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Ce qui s'est réellement passé à Camp David. 11-25 juillet 2000
Haniyye Akram
MINUIT
8,99 €
Épuisé
EAN :9782707317520
Si la visite d'Ariel Sharon, le 28 septembre 2000, à l'esplanade des Mosquées à Jérusalem a constitué une provocation délibérée et mis le feu aux poudres du soulèvement palestinien, c'est dans l'impasse des négociations de juillet 2000, à Camp David, qu'il faut chercher les causes politiques de ce soulèvement. En effet, les deux semaines de négociations, entourées d'un black-out total - ainsi en avaient décidé les maîtres d'?uvre américains et qui devaient aboutir au règlement définitif d'un conflit centenaire, ont montré l'ampleur de l'impasse et du fossé séparant les positions des protagonistes quant aux dossiers fondamentaux du conflit : réfugiés, Jérusalem, colonies de peuplement, eau, frontières et sécurité. L'importance de l'enjeu, le véritable travail d'intoxication mené par Israël et les Etats-Unis qui, pour masquer l'échec de neuf ans de négociations, affirmaient sans relâche que le " miracle " avait été manqué de justesse, l'embrasement de la société palestinienne, tout cela a ramené les opinions publiques aux clichés éculés de l'Orient compliqué et des " Palestiniens irrationnels et ingrats " face à la "générosité" de leurs occupants. Poursuivant son travail d'explication et d'information, la Revue d'études palestiniennes verse une pièce capitale, et à ce jour unique, au dossier. Ce qui s'est vraiment passé à Camp David d'Akram Haniyyé reprend les minutes de l'un des principaux négociateurs palestiniens à ces pourparlers, expose en détails le déroulement des échanges ainsi que les diverses propositions avancées par les parties et décrit l'atmosphère qui a prévalu pendant ces deux semaines de huis clos. Document unique et essentiel dans la mesure où, plus qu'une simple pièce d'archive, il aide à comprendre et à apprécier les événements tragiques qui secouent la Palestine naissante, le texte d'Akram Haniyyé, non démenti par le Département d'Etat américain, a connu à ce jour une diffusion mondiale et suscité l'intérêt de l'ensemble des milieux politiques et diplomatiques américains, européens, israéliens et arabes.
Un des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.
Juin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Werhmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.
Je suis dans la chambre de ma mère". Ainsi commençait la première page d'un roman publié à Paris en janvier 1951. L'auteur était un Irlandais inconnu qui écrivait en français. La presse saluait aussitôt l'apparition d'un grand écrivain : "Si l'on peut parler d'événement en littérature, voilà sans conteste un livre événement" L'avenir allait confirmer ce jugement. Dès l'année suivante paraissait, du même auteur. En attendant Godot, une pièce qui allait faire le tour du monde et même éclipser quelquefois ce premier roman. Et pourtant, Molloy reste un livre majeur dans l'oeuvre de Samuel Beckett. Jean-Jacques Mayoux, trente et un ans plus tard, nous en offre une lecture encore enrichie par le temps.
Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "