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Les exilés du Yémen heureux
HAMAMI DAWOUD
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782738429230
Dans la pénombre, la face ridée du Juif yéménite changeait d'expression, tantôt sereine, tantôt effrayante, au gré des courants d'airs sur le brasero de l'orfèvre. Egrenant les souvenirs, les paroles chaleureuses abreuvaient l'imagination de l'enfant blotti contre son grand-père. Un monde habité de djinns farouches, de sorcières tentatrices, de nobles guerriers au poignard courbe et de saints rabbins guérisseurs, se déroulait devant les yeux écarquillés du petit Dawoud. Dans leur émerveillement, tous deux oubliaient la pauvreté et la discrimination qui était leur quotidien en cette année 1954, la sixième de l'existence de l'Etat laïque d'Israël. Malgré le fantastique des récits, une certitude habitait l'enfant : le jour viendrait où - le Saint-Nom aidant - lui, Dawoud, s'en irait vivre la légende là-bas au Yémen, ce pays où, trois millénaires durant, avaient vécu ses ancêtres juifs. Pourtant, cette contrée lointaine, appelée par les peuples de l'Antiquité "Arabie Heureuse", était aujourd'hui, pour l'enfant, plus inaccessible qu'elle ne l'avait été au temps des explorateurs les plus téméraires : une guerre sans merci entre le monde arabe et la nation juive retranchait le Yémen, déjà reclus dans son désert et ses montagnes, derrière le rideau vert et opaque de l'islam nationaliste. Cette dure réalité ne pouvait néanmoins effacer les souvenirs heureux et surtout le désir ardent de renouer le lien familial avec Salem, le frère du grand-père de Dawoud, qui vivait toujours là-bas, au pays des Fils du Sud. Qu'étaient-ils devenus, les derniers Juifs du Yémen ? Le petit Dawoud ne savait pas encore qu'il lui faudrait attendre seize longues années avant de pouvoir accomplir l'impensable : briser l'isolement de la communauté juive la plus retirée du monde. Parviendrait-il, en venant partager la vie de ses frères du Sud, à soulager le chagrin des Juifs yéménites d'Israël ignorants du sort de leur famille, et à poser un baume sur les coeurs nostalgiques des exilés du Yémen heureux ?
En dépit du statut d'un Etat unitaire, le Cameroun demeure un puzzle de plusieurs tribus. La présente étude porte sur l'une d'entre elles, celle des Bamileke de l'ouest du pays, groupés en une multitude de petits royaumes. Les Rois et les Notables (Kam) sont vus sous l'angle de la tradition bamileke. Les opinions divergent sur le statut actuel de ces unités politiques : village, chefferie ou royaume ? Le Roi (Fô ou Fon) est-il encore un souverain selon les nonnes universelles ? Même s'il a perdu une bonne partie de son pouvoir depuis la colonisation européenne, il garde encore un poids considérable auprès de l'opinion publique Bamileke. Il est par exemple le seul à attribuer le titre de noblesse, et on ne peut pas l'approcher de n'importe quelle manière. Les Bamileke de la diaspora manifestent une ferveur particulière aux valeurs traditionnelles, apportant ainsi leur soutien indirect, de même qu'une certaine vitalité au fonctionnement de ces institutions.
Pour venir en aide à un lecteur qui s'engage dans l'apprentissage d'une langue, il est impératif de lui proposer des outils codés avec un langage adapté. Pour cela, l'utilisation d'un livre pédagogique reste un des moyens les plus pratiques. L'ouvrage que vous avez sous les yeux est conçu sur cette base. Il vous offre le nécessaire pour appréhender la langue tamziyt. Le parler traité est certes le kabyle, mais avec un apport lexical, non négligeable, appartenant au néologisme et à d'autres parlers amaziy. Son contenu est présenté d'une manière si " aérée " que l'œil se promènera avec aisance. De page en page, vous découvrirez toute la structure de la langue : - en première partie, une grammaire complète où le verbe tient une place importante, - la deuxième partie - qui peut être traitée indépendamment du reste - est occupée par la conjugaison. A partir de là, le verbe n'aura plus de secret pour vous. - la troisième partie est consacrée à quelques expressions et à un petit lexique qui traitent sur la différence de vocabulaire existant entre le kabyle et le chleuh. C'est aussi une manière de rapprocher Agadir de Vgayet ou la Kabylie du haut Atlas. Enfin, à ne pas oublier, que les pauses, agrémentées de quelques lignes de poésie et soufflant sagement un air philosophique, vous attendent. Alors... Venant d'un monde extérieur au domaine de la linguistique, l'auteur (diplômé de l'Institut Supérieur Maritime de Bousmaïl, à l'Est de Chénoua) avait reçu son premier " choc culturel " lorsque, tout enfant, un cousin lui avait écrit son nom en " tiginay ". Depuis, son regard se porta au-delà de la vallée de la Soumam et des monts du Djurdjura. Il découvrit avec anxiété qu'il n'était pas le seul à posséder " sa langue " et que des frontières tabous avaient été instaurées pour l'isoler de " l'autre " : chaoui, mouzabit, amachey, chleuh, rifain, chénoui, etc... Il se fixa alors une priorité : trouver le moyen sûr pour briser cet isolement et rétablir la communication avec " l'autre ".
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.