et les appels à la compassion pour les victimes. Au fil du temps, cette oeuvre tentaculaire, loin d'être intégralement traduite en français, approfondit la réflexion de l'auteur sur chacun des grands thèmes qui la sous-tendent : mythes, histoire, enfance, handicap, écriture, nostalgie, vieillesse et mort. Avec, ces dernières années, un autre questionnement fondamental de plus en plus prégnant : la quête du salut.
Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille. La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des Poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je suis sorti sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de Chine prenait son bain".
Errer sans but sur le grand continent du hasard est une autre possibilité qui nous est laissée.Après Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973, publié chez Belfond, La Course au mouton sauvage clôt la fameuse " trilogie du Rat ".La redécouverte événement de l'un des chefs-d'?uvre du maître de la littérature japonaise !
Pour la plupart, ces oeuvres ont pour arrière-plan une société urbaine, occidentalisante etpervertie. Tanizaki a même créé un genre, « le naomisme », du nom de l?héroïne émancipée,Naomi, qui a servi d?emblème à son époque. Toutes développent les thèmes de la sensualité, dela fascination pour le corps de la femme et l?art pervers de la séduction. L?homme ou la femme aux prises avec leurs passions ne connaissent plus de limite: le meurtre sans scrupule et sans remords s?inscrit dans leur logique intime et s?impose tout naturellement comme la meilleure issue au terme de jeux spéculatifs déchirants. Les passions mènent leur propre jeu, indifférentes à toute morale, à tout bon sens. On en voit l?aspect cocasse dans Le Chat, son maître et ses deux maîtresses où Tanizaki choisit une chatte comme objet d?adoration. Dans Shunkin, Tanizaki développe avec cruauté la passion contrariée d?une jeune fille d?une grande beauté devenue aveugle à 8 ans (Shunkin) et de son serviteur Sasuke, qui l?accompagne tous les jours chez son maître de musique où il retient fort bien l?enseignement destiné à sa seule maîtresse. Shunkin exerce tous les raffinements de la cruauté et de l?humiliation à son encontre jusqu?au moment où découvrant son talent pour le shamisen (un instrument de musique traditionnel), Shunkin lui enseigne tout ce qu?elle a appris. Jusqu?à la fin du roman, le lecteur restera incertain: qui a défiguré la si belle Shunkin à l?eau bouillante? rendant ainsi possible l?amour de Sasuke qui, pour être à la hauteur du sacrifice, se prive délibérément de la vue. Dans Un amour insensé, Tanizaki dévoile son projet en ouverture, dès les premières lignes: « Je me propose de raconter le plus honnêtement possible, sans rien déguiser, dans sa vérité nue, notre vie conjugale, dont le monde apparemment n?offre pas beaucoup d?autres exemples ».