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Symbiose
Hameiri Israel
GALLIMARD
16,75 €
Épuisé
EAN :9782070762453
Daniel se décrit comme un homme franc et autoritaire. Il est colonel de réserve dans l'armée israélienne, dirige d'une main de fer une réserve naturelle en Haute Galilée et consacre sa thèse à une variété de guêpes très particulière. Il est marié avec la belle mais froide Orna, et sa relation avec Ruti, une des soldates qui travaille avec lui comme guide touristique, est destinée à satisfaire ses besoins sexuels. Une vie bien réglée, en apparence. Mais au fur et à mesure du récit et du flux de la pensée de Daniel, le vernis craque, et le trouble s'installe. La disparition de Ruti réveille le souvenir de la mort d'un étudiant américain quelque temps auparavant, et l'agressivité de Daniel à l'égard de son fils, sous prétexte que ce dernier aime la musique et la danse, apparaît de plus en plus incompréhensible. Qui est réellement Daniel ? Un suspense savamment entretenu, une intrigue originale et habilement construite, mais surtout la manière dont la nature, les paysages de Haute Galilée, et bien entendu le motif des guêpes, sont utilisés par l'auteur pour créer une ambiance réellement envoûtante font de ce roman un texte tout à fait à part dans la littérature israélienne contemporaine.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Elles sont trois : Véra, sa fille Nina, sa petite-fille Guili, soudées par les liens du sang et déchirées depuis des décennies par un terrible secret. Le jour du quatre-vingt-dixième anniversaire de Véra, célébré avec faste au kibboutz, Guili, brûlant de mettre au jour l'histoire de sa famille, décide de tourner un film sur sa grand-mère. C'est ainsi que les trois femmes s'embarquent pour un long voyage vers le passé, dans la Croatie natale et sur les lieux de souffrance de Véra. Pendant leur périple, celle-ci livre pour la première fois le récit de son existence. Que s'est-il réellement passé, lorsqu'elle a été condamnée à trois ans de travaux forcés sur l'île-goulag de Goli Otok par la police secrète de Tito ? Et pourquoi, refusant de trahir la mémoire de son mari Milosz, exécuté comme espion stalinien, a-t-elle dû abandonner sa fille Nina, alors âgée de six ans, laquelle, jamais remise du traumatisme, a abandonné plus tard sa propre fille, Guili ? C'est par la voix de cette dernière et l'écho de quelques autres que nous cheminons à rebours, sur les traces d'un destin tragique, à la croisée de ces moments de l'Histoire qui forcent les individus à faire des choix impossibles. Le douzième roman de David Grossman explore de façon magistrale les rapports mère-fille, la question du silence et de la transmission. Au fil des révélations, le livre nous emporte dans un crescendo qui culmine avec une rare intensité émotionnelle et s'achève avec grâce sur le pardon, dans un élan d'amour et de compassion. Traduit de l'Hébreu par Jean-Luc Allouche David Grossman, né à Jérusalem en 1954, est l'auteur acclamé d'essais engagés qui ont ébranlé l'opinion israélienne et internationale et d'une douzaine de romans abondamment primés. Lauréat du prix de la Paix des libraires allemands, du prix Médicis étranger pour Une femme fuyant l'annonce, du prix Frère et soeur Scholl et du Man Booker international Prize, il est officier de l'ordre des Arts et des Lettres.
Résumé : "A quatorze ans, je fus exaucé - je devins beau. Au fil des jours, à mon insu, s'étaient opérés en moi des changements qui font que jusqu'à aujourd'hui les femmes me désirent, me sourient spontanément au moindre échange de regards, et répondent à mes avances les plus hypocrites." C'est ainsi qu'Arik découvre son pouvoir de séduction à l'adolescence, sans savoir que son physique ne suffira pas à gagner le coeur de l'amour de sa vie, l'énigmatique Mikhal, qui n'est autre que la petite soeur de son ami Benny. Et les amis sont essentiels dans cette cité ouvrière près de Haïfa où grandit Arik dans les années soixante-dix : Benny dont la carrière d'expert-comptable semble toute tracée, Tsion qui se rêve en champion de basket tout comme Guidon en physicien, et Yoram qui se lance très tôt dans les affaires sont les complices inséparables d'Arik. Après avoir passé leur jeunesse ensemble, ils seront prêts à tout pour arracher la belle Mikhal aux griffes d'une secte, la ramener à la maison, et dans les bras de leur ami. Pour elle, volent les héros est le récit tendre et drôle d'une amitié et d'une obsession amoureuse tout autant que la chronique de la société israélienne des années soixante à la mort d'Yitzhak Rabin.
Résumé : Devenu spécialiste de la Shoah malgré lui, un historien israélien accompagne des groupes de lycéens dans leurs visites imposées au cours de "voyages de la mémoire" systématisés par l'Etat. Le voilà guide des camps de la mort. Cette expérience, cette fréquentation intime et quotidienne des processus d'extermination nazis, doublées de sollicitations diverses autour des différentes formes que prend l'entretien officiel d'une inflammable mémoire, entament progressivement et profondément son rapport au monde et aux autres. Rédigé sous la forme d'une lettre adressée au président de Yad Vashem (l'Institut international pour la mémoire de la Shoah sis à Jérusalem), cette sorte de rapport de mission bouscule le lecteur comme un interrogatoire musclé. Rapidement, le ton se tend. Une rage sourde imprègne chaque phrase, contamine le regard. On y lit l'implication et la rigueur scientifique du guide mais aussi sa solitude, son sentiment d'impuissance. Dans une ¿poque vouée au virtuel autant qu'au pragmatisme, Yishaï Sadd soumet à sa propre absurdité cette mise en scène de la mémoire au service d'un projet national qui érige la survie en triomphe. Le texte porte le constat terrible de l'impossibilité de transmettre, face à la banalisation du tourisme de l'horreur. Mais il contient son propre démenti : bref, saisissant, implacable, il a la puissance de déflagration et ! 'efficacité sensorielle d'un corps à corps avec ce monstre de la mémoire.
Il y avait une vieille à Jérusalem. Une magnifique vieille comme vous n'en avez pas vue de toute votre vie. Elle était vertueuse et elle était sage, elle était gracieuse, et modeste aussi. Ses yeux n'étaient que bonté et compassion, et les rides de son visage, toutes de bénédiction et de paix". Tehila est âgée de 104 ans lorsque le narrateur, lui-même écrivain, fait sa connaissance au cour de la vieille ville de Jérusalem. Immédiatement ébloui, il nous raconte la bienveillance de cette femme, son extrême générosité ainsi que son passé tragique. Un jour, alors que Tehila lui demande de rédiger une lettre à l'attention d'un certain Shraga, elle lui conte son enfance en Europe et ses fiançailles rompues par son père. Elle décrit les années de malédiction qui s'ensuivirent et qui menèrent ses deux fils à la mort avant de faire sombrer sa fille dans la folie. Depuis, Tehila consacre sa vie à l'étude des psaumes et aux autres, mais elle ne peut se résigner à s'éteindre avant d'avoir adressé quelques mots d'excuse à celui qui aurait dû être son mari, Shraga. Ce court roman est l'un des textes les plus émouvants de S. J. Agnon, un texte fondateur aux innombrables perspectives. Tehila est un livre sur les différents courants du judaïsme autant qu'un poème dédié à Jérusalem, c'est un texte sur le malheur et un récit sur la sagesse à la fois. Tehila est enfin un merveilleux hymne à la beauté des femmes qui, par-delà-même la mort, rayonne dans l'ouvre du grand écrivain israélien.