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Le rouge et le noir de Stendhal
Hamm Jean-Jacques
FOLIO
15,50 €
Épuisé
EAN :9782070385737
Au rouge des armes, Julien Sorel préfèrera le noir des ordres. Au cours de son ascension sociale, deux femmes se singularisent, comme pour figurer les deux penchants de son caractère : Madame de Rênal - le rêve, l'aspiration à un bonheur pur et simple - et Mathilde de La Mole - l'énergie, l'action brillante et fébrile. A ces composantes stendhaliennes (conception de la vie qui dépasse la stratégie narrative pour s'étendre à l'existence de l'auteur) correspondent deux facettes stylistiques : la sobriété et la restriction du champ de vision. Dans cette Chronique de 1830, bien avant l'existence du cinéma donc, Stendhal alterne les prises de vue pour concilier réalisme et romantisme. Le Rouge et le Noir, portrait social, est également un roman de l'individualité où le regard des personnages sert de philtre au narrateur et où la cristallisation stendhalienne, cette phase irisée De l'amour, trouve un formidable support dans les champs, contrechamps, plongées et contre-plongées. Cette écriture visuelle ajoute à l'analyse une intelligence psychologique profonde. Inversement, le ton dépouillé permet au romantisme d'éviter le lyrisme abusif et de demeurer ironique envers la société sclérosée de la France de la Restauration. --Sana Tang-Léopold Wauters
Résumé : Dimanche, c'est la grande fête de l'arc-en-ciel au pays des licornes. Un concours est organisé, et Titou a bien l'intention de le gagner ! Une histoire par jour, du lundi au dimanche, pour accompagner le jeune garçon licorne dans sa dernière semaine avant le grand jour... Malgré tous les obstacles, parviendra-t-il à remporter le concours ?
Le discours athée subit d'importantes transformations au XIXe siècle. Désormais, il peut s'adjoindre ou tolérer des propositions à caractère religieux ou spiritualiste, donnant prise à des motifs plus ou moins précis de croyance. En ce cas, il semble l'expression d'un constat général selon lequel il ne suffit pas à l'homme contemporain de signer ou de contresigner la mort de Dieu, mais il lui faut en plus composer avec elle. Plus que tout autre discours, la littérature née de la sensibilité romantique appuie ce constat : elle se donne à lire comme le lieu privilégié de cette compensation symbolique. C'est en elle que l'espoir moderne d'une relève spirituelle de l'Ecriture divine par le discours humain semble le plus agissant en même temps que le plus clairement condamné, par l'opération même de l'écriture, à participer à la dissémination du divin. C'est aussi en elle que le tremblé de l'inquiétude existentielle et théologique que suscite souvent le thème de la mort de Dieu, par contraste avec la vigueur affichée par beaucoup de programmes de réformation sociale et de refondation politique, se fait le plus vivement sentir. De là l'idée qui préside au présent ouvrage : articuler la question de l'athéisme au XIXe siècle depuis le point de vue de la littérature française et suivant des enjeux ressortissant aux études littéraires.
Comment exprimer une surprise, une menace, une colère en langue des signes ? Les réponses se trouvent dans ce recueil qui rassemble quelques-unes des plus belles expressions de la langue des signes française. Les expressions signées peuvent être considérées sous différents aspects : on peut y voir une histoire, une culture, une identité, un corpus linguistique. La plupart des ouvrages dans le domaine présentent le vocabulaire du fiançais traduit en langue des signes ; d'autres tentent d'expliquer la linguistique de la langue des signes. Mais aucun livre ne présente les expressions propres à cette langue unique. Voici donc un ouvrage qui comble une lacune et donne leurs lettres de noblesse aux expressions de la langue des signes. Il est volontairement "visuel", peu bavard en mots : place à la langue des signes, aux photographies, à la beauté du geste, aux "mains en or" et à l'expression du visage du signeur ! La page de droite est ainsi consacrée à l'expression signée, tandis que la page de gauche décrit le signe, selon différents paramètres dont l'emplacement et la configuration. Ce corpus de 66 expressions signées intéressera tout étudiant, enseignant et chercheur - non signeur, signeur débutant ou signeur avisé - ayant une curiosité pour la linguistique et de langue des signes, et s'offre comme une de pour comprendre cette langue si particulière. Ce livre est une invitation à voyager au coeur d'une image, d'une émotion, proposant un moment de rêve... pour que la langue des signes fasse signe.
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).