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La télévision et les arts. Soixante années de production
Hamery Roxane
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753529229
On aurait pu supposer que la double vocation de la télévision, tout à la fois outil de diffusion au service de l'information, de la culture et du divertissement, et moyen de création central dans le paysage audiovisuel depuis les années 1930, la disposait à entretenir des liens privilégiés avec les arts, dans leur pluralité. Or, la réalité du phénomène télévisé est bien différente. Non seulement la télévision réserve peu de place aux arts dans les grilles de ses programmes, mais elle-même exploite et développe peu ses ressources créatives. Et puisqu'elle se tient à la marge de la sphère culturelle "légitime", rares sont les discours qui s'attachent à l'étude qualitative de la production télévisuelle qui est principalement abordée sous les angles sociologiques et historiques. Pourtant, ce constat général mérite d'être nuancé dès lors que le regard se porte précisément sur certaines réalisations, notamment les émissions consacrées aux arts, qui ont été et sont encore, à leur meilleur, des ferments privilégiés d'une réflexion sur les spécificités de la création télévisuelle et d'une pensée sur le rôle du média dans la transmission d'une certaine conception de l'art et de la culture. Nous avons donc choisi dans cet ouvrage de donner la parole à des auteurs et producteurs de films et émissions consacrés aux arts au cours de treize entretiens qui sont l'occasion d'aborder tant les aspects esthétiques des programmes, retenus justement pour la qualité et l'originalité de leur approche, que les aspects concrets de leurs moyens de production et de diffusion qui nous renseignent "de l'intérieur" sur les politiques de programmation des grandes chaînes et sur les ambitions de leurs concepteurs. Cet ouvrage est composé des entretiens de Jean-Christophe Averty, Philippe Collin, Jean-Marie Drot, Thierry Carrel, Alain Jaubert, Jean-Michel Meurice, Paul Ouazan, Dominique Païni, Dominique Rabourdin, Daniel Soutif, Claude Ventura, Carlos Vilardebo, Terry Wehn-Damisch.
Saigon, été 1911. Un jeune Vietnamien quitte l'Indochine que les Français édifient depuis un demi-siècle. A la recherche de lui-même, en quête de sa patrie. Trente ans plus tard, le voyageur franchit la frontière du Tonkin. La colonisation ne résiste pas à l'épreuve De la Seconde Guerre mondiale. Dans sa débâcle, surgit le Vietnam. Patrie retrouvée, dans l'Indochine en flammes, au terme de la plus longue révolution du siècle, indissociable d'une figure, celle de Ho Chi Minh.
Littéraire, fictionnel, documentaire, poétique, politique, court, long, en couleurs, en noir et blanc, le cinéma d'Agnès Varda est de ceux qui incitent aux adjectifs, aux qualificatifs, par amour du mot ou du jeu mais surtout en raison de sa multiplicité et de sa complexité. Depuis 1954, avec près de quarante films, la cinéaste manifeste une liberté créatrice témoignant d'une démarche toujours innovante, d'une volonté d'explorer le cinéma dans toute sa richesse et de lui donner un prolongement par ses récentes installations. Ainsi, dès le début, si La Pointe Courte fut une tentative pré-Nouvelle Vague d'aller à la rencontre de la vie telle qu'elle est, cette intrusion dans le monde réel n'a jamais constitué une fin en soi pour Varda. L'originalité et l'imagination de la cinéaste l'inciteront toujours à dépasser les apparences pour leur préférer sa vérité. Ses films et installations font alors la part belle aux sentiments des protagonistes à travers lesquels elle nous convie à appréhender des univers divers et variés, quels qu'en soient les difficultés ou les drames: celui de Cléo comme en suspens durant une heure et demie d'une attente douloureuse dans Cléo de 5 à 7, celui, utopique et finalement tragique, de François dans Le Bonheur, celui de Mona si réfractaire aux autres dans Sans toit ni loi, celui, forcément cloisonnant, de Quelques veuves de Noirmoutier, celui, ludique et autobiographique, de L'Île et Elle ou bien celui de la France occupée dans son Hommage aux Justes de France. Ce volume est issu d'un colloque international organisé à l'université Rennes 2 en novembre 2007. Il réunit une vingtaine de textes qui mettent en évidence la richesse et la cohérence du cinéma d'Agnès Varda ainsi que ses prolongements et saluent ce parcours unique, d'une liberté jamais démentie.
Le court métrage occupe une place à part dans le cinéma français, assurant non seulement le renouvellement des générations, mais favorisant aussi les expérimentations formelles les plus diverses. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, on lui doit un intérêt tout particulier pour le documentaire, genre très peu usité à l'époque dans le cadre du long métrage. Certes, la logique est encore souvent celle de la commande à l'initiative de groupes industriels ou d'institutions ministérielles par exemple, mais cette attention nouvelle portée au réel incite à un profond renouvellement des tendances dramaturgiques et esthétiques. Minoritaire par le nombre de films réalisés, la fiction offre aux réalisateurs un second terrain d'expérimentation qui trouve à s'exprimer dans le court métrage ou le film à sketches, notamment par le biais de la comédie, de l'animation et de l'adaptation littéraire. Ce volume entend non seulement explorer la production des documentaires et des fictions produits dans le court métrage entre 1945 et 1968 mais aussi montrer que la vivacité de la forme brève, sa modernité même, passe justement par sa capacité à s'émanciper des frontières traditionnellement dressées entre documentaire et fiction. D'un film à l'autre, mais aussi au sein d'un même film. Les études rassemblées dans cet ouvrage s'intéressent à des cinéastes parmi les plus importants de l'histoire du court métrage français: Jean Cocteau, Claude Chabrol, Jacques Demy, Robert Enrico, Pierre Etaix, Jean-Luc Godard, Paul Grimault, Pierre Kast, Roger Leenhardt, Eli Lotar, Jean Painlevé, Paul Paviot, Jean-Daniel Pollet, Pierre et Jacques Prévert, Jean Rouch, Eric Rohmer, Georges Rouquier, Jacques Tati, etc.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.