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Pour une anthropologie arabe
Hammoudi Abdellah ; Tatibouet-Sadki Gabriel ; Merm
ATELIER
22,00 €
Épuisé
EAN :9782708295421
Peut-on penser une anthropologie arabe sans reproduire les logiques de dépendance intellectuelle héritées de la colonisation ? C'est l'ambition de cet ouvrage qui propose de fonder un projet d'anthropologie en langue arabe, à la fois enraciné et ouvert, critique et rigoureux. Nourri de décennies d'enquêtes de terrain, de réflexions épistémologiques et de confrontations avec les traditions scientifiques occidentales, il esquisse les contours d'une anthropologie située, engagée dans les préoccupations de sa société et parlant dans sa ou ses langues. A travers articles, entretiens et analyses, l'auteur explore la question centrale du positionnement du chercheur face à la société qu'il étudie, la pluralité des langues et des héritages, et la possibilité d'une connaissance construite à partir d'un "chez-soi" en dialogue avec l'universel. Un livre essentiel pour penser ce que pourrait être une science sociale postcoloniale réellement émancipée. Abdellah Hammoudi est professeur émérite d'anthropologie à l'université de Princeton (USA). Anthropologue de renommée internationale, il a publié de nombreux ouvrages, notamment en français.
Résumé : Un retour sur la descente aux enfers de Raqqa, capitale de Daesh pendant près de quatre ans. Début 2014, après plusieurs semaines de combats contre l'Armée syrienne libre, les djihadistes, qui quelques mois plus tard constitueront l'Etat islamique, prennent le contrôle de Raqqa. Pendant près de quatre ans, Raqqa devient la capitale du " califat " de Daesh. Le laboratoire de la terreur pour l'organisation terroriste. Personne ne peut alors imaginer les atrocités que ces hommes infligeront aux civils syriens qui n'ont pas pu fuir. L'Etat islamique est chassé de Raqqa en octobre 2017. Mais tous les habitants de la ville sont toujours marqués par cette même douleur : celle de ne jamais avoir pu raconter ce qu'ils ont vécu sous l'occupation terroriste. Pourtant, ils sont les premières victimes de cette organisation née en dehors des frontières syriennes. Les survivants se taisent, parce que leur drame est inaudible, indicible. Ils ont raison : nous ne pouvons pas imaginer ni raconter leur souffrance à leur place. Alors laissons-les parler. Ce livre-témoignage est là pour briser le silence, et leur rendre une voix.
Comment les montagnards du Haut-Atlas marocain s'approprient-ils les lieux dont ils vivent ? Comment s'organisent-ils pour tirer le meilleur parti de leurs ressources diversifiées en jouant du proche et du lointain, agropastoralisme et randonnée, migrations urbaines et retours au pays, main-d'oeuvre familiale, sens du commerce et stratégies foncières ? Après trois années d'une enquête passionnante où il est devenu "le roumi qui parle le chleuh", Pascal Mulet apporte un éclairage singulier sur les inégalités territoriales aujourd'hui, sur les mouvements de population et sur les nouveaux échanges entre ce que l'on persiste à appeler le "centre" et les "périphéries". Plutôt que les marges d'une économie-monde centrée sur ses capitales, ces montagnes agropastorales permettent d'observer en acte les nouveaux processus de constitution du monde à portée, strate du monde vécu caractérisée par la connaissance et l'accessibilité.
Les attentats du 11 septembre 2001 ont brutalement posé la question des libertés politiques dans le monde arabe. Ces pays musulmans ne seraient-ils que des "démocraties sans démocrates"? La frustration de populations réprimées serait-elle une cause de la "violence islamiste"?L'Occident voit dans la réforme de ces régimes autoritaires les prémices d'un rempart contre l'hyperterrorisme. Il cherche à convaincre - par la force si besoin - les gouvernements arabes d'organiser des élections, d'améliorer le statut de la femme, de protéger les minorités... bref, de s'ouvrir à LA DÉMOCRATIE. Démarche difficile s'il en est car, au XXIe siècle, la notion de pouvoir en islam fait toujours débat, en particulier en raison de l'imbrication du religieux et du politique. Cet ouvrage vient précisément éclairer la place du politique en "terre d'islam" sous différents angles - histoire, anthropologie, sociologie, science politique. Il dresse un tableau vivant de la situation au Maroc, en Egypte, en Arabie saoudite, en Iran et en Turquie.
Chacun est prompt à donner son avis sur le " statut " des cheminots... mais que font-ils vraiment ? Le sait-on ? Cet ouvrage est une plongée passionnante dans le quotidien de leur travail. Raconter le travail des cheminots Dans le débat public, il est beaucoup question du statut des cheminots, des grèves, d'endettement, de la fermeture de gares... Il y a pourtant toujours un grand absent : le travail des gens du rail tel qu'ils le font et le vivent au quotidien, et ce qu'ils mettent d'eux pour que, jours et nuits, les trains circulent. En une trentaine de récits, cet ouvrage plonge au coeur du travail, aux guichets, dans les bureaux, en gare, sur les voies, dans les trains... formant une mosaïque de textes qui nous font voyager dans l'univers fascinant du train. La culture cheminote Rassemblant les récits par métiers, les chapitres seront introduits par des courts récits centrés sur le parler cheminot. Car chaque métier a son appellation ! " Pieds fins ", " Bras morts ", " Araignées de fourgon " et " Fromage blanc " ne sont qu'un échantillon d'une vaste culture dont témoignent la plupart des textes réunis dans cet ouvrage. Une culture profonde, facteur d'union, qui rime avec service public et solidarité.
Qui étaient les prêtres qui ont vécu le concile Vatican II ? Une enquête leur donne la parole et restitue leur parcours. Eclairant alors que l'Eglise catholique traverse une grave crise de crédibilité. On ne peut comprendre la société française de la seconde moitié du XXe siècle sans connaître ceux qui y ont joué un rôle non négligeable, les prêtres qui ont vécu Vatican II. Habités par cette conviction, des membres de la Conférence catholique des baptisés de France (CCBF) ont, durant plusieurs années, recueillis leurs paroles. Ce livre les restitue en les mettant en regard. Il retrace les itinéraires de prêtres qui ont passionnément voulu se rapprocher de tous, spécialement des " périphéries " chères au pape François. Souvent discrets sur eux-mêmes, ces hommes ont vécu la convocation en 1960 du Concile ? " l'événement le plus important du XXème siècle " selon De Gaulle ? comme une libération du carcan clérical dans lequel était enserrée leur existence. Ils livrent au fil des chapitres, ce qui a motivé leur vocation, leur vie au séminaire, leur traversée de Mai 68, leurs doutes et leurs passions pour un Evangile vécu en résonnance avec la vie des femmes et des hommes qu'ils côtoient. Ce tableau jette une lumière crue sur l'état de crise que traverse actuellement L'Eglise catholique. " Il faut ouvrir les fenêtres de L'Eglise " disait Jean XXIII en convoquant le Concile. 60 ans plus tard, ne faut-il pas renouveler ce geste ?
Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...
Dans sa lutte pour la survie dans les camps des Khmers rouges au Cambodge, Claire Ly, née boudhiste, entame une conversation avec le "Dieu des Occidentaux" auquel elle demande des comptes. Un apprivoisement qui la conduira vers la voie étonnante de la conversion. Avril 1975, les Khmers rouges deviennent les maîtres du Cambodge. Une femme, sa mère et ses deux enfants prennent la route pour la Thaïlande. Leur fuite est bientôt stoppée par les soldats de Pol Pot. Commence alors un long calvaire : camp de travail à la campagne, exécutions sommaires, endoctrinement des enfants, malnutrition, chasse aux bourgeois et aux intellectuels. Dans un récit bouleversant et rare, Claire Ly raconte sa lutte obstinée pour la survie. Que peut faire une jeune femme contre la folie génocidaire de soldats et de militants qui ont sciemment décidé d'éliminer les ennemis du peuple ? Les principes de l'éducation cambodgienne fondés sur une certaine conception du bouddhisme enseignent l'impassibilité, "la voie du milieu" , le détachement à l'égard des souffrances endurées. Pourtant, pour survivre Claire Ly ne peut plus taire sa haine et sa révolte. Bousculant ces valeurs ancestrales, elle choisit de demander des comptes au Dieu des Occidentaux. Pourquoi a-t-il permis ces horreurs ? Peu à peu, ce Dieu étranger devient un compagnon qui le conduira vers une voie étonnante. A travers cette nouvelle édition, Claire Ly amène le regard du public sur sa blessure, pour donner le courage à autrui de regarder ses propres traumatismes. Elle nous démontre que l'épanouissement personnel de chacun ne s'accomplit que lorsque nous faisons face à nos blessures et interrogations tel un lotus émergeant de la boue.