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J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Hamelin Lancelot
GALLIMARD
22,50 €
Épuisé
EAN :9782072985096
Max, fauché par une voiture à vingt ans, formait avec Philippe et Audrey un trio amoureux, uni par des rêves de poésie, ainsi que par ce vers du Bateau ivre de Rimbaud : "J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides". Les deux jeunes gens ont appris par hasard la mort de leur ami, que ses parents voulaient cacher aux mauvaises fréquentations de leur fils. Avec ce deuil, leur adolescence se brise ; Audrey et Philippe se perdent de vue. Ce dernier cependant demeure hanté par la personnalité flamboyante de Max, jeune poète génial mais tête brûlée. La vie se poursuit sans échange de nouvelles jusqu'à l'hiver 2019. Audrey apprend alors à Philippe qu'elle habite en Floride, mais surtout que Max n'est pas mort, et qu'il vit lui aussi dans cette région, comme si le vers de Rimbaud avait guidé leurs pas. Philippe ne comprend pas comment son ami a pu mettre en place cette supercherie, avec la complicité de ses parents. Il décide ainsi de tout quitter, sa famille et son travail, et de rejoindre Audrey. Avec elle, il espère vivre ce qu'il n'a pas osé faire pendant leur adolescence, lever le voile sur le mystère de son ami, et lui demander des comptes.
Une plongée dans le Paris surréaliste. Infiltré dans le milieu du surréalisme parisien, Virgil de La Roche se laisse peu à peu séduire par les personnalités qu'il fréquente : Luis Bunuel, Salvador Dalí, Jean Cocteau, Nathalie Paley, Marie-Laure et Charles de Noailles pour ne citer qu'eux. Mais il ne doit pas perdre de vue son principal objectif : mettre la main sur la pellicule du film clandestin L'Age d'or, circulant sous le faux nom emprunté à Karl Marx Dans les eaux glacées du calcul égoïste. Pris en tenaille, Virgil pourra-t-il continuer à jouer les équilibristes longtemps ? Le romancier Lancelot Hamelin nous plonge dans le Paris surréaliste du début du XXe siècle et les soirées enivrées des années folles. Un diptyque témoignant à la fois d'une grande érudition et d'une maîtrise narrative exemplaire, magistralement dessiné par le trait tout en volupté de Luca Erbetta qui oeuvre pour la première fois en couleurs directes.
Un grain de figue raconte l'histoire d'une jeune femme, Juive d'Oran qui épouse son voisin espagnol. Mais elle s'est trompée d'amour, car elle aimait le jeune frère de celui qu'elle a épousé dans le feu de la jeunesse. C'est en somnambule qu'elle enfante un fils de cet homme, et qu'elle le suit loin de l'Algérie. C'est dans un demi-sommeil qu'elle se laisse porter dans une époque en guerre. Découverte et hésitations de l'amour, exil et maternité, lente disparition du goût de vivre, c'est tout ce qui est contenu dans un seul grain de figue égaré sous la langue.
Le petit héros marche tout en parlant a son ami imaginaire. Il veut quitter la route, franchir le bord. Que va-t-il trouver de l'autre côté ? Jardin, maison, forêt. Porte. Et derrière la porte ? Puis il rencontre le voisin qui parle avec son grand-père du jour et de la nuit, de la terre et du soleil, et des limites de cela. Des traces et des chemins. De [héritage et de la transmission. C'est alors que le petit héros s'approche de la forêt. Il y pénètre, s'y enfonce, se fait happer par la vie intime des arbres, des animaux, des loups. Qui sont-ils, ces loups ? Des monstres dévoreurs ou bien sa propre peur avec laquelle il joue sérieusement, avec délice, comme savent jouer les enfants.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.