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Alexandre Men
Hamant Yves
NOUVELLE CITE
19,05 €
Épuisé
EAN :9782853133760
Alexandre Men est né en 1935 à Moscou de père juif et de mère convertie au christianisme dans l'Eglise orthodoxe. Il étudie la biologie à l'université, puis est ordonné prêtre. Il devient rapidement un point de référence pour l'intelligentsia moscovite comme pour le peuple des paroisses. Solidement ancré dans son Eglise, il est très ouvert à l'?cuménisme et au dialogue interreligieux. Il a été le premier prêtre autorisé à enseigner la religion dans un lycée de l'Etat soviétique. Men a écrit et publié clandestinement de nombreux ouvrages qui sont une véritable catéchèse pour un monde déchristianisé, notamment son chef-d'?uvre, Jésus, " le Maître de Nazareth ", paru en français aux éditions Nouvelle Cité (1999). Suspect aux yeux du KGB et des antisémites, il a été tué à coups de hache par des inconnus le 9 septembre 1990. C'est la vie et l'action de ce prophète et martyr du XXe siècle qu'évoque ce livre, en les replaçant dans le contexte de son époque. Un cahier-photos de seize pages complète le récit.
Olivier Hamant propose dans ce nouveau livre une philosophie politique inspirée du vivant pour répondre aux bouleversements contemporains. Contre la logique totalitaire de l?injonction de cohérence, responsable de politiques publiques stériles, l?auteur parie sur une valeur très répandue dans la nature, l?incohérence. Notre société civile, confrontée à des fluctuations d?ordre écologique, social, numérique? pourrait gagner en robustesse en prenant pour modèles les boucles incohérentes propres aux systèmes vivants.Comment aborder la transition écologique ? le vivre-ensemble ? Olivier Hamant décrit les mécanismes biologiques qui assurent aux organismes des facultés d?adaptation malgré les variations extrêmes de leur milieu de vie. L?incohérence apparaît comme une clé indispensable pour créer de la stabilité dynamique dans la durée. L?auteur s?inspire de ces principes systémiques de robustesse pour envisager de nouvelles approches de gestion de crise.« Le meilleur rempart contre les fluctuations aléatoires du monde extérieur, c?est l?oscillation interne du système. » O. H.Notes Biographiques : Olivier Hamant est chercheur à l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae), au sein de l'École normale supérieure de Lyon. Il dirige l'institut Michel Serres et travaille sur les nouvelles relations de l'humanité avec la nature. Il est l'auteur de La troisième voie du vivant (Odile Jacob, 2022) et d'Antidote au culte de la performance. La robustesse du vivant (Tracts, Gallimard, 2023), deux essais qui ont rencontré un large succès public.
Partitions musicales. Compositions originales "pop" et avec des variantes sur la notion d'obstinato (empilements, ligne de basse,...). Inspirations variées, des films de Quentin Tarantino ("Kill Bill"), à la musique figurative ("Rainbow Rise"), en passant par les annonces d'aéroport ("Percussonnerie") ou Radiohead ("Thursday").
Le Christianisme a commencé en Terre Sainte, et on sait qu'il s'est répandu très rapidement. Mais, sait-on qu'il fut très tôt présent dans le monde syro-palestinien qui recouvre les pays qui vont d'Israël et de la Jordanie jusqu'à la Turquie et à l'Iran actuels. Ainsi une Communauté chrétienne existe à Damas dès les années 35-36 : c'est elle qui accueille Paul lors de sa conversion. Il y a aussi Antioche où les croyants reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens (Ac 11, 26). Le monde syro-palestinien a donc été très tôt gagné par la foi au Christ. Mais il possède également une autre caractéristique très importante. En effet, dans ces contrées les gens sont en général de langue araméenne. C'est une langue de cette famille que parlaient Jésus et ses disciples. L'araméen est davantage un ensemble de dialectes plutôt qu'une langue unique et uniforme. Toujours est-il que c'est dans cette culture araméenne, et donc sémite, que se fait dès les débuts du christianisme l'évangélisation des contrées du Proche-Orient. Ainsi dès le début il y eut des Eglises de culture araméenne qui parlent cette langue et célèbrent leur foi avec elle. Ephrem est un Père du IVe siècle appartenant à l'une de ces Eglises. C'est par lui que nous avons choisi de vous présenter les Eglises de langue araméenne. Peut-être le connaissez-vous déjà ou avez-vous entendu parler de lui. Ce numéro lui est consacré et commence par une introduction à la culture araméenne, avant de présenter Ephrem et son oeuvre. J. FANTINO, o. p.
On parle souvent des premiers siècles de l'Eglise comme du temps des Pères. Pour la plupart ce sont des pasteurs, des moines, exceptionnellement des laïcs. Mais tous sont des hommes. Que dire alors des femmes, des chrétiennes de l'époque ? Il est d'ailleurs caractéristique de remarquer le très petit nombre d'écrits laissés par elles. II est vrai que ce phénomène est général dans l'Antiquité. Au premier regard donc les femmes ne semblent pas avoir eu une place importante en ce temps-là. Pourtant, en y regardant de plus près, on s'aperçoit qu'elles eurent un rôle fondamental dans la vie de l'Eglise tant dans le développement d'une vie familiale authentiquement chrétienne que dans le monachisme. Ce numéro ne prétend pas traiter la question des femmes au temps des Pères. Mais, pour faire découvrir la variété des vies chrétiennes menées par ces femmes, il en présente quelques exemples au quatrième siècle. Il y a tout d'abord la vie familiale avec Macrine soeur aînée de Basile de Césarée et de Grégoire de Nysse. Il y a aussi la vie des premières moniales. Mais peut-être plus original encore est ce cercle de femmes du monde à Rome qui s'est constitué autour de Jérôme. Deux traits différencient ce groupe des autres patriciennes : une vie chaste et austère jointe à l'étude non seulement des Ecritures mais aussi d'ouvrages théologiques. Une véritable révolution par rapport à la société environnante. Tous ces exemples n'épuisent pas le sujet. Mais ils témoignent d'une réelle diversité de vie qui pourtant dans son fond vise le même but, vivre en communion les uns avec les autres. C'est ce qu'illustre encore l'amitié entre Basile et Grégoire de Nazianze dans un article qui fait le lien avec le numéro précédent. J. FANTINO, o. p.
Chaque année, nous consacrons un numéro de Connaissance des Pères à un lieu géographique : une ville, une région, une province... Montrer le monde dans lequel ils vivaient aide à mieux comprendre les Pères et leurs écrits. L'an dernier nous vous présentions Alexandrie et l'Egypte (n °33) , cette année nous avons choisi la Syrie. Province dont la capitale est Antioche, la Syrie est un pays à double culture comme souvent dans le monde méditerranéen. La côte est plutôt de langue et de culture grecques, tandis que l'intérieur est davantage de langue et de culture syriaques. Mais le fond sémitique l'emporte, comme nous l'avions vu dans le numéro consacré à saint Ephrem (n°26). Il y a beaucoup à dire sur le monde syrien. Deux aspects marquant la vie des communautés chrétiennes aux IVe et V° siècles ont été retenus. Ils constituent les deux volets de ce numéro. L'un présente la liturgie syrienne, notamment l'Eucharistie. L'autre traite de la tradition ascétique et du monachisme qui sont inséparables. J. FANTINO, o. p.
VOICI le premier numéro de l'année 1988. Nous ne sommes plus au temps des voeux, mais je voudrais en formuler un. Or, que peut-on souhaiter aux lecteurs d'une revue, sinon d'en être contents ? Notre désir est ainsi de continuer à vous plaire en cheminant avec vous à travers le monde des Pères. D'ailleurs, il existe un moyen pour que ce souhait se réalise pleinement : c'est de nous faire part de vos remarques et de vos demandes. Grâce à elles nous pourrons continuer d'améliorer "Connaissance des Pères" . Ce numéro est intitulé : "Judaïsme et chrétienté" . Il est la continuation du précédent. Mais le changement de titre indique un changement de tonalité. Les relations entre le judaïsme et le christianisme ont connu deux phases. La première correspond à la situation de l'Eglise jusqu'au quatrième siècle. Elle est alors minoritaire dans un monde païen qui, très tôt, lui est hostile : c'est le temps des grandes persécutions. Au quatrième siècle on assiste à un retournement de situation. Le christianisme, toléré officiellement, devient religion d'Etat. Ainsi, aux quatrième et cinquième siècles, l'empire devient un pays de chrétienté. Une telle transformation ne pouvait manquer d'affecter les relations de l'Eglise avec le judaïsme. C'est ce que l'on vérifie effectivement en lisant les Pères contemporains de ce changement. Mais on retrouve, comme à la période précédente, la même variabilité d'attitudes. l'aide de deux des Pères les plus célèbres de l'époque, Jean Chrysostome et Augustin, nous vous proposons de découvrir comment était perçu le judaïsme dans des cultures et des lieux différents. Jean Chrysostome est sans doute le Père qui a été le plus accusé d'antisémitisme. Il n 'est pas facile de répondre. D'une part, Jean est sémite et sa langue maternelle est un dialecte araméen, le syriaque. D'autre part, à Antioche, comme en Syrie à cette époque, l'Eglise connaît une situation paradoxale : des chrétiens continuent de fréquenter régulièrement la synagogue. La réaction virulente de Jean est dans la ligne de Paul : continuer pour un chrétien à suivre les coutumes juives, c'est nier l'oeuvre salvatrice du Christ Jésus (cf Ga 5, 2) : à chacun de lire l'ensemble et de se faire son opinion. J. FANTINO, o. p.