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Voir et connaître à l'âge classique
Hamou Philippe
PUF
10,14 €
Épuisé
EAN :9782130524403
On dit communément qu'il faut voir pour croire. Mais faut-il voir pour connaître? Et quelle sorte de connaissance obtenons-nous sur le monde lorsque nous ouvrons les yeux? Si le sens commun et avec lui la plupart des philosophes antiques et médiévaux conçoivent la vision comme une forme de saisie immédiate qui nous livre en toute transparence tes objets du monde extérieur, l'âge classique s'est arraché à la séduction du sensible. Confrontés à de nouvelles manières de structurer la visibilité - la perspective des peintres et les instruments d'optique des savants - les philosophes du XVIIe siècle méditent sur le jeu d'échange subtil que ces nouvelles expériences de vision révèlent entre la surface et la profondeur, le proche et le lointain, le senti et le représenté. De Kepler et Descartes à Malebranche, Locke ou Berkeley, s'instaurent de nouvelles normes pour penser les partages de l'?il et de l'esprit: les sens ne nous sont pas donnés pour connaître, la vision est une sorte de langage naturel et providentiel, appuyée sur tes signes arbitraires de la sensation et soumise à notre insu à l'exercice interprétatif d'un « jugement naturel ». C'est l'âme qui voit et non le corps, mais c'est une âme en situation, projetée dans le monde des corps, et tentant - sans toujours y parvenir - de surseoir à la relativité et la contingence de son point de vue.
Acte de parole à structure complexe et à fonctions multiples, l'ironie fascine le philosophe, intrigue le sociologue, arrête le linguiste. Tous, cependant, l'abordent principalement dans ses manifestations locales, orales, et communicatives (le "mot" d'esprit) plus que littéraires. L'ironie littéraire, elle, passe par des oeuvres étendues, des textes, est écriture oblique plus que parole double, est posture d'énonciation représentée et différée, communion et excommunication plus que communication, manipule des valeurs plus que des significations, et cite et mime les discours d'autrui plus qu'elle ne désigne le monde. Art épidictique du blâme et de la louange mêlés, elle est, peut-être, un genre littéraire à part entière, mais un genre où se condensent et s'entrecroisent les procédures les plus retorses de la littérature en général.
Résumé : La France des XIVe et XVe siècles traverse famines, pestes, révoltes populaires et aristocratiques, conflits civils et militaires. Ce livre, cependant, s'attache moins à la narration détaillée des misères et des malheurs causés par des guerres sans cesse relancées qu'à la compréhension de l'ordre masqué par le chaos des événements. "L'automne du Moyen Age" marque l'affirmation de l'Etat monarchique, une construction territoriale unifiée par la soumission à la souveraineté du roi. La conscience d'une identité "nationale" se forge alors, incarnée par Jeanne d'Arc. Charles VII n'est plus un prince féodal, mais le chef d'un Etat. Le temps de la guerre de Cent ans n'est pas celui d'une décadence globale et d'une apocalypse, mais celui d'une période tourmentée et féconde, où brillent les arts, les lettres et la vie de cour, tandis que s'élaborent les fondements d'une société et d'une époque nouvelles.
Entre 1435 et 1740, la représentation de la réalité change du tout au tout: à la suite de la "découverte" de la perspective, on construit l'espace en profondeur, on apprend à régler sur le regard de l'homme les volumes de la peinture ou de l'architecture, et la Renaissance voit se développer les "perspectives curieuses" et autres anamorphoses. Plus tard, l'âge classique propose des analyses du regard et de la vision, et l'on passe alors de la perspective à une "autopsie" de l'espace qui sera le fait des hommes de science. On assiste à une véritable révolution du regard, qui part des peintres pour arriver aux savants et aux philosophes, et qui bouleverse les modes de représentation et de pensée du Moyen Âge. Tous les champs des arts et de la science en sont transformés, comme la place de l'homme dans le monde. On comprend alors comment Brunelleschi et Paolo Uccello rendent possibles Galilée, Kepler, mais aussi les grandes machines théâtrales de l'époque. Cette anthologie donne à lire les textes des auteurs à l'origine de cette révolution. On y trouvera des noms illustres comme des inconnus, des peintres comme des philosophes: Dürer, Vinci, Alberti, Descartes, Malebranche, Locke ou Manetti, Serlio, Huret, Algarotti et bien d'autres. Biographie de l'auteur Philippe Hamou, agrégé de philosophie, est maître de conférences à l'université de Paris X-Nanterre.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.