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La langue et la frontière. La double appartenance et le polyglottisme
Hamad Nazir ; Melman Charles
DENOEL
20,30 €
Épuisé
EAN :9782207255308
Chaque pays, chaque peuple a son " autre ", pas réellement différent, mais miroir des projections collectives. Chacun de nous a son " autre ", souvent tourné en dérision et cible potentielle d'un déchaînement de violence. Aujourd'hui, pour nous Européens, cet " autre " est avant tout l'immigré installé sur notre sol, souvent de religion musulmane. Sur les rapports complexes que chacun établit entre une culture d'origine et une culture d'accueil, sur la perception de l'" étranger ", et en particulier du musulman, sur la relation de l'immigré à ses propres racines, la psychanalyse apporte un éclairage précieux. Dans une écriture toujours accessible, avec le regard d'un témoin autant que d'un psychanalyste, Nazir Hamad prend parti dans le débat contemporain, en particulier face à l'ethnopsychiatrie. De façon vivante et profonde, il aborde les problèmes que posent le nom de famille étranger, la question de la relation au père, de la langue étrangère et du polyglottisme, et le défi du monde moderne à l'identité musulmane.
Résumé : La demande d'adoption ne cesse de questionner le corps social sur sa structure de base, la famille. Cette demande est si multiple qu'elle devance l'évolution de la société. Famille monoparentale, famille homoparentale, famille multi-ethnique étaient des thèmes courants dans l'adoption bien avant qu'ils n'apparaissent au grand jour. L'adoption reste donc un observatoire privilégié pour questionner les mutations sociales à venir. Qualifier un enfant d'" adopté ", c'est perdre de vue que l'adoption implique au moins trois partenaires : un homme désirant élever un enfant avec sa conjointe, une femme partageant avec lui ce désir et un enfant qui entame le processus de deuil d'une première séparation grâce au désir porteur des adultes tuteurs. Mais le troisième partenaire, c'est avant tout l'Autre, celui qui vient en tiers entre les parents et l'enfant. Cet Autre, depuis sa place de référence symbolique, fait qu'une famille n'est pas seulement biologique, et surtout jamais monoparentale. La monoparentalité n'est qu'une fiction qui se voudrait fondatrice. C'est elle qui fait naître Adam de la terre ou Pinocchio du bois sculpté de Gepetto. Une réflexion en profondeur sur l'adoption permet ainsi de poser autrement des questions essentielles. Qu'il s'agisse du désir d'enfant, de la stérilité biologique et des remèdes que veut y apporter la science moderne. Ou encore de l'enjeu que représente l'adoption dans la vie internationale.
Résumé : L'adoption n'est jamais une histoire simple. Dans ce livre, deux psychanalystes de renom s'intéressent aux enjeux psychiques de l'adoption auxquels sont confrontés les enfants adoptés et leurs parents. Comment intervient la question du vrai dans la filiation ? De qui l'enfant est-il le fils ou la fille ? Comment s'inscrit-il dans une histoire familiale ? Quelle est la place des grands-parents ? De quoi a-t-on peur dans l'adoption d'un enfant par un couple homosexuel ? Toutes les questions que pose l'adoption au plan symbolique sont examinées avec une grande profondeur afin de cerner au plus près la singularité de cet engagement.
Dans le premier tome de "Psychologie de l'immigration", nous avons soutenu l'idée que l'adoption d'un enfant présente des éléments de ressemblance avec l'intégration des immigrés sur le plan national. Si l'adoption nous paraît être la solution la plus logique et la plus humaine pour un enfant qu'on accueille ou pour un immigré qu'on naturalise, il n'empêche que l'un ou l'autre se sent différent de son milieu d'adoption au point de le rejeter parfois de manière violente. Cette réaction peut paraître ingrate, mais pour certains, elle représente un passage nécessaire qui leur permet d'assumer leur histoire et de devenir un citoyen parmi d'autres. C'est ce que nous développons dans ce deuxième tome.
L'immigration est une opération d'adoption à l'envers. On ne va pas à l'étranger à la recherche d'un enfant à adopter, c'est l'étranger qui vient chez nous pour se faire adopter par le pays. Mais pour qu'il y ait adoption, il faut qu'elle soit double : les parents adoptent l'enfant et l'enfant les adopte au même titre pareillement, la France adopte, mais il faut que l'immigré l'adopte au même titre. Cette adoption mutuelle ne laisse pas les protagonistes à la même place. Quelque chose bouge et change pour tous ce changement implique un gain et une perte. Il s'agit d'un tout ou l'on n'a pas le droit de choisir.
Résumé : Au plus froid de l'hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa soeur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l'hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l'appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n'est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales. Inspiré de contes russes, L'Ours et le Rossignol a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté.
4e de couverture : IQ, le Sherlock Holmes du ghetto.Isaiah Quintabe, dit IQ, est un jeune détective afro-américain atypique. Loup solitaire, il cache sous une apparence nonchalante une intelligence et un sens de l'observation hors du commun. Ses clients sont les miséreux, les marginaux de Los Angeles, ceux à qui la police tourne le dos.Isaiah est hanté depuis l'enfance par l'assassinat de son frère Marcus. Devenu adulte, il décide de consacrer toute son énergie à la résolution du crime. Et, lorsque l'ex-petite-amie de son frère l'appelle à la rescousse depuis le royaume des casinos qu'est Las Vegas, il le prend comme un signe.Personnages hors normes, dialogues flamboyants et sens du détail : Joe Ide est l'une des voix les plus intéressantes du polar côte Ouest.
Résumé : Christopher Bach était policier lors de la Grande Panne, ce jour où le Calculateur central, qui contrôle tous les systèmes de survie sur Luna, a connu une défaillance fatale. La vie de Chris a alors irrémédiablement basculé, et il essaie désormais d'être détective privé. Assisté de son chien cybernétiquement augmenté, Sherlock, il tente de résoudre les quelques missions qu'on lui confie en imitant les héros durs à cuire qui peuplent les livres et films noirs qu'il adore. Lorsqu'une femme entre dans son bureau et prétend avoir été infectée volontairement par une lèpre incurable, Chris est tout disposé à l'aider à retrouver celui qui l'a contaminée. Mais il va vite déchanter en comprenant que son enquête doit le mener là où personne n'a réellement envie d'aller de son plein gré : à Irontown... Blues pour Irontown est un mélange détonant de roman noir et de science-fiction. Situé dans le même univers que les précédents ouvrages de l'auteur, notamment Gens de la Lune et Le Système Valentine, parus chez Denoël, il marque le retour, tant attendu, de John Varley à son meilleur.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.