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Le Voyage d'Arsène
Hanin Roger
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246347811
Arsène n'était pas malade, il mourait tous les jours. Au fond du bar de {l'Encyclopédie}, il somnole, saoul. Arsène rêve, il voyage. Pinkus, taxi antillais, a accepté de l'embarquer, lui et Philippe, son ami. Ils ont décidé d'aller manger des crevettes à Deauville, à deux heures du matin... Mais, de nuage en nuage, ils escaladent les versants de la mémoire maquillée. Arsène ne s'intéresse pas à la vérité, il assène ses phantasmes avec l'aplomb du martyr : Philippe pond des oeufs, sur les hauteurs de Deauville, chez un vétérinaire nazi maqué à une géante grecque, au milieu d'un zoo où les tigresses parlent. Premier anneau d'une chaîne de péripéties délirantes et désespérées, Arsène vit ses déviations comme un poète ou un religieux. Arsène voyage. Il a besoin de Dieu et des femmes. Amour fou, amour bref, amour cuit ou à point, maman, le sexe, la mort et ses signaux, tout le déchire ou l'égratigne. Il saigne, distrait, quelle élégance !
Lecteur, vous serez surpris, parfois malmené par ce texte, balade au fil des émotions et du regard de Roger Hanin. Carnet de survie met en scène une conversation entre le narrateur et quelques lui-mêmes à propos de Dieu. Un, cynique, et surtout sceptique, en parle avec familiarité, s'amusant à briser les tabous: Dieu est-il une femme? Et pourquoi pas bisexuel? Comment vit-il sa toute-puissance, ce Dieu, cette star mondiale omnipotente qui laisse faire la mafia, les fils violer leur mère et les Juifs mourir dans les chambres à gaz...? Le narrateur finit par rencontrer Dieu, un Dieu bien différent de l'image que l'on s'en fait. Ainsi s'exclame-t-il, au sujet de Marie: "J'aurais eu une femme et je ne l'aurais jamais pénétrée?" Les personnages sont en fait les deux faces d'une seule et même personne, sorte de Dr Jekyll et Mr Hyde. Dans cette conversation intime qui prend les traits d'une méditation sur la vie et la mort, Roger Hanin s'amuse avec sa vie et joue avec le lecteur. Un texte fascinant qui nous laisse un sentiment de plénitude et de charme.
Alexandre se trouve sur le quai d'une gare avec, en main, un gant blanc. A travers des péripéties graves ou cocasses, cruelles ou absurdes, il cherchera un second gant blanc afin de "faire la paire". Rencontre-t-il une inconnue, un pompier, un général en retraite, qu'il leur demande : "N'auriez-vous pas un gant blanc ? " Sur cette trame fort étrange, Roger Hanin a bâti un roman tout en digressions, en jeux de mots. On s'y perd, on s'y retrouve, comme dans une quête initiatique où Alexandre, bientôt rejoint par son ami Arsène, traverse ce monde qui, plus que jamais, semble plein de bruits, de fureurs... et de rire. Un roman sur l'amitié et d'une certaine façon la suite du {Voyage d'Arsène}.
Résumé : On rencontre d'étranges créatures dans cet " Hôtel de la vieille lune " : des jolies filles, bien sûr, mais aussi un parrain irlandais, un concierge bosniaque, une tortue qui aboie, un banquier, Dieu et, en témoin impassible, un chat qui en sait long sur l'assassinat du Chinois qui, pour son malheur, occupait la chambre n° 11... C'est à partir de cette faune baroque et burlesque que l'auteur de ce livre - qui s'y connaît en enquêtes policières... - bâtit une intrigue où la vérité se mêle au délire, et le cynisme à l'amour du genre humain. On songe à un Maigret qui aurait lu Borges et le Livre de Job. A un flic expert en filatures théologiques.... Car, par-delà les péripéties qui rythment ce polar mystique, c'est à de vastes questions que l'on est ici convoqué : quels rapports y a-t-il entre la religion et la guerre ? Entre les m?urs saphiques et la Mafia ? Entre l'argent de la drogue et le langage des animaux ? On vous aura prévenu : cet " Hôtel de la vieille lune " est une arche de Noé où l'on rit, et pleure, avant le Déluge. C'est un opéra de confusions comiques. Une aventure où nul ne s'engagera sans risques...
Luka Modric, Ballon d'or et quadruple vainqueur de la Ligue des champions avec le Real Madrid nous dévoile les coulisses de son incroyable carrière. Rien n'a été simple pour Luka, de son enfance en pleine guerre de Yougoslavie à son parcours de jeune joueur professionnel. Rien ne prédestinait Luka à un tel succès, jusqu'à cette année 2018 où il remporte quatre des plus grandes récompenses du monde du football : le Trophée de meilleur joueur de la Coupe du monde 2018 devant Mbappé, les distinctions FIFA et UEFA de meilleur joueur de l'année, et le Ballon d'or France Football. Mais à quoi pensait-il lors de ces matches décisifs ? Quelles relations a-t-il nouées avec ses coéquipiers stars et ses coachs, dont Zinedine Zidane avec lequel il entretient un lien privilégié ? Comment fait-il pour conserver sa détermination malgré les hauts et les bas inévitables au long d'une carrière d'athlète ? Avec beaucoup d'humilité il nous raconte son histoire et la façon dont il a affronté ses doutes pour arriver au sommet de son sport. Une réussite inspirante.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.